Société générale de service et de gestion

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CréationJuin 1970
Disparition1998
FondateursPierre Lhermitte, Jean-Louis Moineau
Personnages clésMaurice Lauré

Pierre Lhermitte (1970-1974) Jean-Louis Moineau (1974-1986) Jean Krautter (1987-1994) Geroges Grima (1995-1998)

SG2
logo de Société générale de service et de gestion

Création Juin 1970
Disparition 1998
Fondateurs Pierre Lhermitte, Jean-Louis Moineau
Personnages clés Maurice Lauré

Pierre Lhermitte (1970-1974) Jean-Louis Moineau (1974-1986) Jean Krautter (1987-1994) Geroges Grima (1995-1998)

Forme juridique Société anonyme
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Effectif 5100 (1984)

Chiffre d'affaires 1,48 milliards Francs (1984)


SG2, ou Société Générale de Service et de Gestion, est une entreprise française de service et d’ingénierie informatique (SSII), filiale de la Société Générale.

Créée en 1970, et après un développement en France comme à l’international, le groupe SG2 atteint en 1984 un effectif de 5 100 personnes la positionnant à la troisième place[1] des plus importantes SSII françaises.

À partir de 1986, ses différentes activités ou filiales sont progressivement cédées et le groupe SG2 disparaît en 1998.

Origine

SG2 est créée en France en 1970 par la Société Générale, sous l’impulsion de Maurice Lauré, alors Administrateur-Directeur Général du groupe bancaire. Il est fait appel à une équipe d’ingénieurs[a] issus de la SEREB, animée par Jean-Louis Moineau et placée sous la présidence de Pierre Lhermitte, alors directeur informatique et conseiller de Maurice Lauré.

L’objectif était à la fois de doter la banque française d’un appoint de ressources d’ingénierie informatique interne tout en contribuant à l’essor industriel du Plan Calcul dans les PME françaises.

A sa création, le , son actionnariat est constitué de la Société Générale (79 %) et d'une société civile de participation INFORBIS (21 %) regroupant les douze fondateurs.

Développement

De 1970 à 1980, la SG2 travaille pour les besoins de la Société Générale tout en augmentant progressivement ses activités externes pour informatiser des entreprises françaises (Promodès, port de La Seyne-sur-Mer, Groupe Bayard, Casino, Maisons Phénix, Darty, Ciments Français, Groupe Saur…). A fin 1973, le chiffre d’affaires de la société est ainsi réalisé à 25 % en dehors du groupe bancaire. Les effectifs passent de 45 à fin 1970 à près de 300 personnes à fin 1973[2].

En la SG2 s’établit au 12 avenue Vion-Whitcomb dans le 16e arrondissement de Paris, qui restera l’adresse du siège social du groupe jusqu’à sa disparition.

Dès 1971, la SG2 obtient des contrats à l’étranger (Luxembourg, Liban, Espagne, Algérie…), puis à partir de 1974, la SG2 crée ses propres filiales étrangères : Iran (Handad), Gabon, Côte d’Ivoire, Hongrie, Mexique, Brésil, Égypte, Espagne, Italie, Grèce, Allemagne, Tunisie, Argentine, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Portugal, Indonésie, Singapour, Taïwan, Maroc. En 1985, le groupe SG2 est ainsi présent dans 22 pays avec un peu plus de 1000 collaborateurs en dehors de la France[3].

Dans ses premières années (1970–1973), le seul métier de SG2 fut l’étude et le développement de programmes informatiques pour le compte de ses clients. À partir de 1974, les solutions de « service bureau » (externalisation de la saisie et du traitement informatisé) se développent et le groupe SG2 y participe en acquérant plusieurs centres de traitement en régions.

En parallèle, SG2 diversifie ses activités avec l’acquisition de structures dédiées. Dans la saisie de données (ATIN[b], ATIP[c]), dans le conseil en organisation (Orgaconseil, acquis en 1974), le conseil en fusion-acquisition (SFD, acquis en 1976), dans l’automatisme industriel, l’ingénierie, la formation ou la maintenance (Spectral).

Mais c’est dans la monétique que l’activité industrielle du groupe SG2 fut la plus importante en représentant jusqu'à 15 % du chiffre d’affaires du groupe en 1985. SG2 fut ainsi à l’origine des premières cartes magnétiques de paiement[4] avec le projet « Point Rubis » (1983) qui, à Saint-Étienne, expérimenta des paiements entre les magasins du groupe Casino équipés de terminaux Dassault Systèmes, les clients disposant de cartes magnétiques SG2 et les établissements bancaires de la Société Générale et de la Lyonnaise de Banque. Cette activité conduisit également SG2 à fournir à France Télécom parmi les premières cartes prépayées de téléphonie publique (télécartes)[5].

De gauche à droite : Jean-Louis Moineau (Directeur Général de SG2), Maurice Lauré (Président de la Société Générale), Pierre Lhermitte (Président de SG2) en 1980

Au , son chiffre d’affaires s’élevait à 1,21 milliards de Francs avec un effectif de 4 200 personnes, plaçant le groupe SG2 à la troisième place des SSII françaises[6], derrière Cap Gemini Sogeti et la CISI. A son apogée, en 1984, le groupe SG2 disposait de plus de 90 filiales et participations minoritaires, dont plus de 20 à l’étranger pour un effectif total de 5260 collaborateurs (dont 1015 à l’étranger) et un chiffre d’affaires de 1,48 milliards de Francs. Son capital était réparti comme suit : 44,23 % à la Société Générale et 39,08 % pour INFORBIS (la SCP des personnels et des fondateurs), le reste du capital social étant réparti entre actionnaires minoritaires (ELF Erap, Rhône-Poulenc…)[7]. En 1985, le groupe est à la quatrième place des SSII européennes[8], derrière IBM-INS, Cap Gemini Sogeti et la CISI. Une introduction à la Bourse de Paris est alors envisagée mais ne verra pas le jour[9].

Déclin et disparition

Dès 1985, la nouvelle stratégie de la Société Générale, impulsée par Jacques Mayoux (Président depuis 1982) met progressivement fin aux contrats de sous-traitance entre SG2 et son actionnaire principal. Cette perte de chiffre d’affaires s’ajoute aux difficultés liées, d’une part au développement massif des progiciels et, d’autre part, aux effets d’une diversification stratégique et géographique jugée trop ambitieuse[10].

Le groupe SG2 est alors contraint de se séparer de nombreuses activités entre 1985 et 1986 (Automatique Industrielle, Spectral, Sg2i, Ordinter, Ordintrans) ainsi que certaines filiales étrangères (Tunisie, Argentine, Allemagne, Mexique). De même, l’activité de centres de back-up (SG2 E, ex Telsys) fut cédée au groupement constitué de SITB et de Sitex, qui formera l’un des noyaux du futur ATOS.

Si les cessions permirent au groupe de retrouver l’équilibre à fin 1986, la Société Générale souhaita aller plus loin avec un fort recentrage sur les métiers bancaires[11] et la cession des filiales étrangères restantes. En parallèle, grâce à des augmentations de capital, le groupe bancaire dilua les autres actionnaires jusqu’à devenir propriétaire à 100 % au début des années 1990.

En 1996, l’activité d’intégration de systèmes de SG2 (650 personnes sur un effectif total qui n’est plus alors que de 1700) est cédée à Sopra[12].

En 1998, le reste du groupe SG2 est cédé au britannique Experian pour 700 millions de Francs[13] (cette branche d’activité d’EXPERIAN sera elle-même cédée en 2000 à Steria). La marque "SG2" disparait.

En 2000, le cabinet Orgaconseil, seule ex filiale française de SG2 subsistante, est cédé également à Sopra[14].

Activités

Organigramme juridique du groupe SG2 en 1981. N’y figure pas : les sous-filiales régionales ni les filiales : Ordinter, Ordintrans, Ordis, SITB, Franlab, SG2 Indonésie, SG2 Iran.

Au plus fort de son activité (début des années 1980), le groupe SG2 est actif dans les métiers suivants :

  • SG2 Études :
    • Développement de logiciels et de progiciels
    • Ingénierie de grands projets logiciels ou réseaux
    • Conseil informatique et études techniques
  • SG2 Service Bureau :
    • Sécurité-dépannage
    • Énergie informatique (exploitation, banc de test…)
    • Centres de traitements (infogérance, ateliers de traitements et de saisie)
  • SG2 Activités spécialisées :
    • Automatique industrielle, informatique scientifique, robotique, téléphonie, monétique
    • Vente et maintenance de matériels
    • Formation et recrutement

Dirigeants

Notes et références

Annexes

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