La Baume-Cornillane

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La Baume-Cornillane
La Baume-Cornillane
Panneau d'entrée d'agglomération de La Baume-Cornillane en 2021.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Dominique Sylvestre
2020-2026
Code postal 26120
Code commune 26032
Démographie
Gentilé Balmois, Balmoises
Population
municipale
456 hab. (2023 en évolution de +2,93 % par rapport à 2017)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 28″ nord, 5° 02′ 28″ est
Altitude Min. 320 m
Max. 1 014 m
Superficie 14,42 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Crest
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Baume-Cornillane
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La Baume-Cornillane

La Baume-Cornillane est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Balmois.

Localisation

La Baume-Cornillane est située à 15 km de Crest, à 18 km de Valence.

Communes limitrophes

Rose des vents Montmeyran,
Montvendre
Montvendre Combovin Rose des vents
Montmeyran N Gigors-et-Lozeron
O    La Baume-Cornillane    E
S
Montmeyran,
Ourches
Ourches Ourches,
Gigors-et-Lozeron

Relief et géologie

La Raye depuis le Pas de la Croix, La Baume Cornillane, Drôme
Panorama depuis le Pas de la Croix : le Vercors, La Raye et la vallée du Rhône.

La commune de La Baume-Cornillane s'étage de 320 à 1 014 mètres d'altitude[1], dans la région de la Gervanne, sur les contreforts du Vercors drômois, massif calcaire constitué de roches formées par sédimentation au cours du Jurassique moyen, au fond de la Téthys alpine.

Carte de la topographie et des régions du Vercors
Carte topographique avec les régions du Vercors.

Sites particuliers[2] :

  • la Raye (1 015 m) ;
  • Pas de la Croix (872 m) ;
  • Pas du Pont ;
  • Peychotard (441 m) ;
  • Serre du Buis (441 m) ;
  • Serre Perrier (532 m).

Géologie

Le « Centre de la Pangée »

Selon le Dauphiné libéré qui évoque des déclarations de spécialistes (sans les nommer), la commune se trouverait à l'emplacement de ce qui a été le centre du très ancien continent appelé la Pangée (du grec ancien πᾶν (pân) « tout », et γαῖα (gaïa) « terre », qui devient en latin pangaea), il y a 240 millions d’années[3]. Ce continent unique a commencé à se disloquer il y a 200 millions d'années, ce qui a donné naissance à la Laurasia (au Nord) et au Gondwana (au Sud). Par la suite, les continents se séparèrent et dérivèrent.

On doit cette théorie au passionné de géologie Thierry Monod, qui avec l'aide de Charles Regimbeau a créé un vrai engouement touristique autour de cette histoire[4]. Les deux protagonistes ont choisi une formation de calcaire de la crête rocheuse près du village ("la Côte"). Elle a été basculé à la verticale lors de la création des Alpes. Ce rocher se dresse derrière les ruines du château, comme lieu symbolique du centre de la Pangée. Pour commémorer la chose, une association de pâtissiers drômois a eu l'idée d'un gâteau appelé « La Pangée » (élu meilleur biscuit de France en 2004)[5]. Le journal Le Point, ironisait, dans un article publié en 2012, sur cette prétention[6].

La théorie n'a jamais réellement été prise au sérieux. En effet, dans les bulletins municipaux, elle a été de nombreuses fois démentie[7].

Cependant, cette théorie continue de dynamiser la région. Notamment avec le restaurant associatif La Pangée et le circuit de randonné qui met en valeur le patrimoine du village, dont le centre symbolique de la Pangée [8].

Hydrographie

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants[2] :

  • la Bionne ;
  • la Peyrière ;
  • l'Ecoutay ;
  • le Rif ;
  • ruisseau de Biégaire ;
  • ruisseau de Tisserand.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[11] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Moyenne vallée du Rhône » et « Alpes du sud »[12]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 055 mm, avec 8,3 jours de précipitations en janvier et 4,8 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chabeuil à 9 km à vol d'oiseau[15], est de 13,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 873,9 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

La commune est desservie par les routes départementales D 208, D 208a et D 745[2].

Urbanisme

Typologie

Au , La Baume-Cornillane est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,7 %), terres arables (25 %), zones agricoles hétérogènes (15,7 %), prairies (10,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Le territoire de la commune se compose de trois parties : la plaine, le contrefort du massif du Vercors et la montagne.

Quartiers, hameaux et lieux-dits

Site Géoportail (carte IGN)[2] :

  • Bon Temps
  • Chalamet
  • Champ de Role
  • Champey
  • Coli
  • Ferme Bouchet
  • la Bouchesse
  • la Côte
  • la Graire
  • la Lozière
  • la Maladière
  • le Barlet
  • le Champ du Roure
  • le Coquillon
  • le Franquet
  • le Luc
  • le Mazoyer
  • le Moutet
  • le Prieuré
  • les Barlez
  • les Bayettes
  • les Bertons
  • les Bois
  • les Chainons
  • les Chollières
  • les Clabeylauds
  • les Comtes
  • les Garis
  • les Granges
  • les Maillets
  • les Marais
  • les Moulins
  • les Perrots
  • les Pialoux
  • les Pias
  • le Vieux Village
  • l'Osaret
  • Marquet
  • Olivière
  • Petit Jean
  • Terraillon
  • Théolet
  • Tisserand

Logement

Projets d'aménagement

Risques naturels et technologiques

Risques sismiques

Autres risques

Toponymie

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[19] :

  • 1298 : mention de la paroisse : cura de Balma Cornillyana (cartulaire de Léoncel, 283).
  • 1332 : Balma Cornilliana (Gall. christ., XVI, 129).
  • 1391 : La Balme Cornilhe (choix de documents).
  • 1438 : Balma Curnilhana (terrier de Montvendre).
  • 1442 : Balma Cornillana (choix de documents, 275).
  • XVe siècle : mention de la paroisse : cura Balme Cornilhane (pouillé de Valence).
  • 1527 : La Balme Cornilhane (inventaire de Saint-Apollinaire [Valence], 283).
  • 1626 : La Baulme Cournilhanne (rôle de tailles).
  • 1630 : La Beaume Cornilliane (rôle de tailles).
  • 1891 : La Baume Cornillanne, commune du canton de Chabeuil.

Non daté[réf. nécessaire] : La Baume-Cornillane.

Étymologie

Panneau du chemin des Cornillans, La Baume Cornillane, Drôme
Panneau du chemin des Cornillans, avec le blason des Cornillan

Le nom de Balma Cornillane serait apparu en 1305 alors qu'Albert de Cornillan était seigneur de cette terre. Ses armoiries portent trois corneilles (du latin populaire cornicula) (voir plus bas : paragraphe héraldique).

La Baume Cornillane (Balma cornillana) doit son nom à la présence d’une grotte (balme / baume) dite de la Dame, cette Dame étant Catherine de Cornillan, grande famille de seigneurs locaux dont les armes sont trois corneilles[20].

Histoire

Préhistoire

Dans son étude historique[21], Théophile Vernier consigne que des vestiges archéologiques, fragments de silex taillés en pointes de flèches, en haches et en couteaux, retrouvés aux alentours de la grotte et dans les champs voisins prouvent une occupation humaine du site depuis l'âge de pierre.

Antiquité

Dans son étude historique[21], Théophile Vernier affirme que le village gallo-romain, dont on a retrouvé des vestiges (tuiles, poteries, cimetière), s'est peu à peu converti à la foi chrétienne, comme en témoigne l'épitaphe de Constantinus (sous-diacre), une inscription datée du VIe siècle, gravée sur une pierre de l'ancien prieuré. Une première église aurait donc été bâtie vers l'an 500.

Du Moyen Âge à la Révolution

Au Moyen Âge, le village s'établit autour d'une église paléochrétienne qui devient un prieuré clunisien de Marcigny sous le vocable de Saint-Étienne. Le second village, fortifié, s'établit vers l'an 1100 sur la hauteur, autour du donjon dont on peut voir les vestiges[21].

Les Cornilhan, ou Cornillan, sont les premiers seigneurs du lieu[21].

La seigneurie[19] :

  • Au point de vue féodal, La Baume-Cornillane était une terre des comtes de Valentinois.
  • Possession, seigneurie des Cornillan.
  • Milieu XVIe siècle : passe (par mariage) aux Eurre.
  • 1579 : passe (par héritage) aux Alrics.
  • 1685 : passe (par héritage) aux Berton de Crillon, derniers seigneurs.

Refuge des Vaudois puis des protestants[22].

XVIe siècle : Catherine de Cornillan, dernière descendante des Cornillan (ou Cornilhan), adopte la religion réformée en 1562. Dans son testament du , elle demande à sa descendance d'associer son nom à celui de leur père Thierry d'Urre (Eurre), d'entretenir la réforme protestante sur ses terres et d'être inhumée dans le temple. Une grotte porterait son nom, « la Grotte de la Dame »[réf. nécessaire].

Introduit dans le midi de la France au XVe siècle, le mûrier, dit «l'arbre d'or», très répandu à La Baume-Cornillane au XVIe siècle, apporte aisance à plusieurs foyers[21].

1589 (démographie) : 100 familles[19].

1789 (démographie) : 130 chefs de famille[19].

Avant 1790, la Baume-Cornillanne était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence et de la sénéchaussée de Crest.
Elle formait une paroisse du diocèse de Valence. Son église était sous le vocable des Saints-Philippe-et-Jude et les dîmes appartenaient au prieur du lieu qui présentait à la cure[19].

De la Révolution à nos jours

En 1790, la commune fait partie du canton de Chabeuil[19].

La nouvelle répartition de la propriété conduit au déplacement du vieux village dans la plaine au XIXe siècle[21]. Les progrès de l'agriculture apporte prospérité à de nombreux foyers.

L'agriculture et l'élevage restent jusqu'à ce jour la ressource principale de l'économie locale.

Politique et administration

Tendance politique et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 ?    
1908 1912 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 Louis Blache    
1995 2001 René Soulat    
2001 2008 René Soulat   maire sortant
2008 2014 René Soulat   maire sortant
2014 2020 Jean Meurillon   retraité
2020 en cours
(au 20 janvier 2021)
Dominique Sylvestre (mr.)[23][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux

Politique environnementale

Finances locales

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2023, la commune comptait 456 habitants[Note 3], en évolution de +2,93 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
478322401535560559543539506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
512503458451482448401406388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369357386338327305277271230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
240203186245321396430438448
2014 2019 2023 - - - - - -
449452456------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Les communes de la Baume Cornillane et d'Ourches fonctionnent en Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI) depuis 1983. Les classes de petites et moyennes sections sont accueillies à Montmeyran. Ourches accueille les enfants de la grande section au CP et La Baume accueille les enfants du CE1 au CM2.

Les collégiens sont accueillis au collège Marcelle Rivier de Beaumont les Valence. Pour le lycée, l’établissement dont dépend la commune est la Cité scolaire Algoud/Laffemas à Valence[28].

Santé

Manifestations culturelles et festivités

Le terrain devant la Grotte de la Dame est un lieu de rassemblement pour les joueurs de didgeridoo[réf. nécessaire].

Loisirs

Sports

Médias

Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :

  • Presse écrite
    • Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « Valence - Drôme » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
    • L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
    • Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
  • Presse audio-visuelle
    • Ici Drôme Ardèche est une radio publique diffusée sur tout le territoire du département de la Drome.

Cultes

L'église paroissiale et la communauté catholique de la commune relèvent de la Paroisse Sainte Famille du Crestois dont la maison paroissiale est située à Crest. Cette paroisse est rattachée au diocèse de Valence[29].

Économie

Agriculture

En 1992 : céréales, arbres fruitiers, ovins, caprins, porcins[22].

Tourisme

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

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