Sites mégalithiques de Seine-et-Marne

From Wikipedia, the free encyclopedia

Les sites mégalithiques de Seine-et-Marne sont concentrés dans le sud du département en étroite corrélation avec l'existence de gisements de grès. Les sépultures mégalithiques sont peu fréquentes mais d'une architecture variée. Les polissoirs sont abondants. L'art mégalithique y est rare et peu élaboré. L'ensemble peut être daté du Néolithique et assimilé à la culture Seine-Oise-Marne.

Répartition géographique

Polissoir du Bois de la Claie
Polissoir du Bois de Lavau
Polissoirs de la Prairie de Portonville
Pierre-Fitte
Polissoir de la Vallée du Jeton
Dolmen de la Roche aux Loups
Polissoir du Bois de la Vague
Allée couverte de l'Étang des Essarts
Haute Borne
Polissoirs des Roches Raffileuses
Polissoir du Pied de Femme
Polissoirs de la Fosse à la Cardine
Armoire de Condé-Sainte-Libiaire
Pierre Couvée
Pierre des Moines
Pierre aux Couteaux
Pierre Plantée
Pierre Droite
Polissoir du Château d'Eau
Polissoir du Clos des Raves
Polissoirs de la Pièce du Moulin
Polissoirs du Bois de Faÿ
Polissoirs du Bois de la Grande Vente
Polissoirs du Cassis
Polissoir du Bas du Chapitre
Polissoir des Grandes Loges
Polissoir du Bois de la Latte
Polissoirs de la Montagne Sainte-Anne
Polissoir de la Vallée de Nozent
Menhir de la Garenne
Hypogée de la Pente de Courcelles
Pierre aux Aiguilles
Pierre Clouée
Polissoirs de la Petite Plaine
Polissoirs de la Vallée Jeudon
Polissoir des Coudres
Polissoirs des Ortures
Polissoir du Fond du Goulay
Polissoir de la Pierre aux Prêtres
Menhir de la Roche aux Cailles
Pierre Levée du Moquebaril
Polissoir d'Orly-sur-Morin
Polissoir de la Roche aux Diables
Polissoir du Bois de la Richasserie
Polissoir du Chemin Blanc
Polissoirs de la Forêt Noire
Polissoirs de Tesnières
Polissoirs du Bois des Bergers
Polissoirs du Bois des Maisons
Polissoirs de la Vallée de l'Avocat
Polissoirs du Bois des Coudres
Polissoirs du Châtillon
Pierre Larmoire
Menhir du Parc
Polissoire de la Bande à l'Aise
Polissoir des Pagelles
Polissoirs de Sous le Cocluchon
Polissoirs du Gué de Beaumoulin
Pierre Cornoise
Menhir de la Croix Saint-Jacques
Pierre aux Prêtres
Roche à Blin
Polissoir des Crottes aux Loups
Dolmen du Bois de Belleville
Menhir du Grand Berger
Pierre à la Croix
Voir l’image vierge

Répartition géographique des mégalithes.

 : dolmen -  : menhir -  : autre site mégalithique

Les sites mégalithiques du département sont très fortement concentrés dans le sud du territoire. Cette règle générale est particulièrement vérifiée pour les menhirs qui se concentrent autour des vallées de l'Orvanne, du Lunain et du Loing[1]. Quelques menhirs sont dispersés dans la partie centrale du département mais aucun n'est connu dans le nord. Cette répartition est confirmée et encore plus accentuée quand on tient compte des édifices disparus dont l'existence est attestée[1]. La très grande majorité des polissoirs, fortement tributaires de la géologie des sols, se concentrent aussi dans le sud du département, dans les mêmes vallées que les menhirs. La Brie, partie centrale du département en est totalement dépourvue et au nord, seuls trois polissoirs sont encore visibles pour huit disparus. Les sépultures mégalithiques sont trop peu nombreuses pour en tirer un quelconque enseignement mais si l'on tient compte des édifices disparus, il semble que leur édification est généralement liée à l'existence d'une vallée à l'exception de la Pierre Larmoire[1].

D'une manière générale, l'édification des constructions mégalithiques est fortement liée à l'existence de gisements de grès à proximité des sites d'installation. Le grès permet d'obtenir des blocs massifs, débités naturellement ou non, utilisés comme menhirs ou comme dalles de construction pour les sépultures. Ses qualités mécaniques sont idéales pour la réalisation des polissoirs. L'abondance du grès de Fontainebleau dans le sud du département explique ainsi l'abondance des mégalithes dans cette aire géographique. « Les mégalithes de Seine-et-Marne sont donc, dans leur quasi-totalité, en grès »[2]. La pierre meulière ou le poudingue ne sont utilisés que de manière fortuite. L’usage du calcaire se limite à la construction de murets internes après débitage en plaquettes[2].

Architecture et art mégalithique

Les sépultures mégalithiques se caractérisent par une grande diversité d'architecture[3]. On rencontre ainsi :

L'art mégalithique est peu fréquent (Pierre aux Couteaux, Pignon de Sainte-Aubierge, Croix Saint-Jacques, Pierre Larmoire) et il correspond à des motifs peu élaborés (piquetage, rainure, sillons parallèles, cupule soléiforme)[4].

Essai de datation

Les polissoirs étant liés à la fabrication des haches polies et à l'exploitation de mines de silex dans le nord du département (Coupvray, Jablines) peuvent remonter au Néolithique moyen représenté en Ile-de-France par la Culture de Cerny, dès 4 700 avant J.-C. L'abondance des haches polies jusqu'au Néolithique final permet de dater la majorité des polissoirs d'une période comprise entre 4 300 et 2 200 avant J.-C[4]. Le matériel archéologique découvert dans les sépultures correspond quasi-exclusivement à la culture Seine-Oise-Marne (3 500 à 2 800 avant J.-C.). Le seul site ayant fait l'objet d'une datation au C14 est celui du Paradis et correspond à une période comprise entre 3 500 et 2 890 avant J.-C.[5].

Folklore

Les traditions associées aux mégalithes de Seine-et-Marne sont communes à d'autres régions. On y retrouve les légendes et traditions d'inspiration chrétienne (Pignon de Sainte-Aubierge, Pierre à la Croix, Pierre des Moines, Croix de Saint-Jacques, Pierre aux Prêtres), les récits liés au diable (Roche au Diable, Pierre Couvée), les coutumes d'inspiration païenne (Pierre-Fitte, Pierre aux Aiguilles, Roche à Blin), l'emplacement de lieux de réunion (Pierre-Fitte, menhir du Grand Berger), de tombeaux (Pierre Cornoise, Pierre aux Couteaux) ou d'un trésor (allée couverte de la Chapellerie) et diverses légendes[6].

Inventaire

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI