Gouvernement Meloni

From Wikipedia, the free encyclopedia

Gouvernement Meloni
(it) Governo Meloni

République italienne

Description de cette image, également commentée ci-après
Photo de famille du gouvernement Meloni, autour du président, Sergio Mattarella, au Quirinal, le .
Président de la République Sergio Mattarella
Présidente du Conseil des ministres Giorgia Meloni
Vice-présidents du Conseil des ministres Antonio Tajani
Matteo Salvini
Élection 25 septembre 2022
Législature XIXe
Formation
Durée 3 ans, 5 mois et 21 jours
Composition initiale
Coalition FdI-Lega-FI-NM
Ministres 24
Femmes 6
Hommes 18
Représentation
Chambre des députés
245  /  400
Sénat de la République
120  /  206
Drapeau de l'Italie

Le gouvernement Meloni (en italien : Governo Meloni) est le 68e gouvernement de la République italienne depuis le , sous la XIXe législature du Parlement républicain.

Formation

Ce gouvernement est dirigé par la nouvelle présidente du Conseil des ministres post-fasciste Giorgia Meloni, anciennement ministre pour la Jeunesse. Il est constitué et soutenu par une coalition entre Frères d'Italie (FdI), la Ligue (Lega) et Forza Italia (FI). Ensemble, ces partis disposent de 237 députés sur 400, soit 59,3 % des sièges de la Chambre des députés, et de 115 sénateurs sur 206, soit 55,8 % des sièges du Sénat de la République.

Le gouvernement est formé à la suite des élections parlementaires anticipées du .

Il succède au gouvernement de large entente de Mario Draghi, constitué et soutenu par la plupart des forces politiques à l exception de Frateli di Italia, parti fondé par Meloni.

Après que le Mouvement 5 étoiles, la Ligue et Forza Italia lui ont retiré leur soutien, Mario Draghi remet sa démission au président de la République, Sergio Mattarella, le , et se voit charger de la gestion des affaires courantes[1]. Le chef de l'État prononce, quelques heures plus tard, la dissolution du Parlement et convoque des élections anticipées pour le suivant[2].

Le scrutin voit la victoire de la coalition de centre droit réunissant Frères d'Italie, la Ligue et Forza Italia, qui remporte la majorité absolue des sièges dans les deux chambres. La présidente de FdI, Giorgia Meloni, est alors pressentie comme future présidente du Conseil des ministres, ce qui ferait d'elle la première femme à occuper ce poste. Elle est qualifiée de « première (future) dirigeante d'extrême-droite en Italie après Mussolini » et son parti de « post-fasciste » par les médias internationaux[3],[4],[5].

La formation du gouvernement est précédée d'un épisode de tension entre Meloni et Berlusconi remarquées à l'international, dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le , la fuite de deux enregistrements audio révèle que Silvio Berlusconi, président de Forza Italia, s'est vanté devant ses parlementaires d'avoir « renoué » avec Vladimir Poutine à l'occasion de son anniversaire, avant de se lancer dans un réquisitoire contre l'Ukraine et son président, Volodymyr Zelensky, qu'il accuse d'être responsable du conflit[6],[7]. Ces propos provoquent une vague d'indignation dans la presse italienne, et force la direction de Forza Italia à émettre un communiqué dans lequel le parti réaffirme sa position atlantiste[8]. L'évènement gêne particulièrement la coalition de centre droit, et conduit Giorgia Meloni à recadrer sévèrement son allié en déclarant son intention de conduire un gouvernement « résolument pro-occidental, favorable à l'OTAN, et prenant toute sa part au sein de l'Europe » avant de souligner que « ceux qui ne partageraient pas ce point de vue ne pourront pas faire partie du gouvernement »[9],[10],[11].

Le , Giorgia Meloni est chargée de former un gouvernement par le président de la République, Sergio Mattarella. Elle annonce la composition de son futur gouvernement dans la foulée[12]. Elle prête serment et entre en fonction, avec l'ensemble de ses ministres, le lendemain, au palais du Quirinal, devenant la première femme à prendre la direction du gouvernement italien[13] ; elle présente son programme de gouvernement le lendemain.

Appui parlementaire

Conformément à la Constitution, le gouvernement doit solliciter la confiance du Parlement. Des votes se tiennent alors dans les deux chambres, le à la Chambre des députés et le lendemain au Sénat de la République.

Le nouveau gouvernement obtient la confiance de la Chambre des députés par 235 voix pour, 154 contre et 5 abstentions[14], puis la confiance du Sénat par 115 voix pour, 79 contre et cinq abstentions[15].

Résultats du vote de confiance du à la Chambre des députés[16]
Position Groupe Total
M5S AVS PD-IDP Az-IV-RE NM-MAIE FI-BP-PPE L-SP FdI Mixte[a]
POUR 0 0 0 0 9 42 65 118 1 235
CONTRE 51 12 67 21 0 0 0 0 3 154
ABSTENTION 0 0 0 0 0 0 0 0 5 5
NON-VOTANT 1 0 2 0 0 2 1 0 0 6
Total 52 12 69 21 9 44 66 118 9 400
Résultats du vote de confiance du au Sénat de la République[17]
Position Groupe Total
M5S PD-IDP AUT[b] Az-IV-RE CdI-NM-MAIE FI-BP-PPE L-SP FdI Mixte[c] NI[d]
POUR 115
CONTRE 79
ABSTENTION 5
NON-VOTANT 7
Total 28 38 7 9 6 18 29 63 7 1 206

Composition

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI