Slave Lodge (Le Cap)
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Le Slave Lodge est un musée situé au Cap, en Afrique du Sud.
| Type |
Musée d'histoire, musée sur l'esclavage |
|---|---|
| Ouverture |
1967 |
| Site web |
| Collections |
Histoire de l'esclavage, histoire culturelle, patrimoine du Cap |
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| Protection |
Site du patrimoine provincial (en) |
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| Pays | |
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| Division administrative | |
| Commune | |
| Adresse |
Angle Adderley Street et Wale Street |
| Coordonnées |
Il occupe l'un des plus anciens bâtiments de la ville et fait partie des musées Iziko d'Afrique du Sud. Construit à la fin du XVIIe siècle par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, le bâtiment sert d'abord à loger des personnes réduites en esclavage, avant d'abriter des services administratifs, l'ancienne Cour suprême, puis un musée d'histoire culturelle.
Histoire
Loge des esclaves
Le bâtiment est construit en 1679 par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, alors appelée VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie), pour loger des personnes réduites en esclavage dans la colonie du Cap[1]. La construction répond aux besoins de main-d'œuvre de la compagnie dans la colonie, où les personnes esclavagées travaillent pour l'administration coloniale, l'agriculture, les ateliers et les services domestiques[2].
Le Slave Lodge devient le plus grand lieu d'hébergement de personnes esclavagées au Cap pendant la période esclavagiste. Les musées Iziko estiment qu'entre 7 000 et 9 000 personnes y vivent sur une période de 132 ans[3]. Ces personnes viennent de plusieurs régions de l'océan Indien et de l'Atlantique, dont l'Inde, l'Indonésie, le Mozambique et Madagascar[3].
Les conditions de vie dans le bâtiment sont dures et marquées par le surpeuplement. En 1793, une lettre du secrétaire privé du gouverneur signale que les personnes esclavagées de la VOC disposent de peu de temps pour se laver et laver leurs vêtements, en raison de la charge de travail imposée[1].
Bâtiment administratif et Cour suprême
En 1811, le bâtiment cesse d'être utilisé comme loge d'esclaves[1]. Il est ensuite transformé en bâtiment administratif colonial. Ses noms successifs — Slave Lodge, Government Offices Building, Old Supreme Court et South African Cultural History Museum — reflètent les usages politiques, judiciaires et muséaux du lieu[4].
Le bâtiment abrite ensuite l'ancienne Cour suprême du Cap. Cette fonction judiciaire donne au site une place importante dans l'histoire institutionnelle de la ville, avant son affectation muséale au XXe siècle[5].
Musée
En 1966, le bâtiment devient un musée d'histoire culturelle. Les premières présentations muséales privilégient alors la culture matérielle associée aux descendants des colons néerlandais et britanniques. Le musée ouvre au public en 1967[6].
À partir des années 1990, la place de l'esclavage dans l'histoire du bâtiment et dans l'histoire du Cap est davantage intégrée aux expositions[6]. En 1998, le site prend le nom de Slave Lodge et s'inscrit dans le réseau des musées Iziko d'Afrique du Sud[6].
Collections et expositions
Les expositions du Slave Lodge portent sur l'histoire de l'esclavage au Cap, les déplacements forcés de populations, les héritages culturels et les questions de droits humains[7]. Le musée présente son parcours sous le thème général From human wrongs to human rights, qui relie l'histoire de l'esclavage aux questions d'égalité, de justice et de mémoire[8].
Le musée met aussi à disposition des visiteurs une brochure intitulée Slaves at the Cape: Oppression, Life and Legacy, consacrée à l'histoire de l'esclavage dans la colonie du Cap[7].