Slow Management
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Le Slow Management est un ensemble de pratiques managériales alternatives destinées à créer des environnements coopératifs, stables et durables privilégiant l’épanouissement humain. Ce concept est né [Quand ?] d’un parallèle avec l’écogastronomie, mouvement international fondé en réaction à l’émergence de la restauration rapide.
Les dérives du « Fast Management » dans l’entreprise
L’observation préliminaire à la création du Slow Management se fait dans la constatation de la prédominance d’un mode de management qui peut être qualifié de « Fast Management ». Ce management poursuit le toujours plus et le toujours plus vite, favorise l’individualisme et ne se préoccupe pas de son environnement. Le fondement de ce type de management est notamment le Taylorisme, qui fait primer la productivité et considère les hommes comme des ressources égales aux machines. Dans la logique du Fast Management, si les conditions de travail s’améliorent par exemple, c’est uniquement parce que cela permet des gains supplémentaires. En dehors des exemples de l’industrie du début du XXe siècle, le Fast Management actuel est un mode de gestion qui crée un manque de valorisation, d’autonomie et de participation des travailleurs, et qui par cela est en lien avec les problématiques de souffrance au travail et de démotivation[1].
Une situation de crise économique, morale et écologique
Au delà d’observations microéconomiques, le Fast Management est vu comme ayant une implication globale sur la situation actuelle, notamment en opposant économie et écologie. La régulation par les marchés entraîne une utilisation irresponsable des ressources, le consumérisme génère un dépassement constant de la simple satisfaction des besoins humains, et la quantité prime sur la qualité. Ce Fast Management serait à l’origine d’un monde dont la croissance semble pouvoir s’accroître sans fin avec l’obsolescence programmée et la création de désirs illimitée[2].