Souffle du Bleuet
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Le Souffle du Bleuet est l'hymne officiel du Bleuet de France, créé à l’occasion du centenaire de cette institution (1925-2025). Composée par Michaël Boumendil qui en a cédé gracieusement les droits, cette œuvre musicale est conçue pour accompagner des cérémonies commémoratives et inviter le public à y participer par un geste vocal simple: souffler une note au moment indiqué.
L’œuvre a été dévoilée lors du défilé de la Fête nationale le 14 juillet 2025[1],[2] puis interprétée devant la tombe du soldat inconnu le 11 novembre 2025, en clôture de la cérémonie commémorative de l'Armistice du 11 novembre 1918, de la Victoire et de la Paix et d’hommage à tous les Morts pour la France[3].
Elle a été déclinée en plusieurs enregistrements, notamment une version interprétée par l’Orchestre de la Garde républicaine et une version interprétée par la musique de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
Le Souffle du Bleuet est une œuvre musicale composée par Michaël Boumendil en 2025, dans le cadre du centenaire du Bleuet de France.
Le , la radio RTL présente Le Souffle du Bleuet, une œuvre décrite comme un hymne du Bleuet de France, dont la présentation publique est prévue le lendemain[4].
Le , Le Souffle du Bleuet, pensé comme une « identité sonore », est interprété pour la première fois en public lors du défilé militaire du 14 Juillet, en clôture de la cérémonie, en présence du président de la République Emmanuel Macron[5]. L’œuvre est interprétée par la Musique des Troupes de marine, avant La Marseillaise[6].
Le Bleuet de France utilise d’autres œuvres musicales ou chansons associées à la cause (par exemple On sera là de Jean-Jacques Goldman).
La qualification d’«hymne officiel», destiné à « unir les générations », reste exclusivement attribuée au Souffle du Bleuet[7].
Droits et affectation des recettes
La Fédération Nationale André Maginot (FNAM), association reconnue d’utilité publique[8], a financé les arrangements musicaux, les enregistrements et le mixage du Souffle du Bleuet et a acquis les droits exclusifs de l'hymne officiel du Bleuet de France.
C'est donc la FNAM qui veille à l'usage qu’il est fait de cette œuvre et à sa pérennité, conformément à ses missions de solidarité, d'entraide nationale, de transmission de la mémoire et de renforcement du lien entre la nation et le monde combattant. La Fédération s’est ainsi assurée que les droits d’auteurs générés lors des différentes exploitations artistiques du Souffle du Bleuet reviennent dans leur intégralité au Fonds de dotation du Bleuet de France[9].
Depuis le 14 juillet 2025, Le Souffle du Bleuet est disponible sur les différentes plate-formes de streaming .
En novembre 2025, la Fédération Nationale André Maginot a édité un phonogramme sur disque vinyle (33T) du Souffle du Bleuet dont un exemplaire a été offert par le Général (2S) René PETER, président fédéral de la FNAM, au président de la République Emmanuel Macron, à l'occasion des cérémonies du 11 novembre[10].
Caractéristiques musicales
Le Souffle du Bleuet utilise le souffle comme élément sonore intégré à la composition. L’œuvre comprend un passage impliquant la participation du public, invité à produire une note soufflée à un moment déterminé de l’exécution[11].
Selon certaines sources, ce recours au souffle est associé à une dimension symbolique en lien avec les missions du Bleuet de France[12].
L’œuvre repose sur un thème principal bref, constitué d’un motif de six notes introduit par une appoggiature récurrente, complété par un motif secondaire repris au cours de la composition.
Le traitement harmonique initial du thème ne permet pas de déterminer immédiatement son mode, en raison de l’absence de tierce.
D’une durée comprise entre environ trois et quatre minutes selon les versions, l’œuvre présente une structure en plusieurs sections comprenant une introduction, une exposition thématique, un développement, une section contrastée et une conclusion.
L’usage du souffle est rapproché de références linguistiques et culturelles, notamment le terme grec pneuma, associé au souffle et à l’esprit[13].
Un nouveau rituel républicain
Le Souffle du Bleuet est conçu pour être plus qu’une musique d’accompagnement: l’œuvre invite le public, lors d’un évènement ou d’une commémoration, à participer en soufflant une note au moment prévu, comme un geste collectif d’hommage et de solidarité[4].
Dans cette perspective, chaque citoyen est amené à devenir un « interprète » ponctuel de l’hymne, exprimant symboliquement un soutien aux familles des femmes et des hommes morts pour la France, aux blessés en opérations et aux victimes civiles des actes terroristes. Les promoteurs du projet expliquent qu'ils souhaitent que le public joigne le geste à la musique en scandant lui-même le rythme par le souffle, avec la main ouverte, comme si on envoyait un baiser. Ce chœur de souffle devient alors une note dans la partition"[14] et mettent en avant l’effet recherché sur la cohésion, les forces morales et la transmission de la mémoire, la musique étant considérée comme un langage intergénérationnel particulièrement accessible.
Version symphonique et version fanfare
Une version symphonique
La version symphonique est le fruit d’une collaboration entre le compositeur Michaël Boumendil, l'orchestrateur canadien Eric Caissy et le chef de l’Orchestre de la Garde républicaine, le colonel Sébastien Billard.
Elle mobilise un orchestre symphonique (cordes, bois, cuivres, percussions) et donne un rôle central au piano, parfois présenté comme quasi-soliste, notamment lors de l’exposition du thème. Deux variantes sont mentionnées :
- une version longue (environ 2 min 55) incluant une introduction décrite comme «chaotique»;
- une version courte (environ 2 min 25) sans cette introduction, et avec quelques coupes supplémentaires.
Une version fanfare
La version fanfare est le fruit d’une collaboration entre le compositeur Michael Boumendil, l’orchestrateur le sergent-chef Vincent Pagès et le chef d’orchestre de la musique des Sapeur-Pompiers de Paris, l'adjudant Julien Voisin. La version fanfare (environ 3 min 45) est décrite comme plus longue, malgré un tempo plus rapide. Elle repose presque exclusivement sur des instruments à vent (flûtes/piccolos, clarinettes, cuivres), avec des percussions (incluant une brève intervention de xylophone) et l’absence notable des cordes.
Cette orchestration souligne la cohérence avec le titre de l’œuvre, le «souffle» devenant l’élément sonore premier. Contrairement à la version symphonique, la conclusion est décrite comme résolue en do majeur, offrant une résolution tonale définitive.
