Sonate en mi (d'Indy)
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| Sonate en mi op. 63 | |
| Genre | Sonate pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Vincent d'Indy |
| Durée approximative | 35 min |
| Dates de composition | 1907 |
| Dédicataire | Blanche Selva |
| Publication | 1908 Durand |
| Création | Concert de la SNM,Salle Pleyel, Paris |
| Interprètes | Blanche Selva |
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La Sonate en mi, op. 63, est la seule sonate pour piano du compositeur français Vincent d'Indy, écrite en 1907.
Vincent d'Indy compose sa Sonate en mi en 1907, et elle fait partie, avec celle de Paul Dukas, des plus grandes sonates françaises du début du xxe siècle[1]. Objet de jugements parfois contradictoires mais toujours passionnés, elle est imposante en elle-même, puisqu'elle dure entre trente et trente-cinq minutes selon les interprètes[1]. Elle est une « œuvre-manifeste » au sens où Vincent d'Indy a voulu faire d'elle un exemple de son esthétique comme de ses principes de composition[1]. Les disciples de d'Indy l'ont longuement comparée aux œuvres modernistes de Claude Debussy ou Maurice Ravel[2].
La dédicataire en est la pianiste et compositrice Blanche Selva[3]. C'est cette dernière qui crée l'œuvre, le à Paris, salle Pleyel, lors du 350e concert de la Société nationale de musique[4],[5].
La partition est publiée par les éditions Durand[6].
Structure
L'œuvre comprend trois mouvements :
- Modéré
- Très animé
- Modéré
La durée d'exécution est d'environ trente-cinq minutes.
Analyse
La forme de cette œuvre s'écarte largement des schémas classiques de la sonate, même pour le début du xxe siècle[3]. Elle se compose de trois mouvements, dont les deux extrêmes, de grandes envergures, encadrent un mouvement central plus bref et léger, servant d'intermède[3]. Les premier et troisième mouvements comportent chacun une introduction lente, laissant sous-entendre l'absence de mouvement lent de la Sonate[3]. Trois thèmes cycliques sont présents dans chacun des mouvements, dont le premier est le plus important des trois[3].
La dédicataire et créatrice de la partition, Blanche Selva, relève que « les thèmes ne sont pas que combinés, ils agissent parce qu'ils vivent et, à travers l'activité générale de cette génération, de ces luttes, de ces transformations, il y a la place pour de l'exquise poésie, pour des aspirations généreuses, pour de douces et charmantes caresses... Et c'est ce qui fait que ce beau monument est aussi de la belle musique[7] ».
Modéré
Le premier mouvement, sous la forme d'un thème et de quatre variations amplificatrices, expose d'abord le premier thème, un choral de forme lied[3]. D'abord en mi mineur, il se majorise ensuite, souligné par l'annotation « Thema mutatum »[3]. Selon Blanche Selva, les variations amplifient le thème pour qu'il soit apte à se confronter à la forme sonate du troisième mouvement[3].
Très animé
Le deuxième mouvement est un scherzo comportant deux trios[3]. Il est significatif du Vincent d'Indy cévenol, dans sa fraîcheur et sa vigueur[3]. Il s'intègre dans une métrique à cinq temps, évoquant une danse que vient interrompre un premier trio puis un second[3]. Certains auteurs ont comparés le premier mouvement d'aspect spirituel voire religieux, et le deuxième plus terrestre et profane[3].
Modéré
Le troisième et dernier mouvement est de forme sonate[3]. Il oppose puis concilie le religieux et le profane dans son mouvement que précède, comme pour le premier, une introduction lente redonnant les trois thèmes cycliques[3]. Ces derniers vont se confronter les uns aux autres et évoluer[3].
Discographie
- D'Indy: Piano Sonata in E, op. 63; Tableaux de voyage, Jean-Pierre Armengaud, Grand Piano, 2019[5].