Skeleton aux Jeux olympiques de 2026

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Sport Skeleton
Organisateur(s) CIO et FIBT
Édition 9e
Skeleton aux Jeux olympiques de 2026
Description de l'image Skeleton pictogram.svg. Description de l'image Olympic rings.svg.
Généralités
Sport Skeleton
Organisateur(s) CIO et FIBT
Édition 9e
Lieu(x) Cortina d'Ampezzo, Italie
Date du au
Participants 50
Épreuves 3
Site(s) Piste olympique Eugenio-Monti
Palmarès
Tenant du titre masculin Christopher Grotheer
féminin Hannah Neise
Vainqueur masculin Matt Weston
féminin Janine Flock
Plus titré(s) Grande-Bretagne (2)
Plus médaillés Allemagne (6)

Navigation

Les épreuves de skeleton aux Jeux olympiques d'hiver de 2026 se déroulent du 12 au sur la piste olympique Eugenio-Monti de Cortina d'Ampezzo, en Italie. Il s’agit de la huitième apparition du skeleton au programme des Jeux olympiques d'hiver depuis sa réintroduction en 2002 à Salt Lake City.

Le programme comprend trois épreuves : une épreuve masculine, une épreuve féminine et, pour la première fois dans l’histoire olympique du skeleton, une épreuve mixte par équipes. Cinquante athlètes participent à la compétition, répartis à parts égales entre les hommes et les femmes, selon les quotas attribués par la Fédération internationale de bobsleigh et de tobogganing.

Les compétitions se tiennent sur la piste Eugenio-Monti, spécialement reconstruite pour l’occasion, malgré d'importantes polémiques, afin de remplacer l’installation utilisée lors des épreuves de bobsleigh aux Jeux olympiques d'hiver de 1956. Baptisée en hommage au pilote italien Eugenio Monti, double champion olympique et multiple champion du monde de bobsleigh, la piste mesure environ 1 400 mètres, compte dix-sept virages et présente un dénivelé de 120 mètres.

Site des compétitions

Portrait en noir et blanc de Eugenio Monti dans les années 1950
Le bobeur italien Eugenio Monti, double champion olympique, donne son nom à la piste de glisse.

Les épreuves de skeleton des Jeux olympiques d’hiver de 2026 se déroulent sur la piste Eugenio-Monti de Cortina d'Ampezzo, dans la région de la Vénétie, au Nord-Est de l'Italie. Située dans la zone de Ronco, à environ 2,5 kilomètres du centre de Cortina d’Ampezzo et du Stade olympique de glace qui accueille les épreuves de curling, cette infrastructure a été entièrement reconstruite sur le site de l’ancienne piste de glisse Eugenio-Monti. Cette dernière ayant été fermée en 2008 en raison d'une sécurité défaillante et de coûts d'entretien trop élevés. Le nouveau Centre de glisse accueille également les épreuves de bobsleigh et de luge lors des Jeux de Milan-Cortina 2026[1].

D’un coût estimé à 118 millions d’euros[2], le chantier a été confié à l’entreprise Pizzarotti et piloté par la société publique Simico. Le complexe s’étend sur environ sept hectares et comprend, outre la piste de compétition, un centre technique, un bâtiment de départ, un espace d’accueil du public et plusieurs zones de maintenance et de réfrigération. L’ensemble a été nommé en hommage au bobeur italien Eugenio Monti, double champion olympique en 1968 lors des Jeux de Grenoble et sept fois champion du monde de bob à deux[3].

Longue de 1 750 mètres et dotée de 16 virages, la piste atteint un dénivelé d’environ 120 mètres et une vitesse maximale supérieure à 135 km/h. Elle a été conçue en conformité avec les standards de la Fédération internationale de bobsleigh et de tobogganing et de la Fédération internationale de luge, intégrant un système de réfrigération à haut rendement énergétique et des aménagements de récupération thermique destinés à réduire l’empreinte environnementale du site. Le centre vise une utilisation pérenne après les Jeux, pour des compétitions internationales et l’entraînement des équipes italiennes de glisse.

Le Centre de glisse de Cortina a également été sélectionné pour accueillir les épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton lors des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2028, attribués à la région des Dolomites-Valteline lors de la 143e session du Comité international olympique qui s'est tenue à Lausanne le [1],[4].

Controverses autour de la construction et projet de délocalisation

Lors de l’attribution des Jeux des Jeux en 2019, le Comité international olympique avait exprimé des réserves quant à la construction d’une nouvelle piste de glisse en Italie. L’institution recommandait alors d’utiliser un site existant à l’étranger — notamment à Saint-Moritz (Suisse), Igls (Autriche) ou Lake Placid (États-Unis) — afin de limiter les coûts et l’impact environnemental[5]. Malgré ces recommandations, le gouvernement italien et plusieurs responsables politiques, dont le vice-Premier ministre Matteo Salvini, ont insisté pour que la piste soit édifiée sur le sol italien afin de garantir la cohérence territoriale des Jeux et la renaissance du sport de glisse dans le pays[6].

Matteo Salvini et le gouvernement Meloni ont fortement milité pour le maintien des épreuves de glisse en Italie.

Le projet a néanmoins suscité d’importantes controverses. Plusieurs associations environnementales et des collectifs locaux ont dénoncé la destruction partielle d’une zone forestière et l’ampleur budgétaire du chantier. En , des manifestations d’opposition ont eu lieu à Cortina et à Venise[7]. Le CIO, de son côté, a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes quant au respect du calendrier, soulignant la possibilité d’un transfert des épreuves en cas de retard significatif.

Le chantier a par ailleurs connu plusieurs aléas, dont un acte de sabotage signalé en  : un tuyau du système de réfrigération aurait été volontairement détaché, entraînant une brève interruption des travaux[8]. Malgré ces difficultés, la Simico et l’entreprise Pizzarotti ont assuré la poursuite du projet sans modification du calendrier global.

Face à l’incertitude entourant la livraison du centre de glisse, le CIO et les fédérations internationales ont étudié, dès 2023, plusieurs solutions alternatives. Parmi les pistes envisagées figuraient Lake Placid, Igls, Saint-Moritz ou encore Cesana Pariol, ancienne piste des Jeux olympiques de Turin en 2006[2],[9].

À l’automne 2023, la perspective d’un transfert à l’étranger semblait la plus probable, le CIO s’inquiétant du manque de garanties techniques et financières de la part des organisateurs italiens. Toutefois, le gouvernement de Giorgia Meloni a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de maintenir toutes les épreuves de glisse en Italie, qualifiant la reconstruction de la piste de Cortina de priorité nationale[10].

Cette position a été confortée en 2024 lorsque la société Simico a repris la supervision directe du chantier et des infrastructures connexes, écartant définitivement l’hypothèse d’un transfert hors d’Italie. Le CIO a néanmoins conservé un plan de secours, mentionnant Lake Placid comme site de repli en cas d’imprévu jusqu’à la confirmation finale de l’homologation[11].

Pré-homologation et homologation de la piste

L'ancienne piste olympique Eugenio-Monti en 2007, un an avant sa fermeture.

Les tests de pré-homologation se sont tenus du 24 au , sous la supervision de la FIL, de l’IBSF et d’observateurs du CIO. Près de soixante athlètes venus d’une quinzaine de pays ont participé aux essais dans les trois disciplines en présence du ministre des Infrastructures Matteo Salvini et du prince Albert II de Monaco, ancien bobeur olympique. Ces tests ont permis de vérifier la sécurité du tracé, la qualité de la glace, la fiabilité du système de réfrigération et les conditions d’accueil des équipes. À l’issue de cette phase, la piste a obtenu une pré-homologation internationale, étape essentielle avant la validation finale[12],[13].

Durant l’été 2025, la Simico a poursuivi les aménagements annexes : parkings, voies d’accès, zones pour les médias et tribunes temporaires. En octobre 2025, la FIL et l’IBSF ont délivré une homologation temporaire, confirmant la conformité de la piste aux normes internationales[14]. Le CIO a alors salué les progrès accomplis et qualifié la livraison du site de « succès majeur » après plusieurs mois d’incertitudes[15]. Achevée dans les délais, la piste Eugenio-Monti est présentée par la presse italienne comme un « miracle d’ingénierie »[13] et comme « un investissement rentable et respectueux » de l'environnement par le Ministre de la Jeunesse et des Sports Andrea Abodi[16].

Calendrier

Les compétitions de skeleton aux Jeux olympiques d'hiver de 2026 se déroulent du 12 au [17].

Légende
      Manche 1       Manche 2       Manche 3       Manche 4 (Finale)
Épreuves Jour de compétition (Février 2026)
Jeu. 12 Ven. 13 Sam. 14 Dim. 15
Hommes Manche 1
9:30
Manche 3
19:30
Manche 2
11:05
Manche 4
21:14
Femmes Manche 1
16:00
Manche 3
18:00
Manche 2
17:45
Manche 4
19:44
Mixte Finale
18:00

Participation

Compétition

Format des épreuves

Tracé de la piste Eugenio Monti à Cortina d'Ampezzo pour les Jeux olympiques de 2026.

Les épreuves individuelles, masculine comme féminine, se composent de quatre descentes chronométrées réparties sur deux journées. Le classement est établi à partir du temps cumulé des quatre manches, mesuré au centième de seconde. En cas d’égalité, les athlètes ex æquo conservent la même place[23],[24].

L’ordre de départ de la première manche est fixé selon le classement mondial de la Fédération internationale de bobsleigh et de tobogganing, les mieux classés choisissant leur position en premier. Pour les manches suivantes, l’ordre dépend des performances déjà réalisées, la dernière manche se disputant généralement dans un ordre inversé[23]. Lors de chaque descente, les concurrents effectuent une phase de poussée avant de s’allonger sur la luge et doivent rester en contact avec celle-ci jusqu’à l’arrivée pour que leur temps soit validé.

L’épreuve par équipes mixtes réunit une athlète et un athlète du même comité national, tous deux engagés en individuel. L’équipe réalise deux descentes successives — la femme puis l’homme — et le temps total combiné détermine le classement[24].

Podiums

Notes et références

Voir aussi

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