Siège de Dreux (1412)
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Égalité
- Affaiblissement de la ville
- Abandon du siège sur le château
- Fin des hostilités entre factions après le siège de Bourges et le début des négociations de la Paix d'Auxerre
| Date | Fin Juin - 15 juillet 1412 |
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| Lieu | Dreux |
| Issue |
Égalité
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| Louis de Loigny |
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Renforts : |
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Guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons
Batailles
| Coordonnées | 48° 44′ 14″ nord, 1° 21′ 59″ est | |
|---|---|---|
Le siège de Dreux, en juillet 1412, est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. L'armée bourguignonne composée de multiples milices de villes, dirigée par le maréchal Louis de Loigny, assiège Dreux, tenu par les Armagnacs du comte Charles Ier d'Albret, étant le principal refuge des partisans orléanais et de butin capturés en région parisienne. Après un siège devenant intense, la nouvelle de la paix faite à Bourges cesse les hostilités et les deux factions se quittent.
À la suite du traité de Bourges en printemps 1412 qui permet d'avoir de l'aide militaire de l'Angleterre pour la faction Armagnac en échange d'offrir le Duché d'Aquitaine, le roi Charles VI de France lance une campagne militaire punitive, en coalition avec les Bourguignons, contre les princes orléanais réfugiés à Bourges[1].
Pendant ce temps en région parisienne, le maréchal bourguignon Louis de Loigny décide de vouloir assiéger Dreux, place forte Armagnac, du comte de Charles Ier d'Albret, lieu de refuge et de butin dans la région entre l'Île de France et la Normandie[1],[2].
Pour cela il mobilise la milice de Paris et se met en marche sur la ville[1],[2].
Déroulement
Renforts à Dreux
La milice de Paris, sous le commandement de Louis de Loigny, atteint Dreux à la fin du mois de juin et campe sous les murs de la ville ayants étaient, depuis 1348, renforcées par la comtesse Jeanne II de Dreux[1],[2]. Ne pouvant pas effectuer d'attaques avec sucées après de nombreuses tentatives, des renforts sont demandées[1],[2].
Le maréchal de Loigny fait venir 500 effectifs[1],[2] des milices de celles d'Évreux et Rouen[3], ainsi plus de renforts parisien, et choisie deux bourgeois de Paris chargées de conduire l'artillerie. L'un deux, André Roussel[1], rédige une lettre, le 28 juin 1412, à Jean de Pressy le trésorier de guerres du roi, pour obtenir 3,200 livres tournois. Ceci afin d'acheter le matériel et quantité d'engins d'artillerie nécessaire dans la mise en place du siège[4].
Le maintient du siège se poursuit dans le but de pouvoir aussi éviter d'en faire Dreux une base de retraite pour tout autres contingent Armagnac proche de Paris[1].
Bombardements
A l'arrivée des renforts et de l'artillerie, le 10 juillet[1], les attaques sont relancées et à coups de bombardements[2]. Les assiégés lancent des injures sur les assaillants en les appelants : « gros vilains ventres de Paris », ce qui les encourages encore plus en sentant leurs honneurs piqués[1].
Durant le siège, les assiégeants craignent la possibilité de l'arrivée du comte d'Alençon pour faire levé le siège, ils attendent donc aussi de pied ferme en ordre de bataille par prudence[1].
Chute de la ville
Dans la nuit du 14 juillet[1], en ayant doublée les attaques à l'artillerie, les bourguignons réussissent à faire une brèche assez grande dans un rempart pour pouvoir pénétrer[2].
Les Bourguignons se précipitent dans la ville avant de rejoindre le pont levis pour la faire baisser et ainsi faire rentrer toute l'armée[1],[2]. Une assaut violente a lieu faisant repoussée les assiégées vers le château de Dreux et prennent refuge, tandis que des actes de pillage sont commis par les Bourguignons courant à travers les quartiers[1],[2].
Siège du château
Le château de Dreux étant difficile à prendre, l'armée bourguignonne est divisée en trois corps dans l'encerclement de celle-ci, même s'ils ne pouvaient pas s'aider mutuellement, ils entreprirent le siège sous les murs[1],[2].
Sauf que après la fin du siège de Bourges et la nouvelle d'une négociation de paix entre factions cessant toute hostilité, les Bourguignons lèvent le siège sur le château et retournent chez eux annulant toute l'opération[1],[2].