Société des Trente

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La Société des Trente, également appelée Comité des Trente, est le nom donné à un groupe politique de la Révolution française de 1789. Ils contribuèrent à influencer la rédaction des cahiers de doléances et à contrôler les élections aux États généraux où ils furent presque tous élus députés. Sept d'entre eux feront partie des quarante-sept députés de la noblesse ralliés à l'Assemblée nationale nouvellement proclamée[1].

Adrien Duport, conseiller au Parlement de Paris, fonda en un « club constitutionnel » dont les membres, en partie issus de la Loge des neuf sœurs[2] et de celle du Contrat Social dite du Coq-Héron[3], se réunissaient chez lui hôtel du Grand-Chantier[4]. Un grand nombre des membres appartenaient déjà à la Société des amis des Noirs, club fondé par Brissot de Warwille le et réuni à l'Hôtel de Lussan, rue Croix-des-Petits-Champs à Paris, par le marquis de Condorcet qui considérait que la révolution américaine était le signe annonciateur d'un « renouvellement du Globe » et l'abolition de l'esclavage[4].

Aux premiers temps de sa création, la société qui est un comité de travail issu de loges du Grand orient de France[5], n'a pas de nom défini, elle est surnommée « la réunion de chez Duport » ou « la société réunie chez Duport ». Elle ne prendra son nom de « Société des Trente » qu'en 1791[6].

Un auteur aurait prétendu dans les années 1920 que ce nom tiendrait au fait qu'ils auraient tous appartenu au trentième degré de la franc-maçonnerie[7]. Cette légende est erronée : ce nom est lié au nombre des membres de ce comité, et Pierre-Louis Roederer, par exemple, n'était pas franc-maçon, et a fortiori pas du 30e degré.

Un manifeste résumant le programme libéral de la Société des Trente, publié en permet à son fondateur de participer aux États généraux. La Société avait des ramifications en province organisées en Comités locaux[8].

Membres

Notes et références

Sources et bibliographie

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