Soyons

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Soyons est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Soyons
Soyons
Clocher-porche de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Intercommunalité Communauté de communes Rhône Crussol
Maire
Mandat
Hervé Coulmont
2020-2026
Code postal 07130
Code commune 07316
Démographie
Gentilé Soyonnais
Population
municipale
2 341 hab. (2023 en évolution de +4,6 % par rapport à 2017)
Densité 296 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 24″ nord, 4° 51′ 03″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 280 m
Superficie 7,9 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Charmes-sur-Rhône
(ville-centre)
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Rhône-Eyrieux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Soyons
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Soyons
Liens
Site web www.soyons.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Située dans l'agglomération de Valence mais sur la rive droite du Rhône, c'est une des treize communes adhérente de la communauté de communes Rhône-Crussol. Ses habitants sont appelés les Soyonnais.

    Géographie

    Localisation

    Située en Ardèche, dans la communauté de communes Rhône-Crussol, en rive droite du Rhône, la commune de Soyons est limitrophe de la ville de Valence (Drôme) au nord-est.

    Communes limitrophes

    Géologie et relief

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à 20 °C), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à 300 mm)[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 885 mm, avec 6,9 jours de précipitations en janvier et 4,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Étoile-sur-Rhône à km à vol d'oiseau[7], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 904,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Hydrographie

    Le Rhône borde toute la partie orientale du territoire communal.

    Voies de communication et transport

    La commune est traversée par l'ancienne route nationale 86 qui a été déclassée en route départementale (RD86). Celle-ci relie historiquement la ville de Lyon à celle de Nîmes.

    Lieux-dits, hameaux et écarts

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Soyons est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Charmes-sur-Rhône, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (40 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (36,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), forêts (17,7 %), cultures permanentes (15 %), eaux continentales[Note 3] (14,8 %), terres arables (6,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[16].

    L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques naturels et technologiques

    Risques sismiques

    L'ensemble du territoire de la commune de Soyons est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais en limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[17].

    Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
    Terminologie des zones sismiques[18]
    Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
    Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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    Autres risques

    Toponymie

    La divinité Soïo Augusta est éponyme de la localité[19].

    Histoire

    Préhistoire

    Le site de Soyons est occupé sans interruption depuis la Préhistoire. Les grottes du massif de Guercy sont occupées dès le Paléolithique moyen par l'homme de Néandertal en alternance avec de grands prédateurs. Dans l'abri Moula, des restes humains néandertaliens, correspondant à l’équivalent de six individus (deux adultes, deux adolescents et deux enfants), mélangés à des d'animaux, comportant des traces de décarnisation et de cuisson attestent de la pratique du cannibalisme par les occupants des lieux. Deux aires de dépeçage de mammouths ont été découvertes dans l'actuel quartier des Lèches[20].

    Durant la période de la Tène, un oppidum se développe sur le plateau de Malpas. Le peuple des Segovellaunes y vénère la déesse Soïo, dont un autel[19] fut découvert en 1848. A l'époque romaine, l'habitat se déplace vers le site de l'actuel village[20].

    Antiquité

    Soyons pourrait être le lieu de la bataille de Solonion, qui a lieu lors de la révolte de Catugnat en 62-61 av. J.-C. selon Dion Cassius (Histoires, 48, 37) et Tite-Live (Epitomé, 103). Catugnat, roi des Allobroges, avait déclaré la guerre à Rome en 61 av. J.-C. Installé à Solonium, il défait les légions de Lentinus, venues d'Orange, mais d'autres légions viennent incendier la forteresse en bois, située sur l'oppidum, qui succombe. Catugnat et une petite escorte parviennent à échapper au massacre[21].

    En mars 2022, des fouilles archéologiques préventives ont mis au jour un espace thermal probablement privé, d'époque gallo-romaine, sur un site en terrasse près de la route de Toulaud[22].

    Autres périodes

    En 1629, durant les rébellions huguenotes, le village et le château sont pris par les troupes catholiques.

    Politique et administration

    Administration municipale

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    décembre 1919 après 1924 Marcel Astier[23] Rad. Médecin, fils de François Astier
    Député de l'Ardèche (1924 → 1928)
    Sénateur de l'Ardèche (1939 → 1945)
    ca. 1944 ? Henri Combet[24]    
    Les données manquantes sont à compléter.
    1952 mars 1959 Vincent Dumazel[25] (1894-1962)   Agriculteur
    mars 1959 mars 1983 Pierre Dumazel[25]   Fils du précédent
    mars 1983 mars 1989 Aimé Duffaud[26]   Retraité de la Police nationale
    mars 1989 juin 1995 André Comte[27]    
    juin 1995 mars 2001 Raymond Rivaux    
    mars 2001 janvier 2007
    (démission)
    Régine Saint-Criq[28] (1938- ) PS Ancienne chargée de mission
    Ancienne conseillère régionale d'Île-de-France (1986 → 1992)
    janvier 2007 mars 2014 Gérard Chapuis[29] (1943-2020) PS Retraité
    Vice-président de la CC Rhône Crussol (2009 → 2014)
    mars 2014[30] 15 octobre 2017 Gisèle Bertrand[31] (1950- ) DVG Retraitée de la fonction publique
    Mandat écourté après la démission de plus d'un tiers des membres
    du conseil municipal
    20 octobre 2017[32] en cours
    (au 25 mai 2020)
    Hervé Coulmont (1965- ) Centre gauche Cadre de la fonction publique
    4e vice-président de la CC Rhône Crussol (2017 → 2020)
    8e vice-président de la CC Rhône Crussol (2020 → )
    Élu à la suite d'une élection municipale partielle[33]
    Réélu pour le mandat 2020-2026
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

    En 2023, la commune comptait 2 341 habitants[Note 4], en évolution de +4,6 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    446456533509695618627750707
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    7246567546998641 009810698738
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    729728690627647644601626684
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    8297879421 3021 5511 7211 9361 9521 921
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    2 2112 2992 341------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

    Médias

    La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

    Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et couvrant l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
    Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.

    Cultes

    Culte catholique

    La communauté catholique de Soyons est rattachée à la paroisse « Saint Nicolas du Rhône », elle-même rattachée au diocèse de Viviers[38].

    Culte protestant

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    La tour penchée.
    • Les grottes préhistoriques du Trou du Renard, de Néron et de la Baume Moula-Guercy[39].
    • Temple protestant de Soyons.
    • L'église de l'Assomption de Soyons, édifiée au XIIe siècle sur un sanctuaire carolingien (authentifié par la découverte en 1975 d'une épitaphe) qui a renfermé le tombeau de saint Venance, conserve de très belles sculptures carolingiennes, restes d'un chancel à baldaquin de la première moitié du IXe siècle. L'édifice, de plan rectangulaire, possédait une abside semi-circulaire flanquée de deux absidioles. Au XIXe siècle, on changea l'orientation de l'église en perçant l'abside pour élever un clocher-porche, et on construisit une abside dans l'étroit espace compris entre l'entrée primitive et la falaise surplombant le village. Un monastère de bénédictines occupait cet emplacement : il fut détruit par les protestants en 1627 et les religieuses, emportant les reliques de saint Venance, se réfugièrent à Valence pour y créer l’abbaye Notre-Dame de Soyons.
    • Le musée archéologique présente l'histoire de la région depuis l'homme préhistorique jusqu'aux vestiges protohistoriques et gallo-romains.
    • La tour penchée inscrite à l’inventaire des monuments historiques, datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, est l’unique vestige des fortifications médiévales du plateau de Malpas.
    • Les berges du Rhône et les Lônes.
    • Parc de miniatures « Ardèche miniatures ».

    Personnalités liées à la commune

    • Marie de Valence, religieuse, née à Soyons en 1576.
    • Charles Albert d’Arnoux, dit Bertall, peintre et illustrateur, mort à Soyons en 1882.
    • François Astier (1855-1934), syndicaliste agricole et homme politique, député radical de l'Hérault.
    • Marcel François Astier (1885-1947), homme politique mort à Soyons, député de l'Ardèche, puis sénateur de 1938 à 1944.

    Héraldique

    Soyons possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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