Sophie Cœuré
historienne et universitaire française
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Sophie Cœuré, née le , est une historienne française, professeure d'histoire contemporaine à l'université de Paris. Elle est spécialiste de l'histoire des représentations de la Russie et de l’URSS en Occident aux XIXe et XXe siècles et de l'histoire du communisme, ainsi que de l'histoire des archives et des spoliations culturelles nazies (Fonds de Moscou).
Université Paris-Nanterre (doctorat) (jusqu'en )
| Naissance | |
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École normale supérieure de jeunes filles (jusqu'en ) Université Paris-Nanterre (doctorat) (jusqu'en ) |
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Véronique Schiltz (tante) |
| A travaillé pour |
Université Paris-Diderot (depuis ) Université Paris-Cité (depuis ) École normale supérieure (- |
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| Directeurs de thèse | |
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Elle est la nièce de l'archéologue, critique d'art et traductrice Véronique Schiltz et l'épouse de l'historien et haut fonctionnaire Christophe Prochasson[1].
Biographie
Sophie Cœuré est ancienne élève de l'École normale supérieure (L1985)[2], agrégée d’histoire (1989)[3].
Elle soutient en 1995 une thèse d'histoire intitulée « Images de la Russie soviétique dans la culture politique française (1919-1936) », dirigée par Jean-Jacques Becker, à l'université Paris-Nanterre[4].
D'abord maîtresse de conférences à l’École normale supérieure et responsable des relations internationales du département d’histoire, elle obtient l'habilitation à diriger des recherches en 2010 sur la base de travaux dont la synthèse est intitulée « La passion soviétique en France au XXe siècle »[5].
Elle est, depuis , professeur des universités à l'université de Paris puis Paris Cité rattachée à l'UFR GHES (Géographie histoire économie et société)[6] et membre statutaire de l'UMR 8264 ECHELLES.
Publications
- Jean-Claude Perrot, Michelle Perrot, Madeleine Rebérioux, Jean Maitron, La Sorbonne par elle-même, envoyé par Sophie Cœuré, Paris, Éditions de la Sorbonne, coll. « Tirés à part », 2018.
- Collaboration avec Julie Bouvard à l'édition du Journal de Russie 1928-1929 de Pierre Pascal, éditions Noir sur blanc, 2014.
- Pierre Pascal. La Russie entre christianisme et communisme, éditions Noir sur Blanc, 2014, [présentation en ligne].
- Codirigé avec Rachel Mazuy, Cousu de fil rouge - Voyage des intellectuels français en Union soviétique. 150 documents inédits des Archives russes, Paris, CNRS Éditions, 2012
- Nouvelle édition de Les archives, la Découverte, Paris, 2011.
- La mémoire spoliée : les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique, de 1940 à nos jours, Paris, Payot, , 270 p. (ISBN 978-2-228-90148-2, présentation en ligne), [présentation en ligne]. Nouvelle édition revue et actualisée : La mémoire spoliée : les archives des Français, butin de guerre nazi puis soviétique, de 1940 à nos jours, Paris, Payot et Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot : Histoire » (no 924), , 375 p. (ISBN 978-2-228-90904-4).
- Codirigé avec Sabine Dullin, Frontières du communisme, La Découverte, Paris, 2007, [présentation en ligne].
- Coécrit avec Frédéric Worms, Henri Bergson Albert Kahn : Correspondances, Desmaret, Paris, 2003.
- Coécrit avec Vincent Duclert, Les archives, La Découverte, Paris, 2001.
- La grande lueur à l'Est : les Français et l'Union soviétique, 1917-1939, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Archives du communisme », , 358 p. (ISBN 2-02-029629-2, présentation en ligne). Réédition : La grande lueur à l'Est : les Français et l'Union soviétique, 1917-1939, Paris, CNRS Éditions, coll. « Biblis » (no 177), , 358 p. (ISBN 978-2-271-11642-0).
- Participation à l'ouvrage dirigé par Xavier Delacroix, L'Autre siècle, Fayard, 2018.
- Préface à André Gide, Retour de l'URSS, suivi de Retouches à mon "Retour de l'URSS", première édition intégrale en poche, Petite bibliothèque Payot, 2022.
- Georges Marchais, ou La fin des Français rouges, Paris, Payot, , 348 p. (ISBN 978-2-228-93969-0, présentation en ligne).
Récompenses et distinctions
Décorations
Prix
- 2007 - Prix Henri Hertz de l'Académie de Paris pour l'ouvrage La mémoire spoliée : les archives de Français butin de guerre nazi puis soviétique[8]
- 2026 - Prix Thiers d'histoire de l'Académie française pour l'ouvrage Georges Marchais, ou la fin des Français rouges[9]
