Le Soleil d'Orient
navire de commerce construit pour la Compagnie française des Indes orientales, 1671
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Le Soleil d'Orient (appelé parfois Soleil de l'Orient ou l'Orient[1]) est un navire de commerce construit pour la Compagnie française des Indes orientales par le maître charpentier hollandais Anton Looman et lancé à Port-Louis en 1671[2].
| Le Soleil d'Orient | |
Maquette exposée au musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis. | |
| Type | Navire |
|---|---|
| Histoire | |
| Commanditaire | Compagnie française des Indes orientales |
| Lancement | 1671 |
| Mise en service | |
| Statut | Naufragé vers le 1er novembre 1681 au large de Madagascar. |
| Caractéristiques techniques | |
| Port en lourd | 1 000 tonneaux |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 60 canons |
| Carrière | |
| Propriétaire | Compagnie française des Indes orientales |
| Port d'attache | Lorient |
| modifier |
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Histoire
Le Soleil d'Orient est le premier grand bateau réalisé au chantier naval de Lorient d'où sort au cours du XVIIe siècle une série de vaisseaux destinés au commerce des Indes et de la Chine.
En , Colbert donne l'impulsion de ce qui devient au mois d'août la Compagnie française pour le commerce des Indes orientales, enregistrée au parlement en . Le Havre étant trop près de l'Angleterre, et Bayonne, trop près de l'Espagne, le choix de l’implantation se porte finalement sur Port-Louis, en Bretagne sud, plus protégé, et plus précisément sur la presqu’île du Faouëdic, avec ses tirants d'eau nécessaires et suffisants. La décision est prise en et l'acquisition des terres envisagées actée par Louis XIV le . Dès ce moment, il fallut préparer le chantier pour les navires qui devaient prendre la mer dès le printemps 1667[3].
Par ailleurs, rapidement, les employés de la compagnie s'approprièrent l'endroit en lui donnant un nom, inspiré par la compagnie elle-même, dont le nom communément utilisé était la «compagnie d'Orient ». Un acte de naissance d' inscrit à la paroisse de Ploemeur indique que les parents travaillent à « Loriental ». Rapidement, le chantier qui naissait fut appelé « lieu d'Orient ». Des actes d'achat, des contrats, des actes chez le notaire du Port-Louis (Me Hamonic) le confirment. Ces dénominations sont antérieures au baptême du Soleil d'Orient en 1671[4].
Premier voyage
Le Soleil d'Orient quitte Lorient le , mais il démâte au large de La Rochelle et, ayant laissé passer la saison propice, ne part pour les Indes que l'année suivante, le et atteint Surate en . Lors du voyage de retour, en 1673, le navire est contraint de s'arrêter au Mozambique car de nombreux marins sont malades du scorbut ; sur les 300 marins du départ, seuls sept survivent. Après avoir complété son équipage, le navire atteint La Rochelle en [5].
Second voyage et naufrage
Le Soleil d'Orient quitte Lorient en 1679 pour son second voyage. Il repart le de Bantam, avec à son bord l'ambassade du roi de Siam auprès de Louis XIV : vingt mandarins chargés d'une précieuse cargaison de plus de 800 000 livres[6] d’étoffes de coton, de soie, d’épices, d’or, d’argent, de pierres précieuses et des trésors des pagodes du Siam, destinée au « roi d'Occident ». Le Soleil d'Orient aurait jeté l'ancre le dans le port Bourbon (île de la Réunion) pour faire le plein d'eau douce et de gibier puis fait naufrage un mois plus tard vers le [6] au large de Madagascar, attaqué par des Hollandais ou des pirates côtiers ou alors coulé par une tempête tropicale de grande ampleur[7].
Le naufrage alimente toujours régulièrement la curiosité des chercheurs d'épaves[8],[9].
Caractéristiques techniques
Dimensions
Le vaisseau a un volume de 1 000 tonneaux.
Armement
Le vaisseau est équipé de 60 canons.