Stade Amahoro
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| Surnom |
Stade national Amahoro |
|---|---|
| Adresse |
District de Gasabo, Kigali, Rwanda |
| Ouverture |
1986 |
|---|---|
| Rénovation |
2011-2016, 2022-2024 |
| Extension |
2022-2024 |
| Clubs résidents | |
|---|---|
| Propriétaire |
Gouvernement du Rwanda |
| Surface |
gazon hybride |
|---|---|
| Capacité |
45 508 |
| Coordonnées |
|---|
Le stade Amahoro (en kinyarwanda amahoro, « paix ») est un stade multi-usages situé dans le district de Gasabo à Kigali, capitale du Rwanda[1]. Il constitue le principal stade national du pays et accueille les matches de l'équipe nationale de football, des clubs de Kigali, des compétitions d'athlétisme et divers événements publics[2]. Sa capacité est portée à 45 508 places après une rénovation importante achevée en 2024[3].
Pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, le stade devient un site protégé par la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR) et sert de refuge à plusieurs milliers de personnes principalement tutsi[4],[5].
Le stade se trouve dans le secteur de Remera, à proximité de la BK Arena et d'autres installations sportives, à quelques kilomètres à l'ouest de l'aéroport international de Kigali[6]. L'enceinte comprend une pelouse en gazon hybride entourée d'une piste d'athlétisme, des tribunes à deux niveaux entièrement couvertes et des locaux pour les équipes, les médias et les spectateurs[7]. Le nom Amahoro signifie « paix » en kinyarwanda[8],[9].
Histoire
Construction et mise en service
La construction du stade commence en 1984 dans le cadre d’un projet financé et réalisé avec l’appui de la China Civil Engineering Construction Corporation[10],[2]. L’enceinte est achevée à la fin des années 1980 pour un coût d’environ 21 millions de dollars américains et inaugurée en 1986[2]. La capacité initiale est alors d’environ 25 000 places[11].
Rôle pendant la guerre civile et le génocide de 1994
En 1993, le stade est choisi comme quartier général de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (MINUAR), déployée pour superviser les accords d'Arusha qui mettent fin à la guerre civile rwandaise[12],[8]. Après l'attentat contre l'avion du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 et le déclenchement du génocide des Tutsi, des milliers de civils cherchent refuge dans les locaux de la MINUAR installés au stade[4],[2]. L’enceinte est alors déclarée « site protégé » par l’ONU et accueille jusqu’à environ 12 000 personnes déplacées, en majorité tutsi, dans des conditions précaires[2].
Rénovations et modernisation
Une première phase de rénovation intervient au début des années 2010 afin d’adapter le stade aux exigences de la Confédération africaine de football en vue du Championnat d’Afrique des nations 2016 organisé au Rwanda[13]. Le Stade Amahoro accueille alors plusieurs rencontres, dont le match d’ouverture et la finale de la compétition[14].
À partir d’août 2022, une modernisation complète est engagée et confiée au groupe turc SUMMA et à des entreprises rwandaises[8],[15]. Les travaux prévoient l’ajout d’un second niveau de tribunes, la couverture intégrale des gradins, la pose d’une pelouse en gazon hybride et la réorganisation des espaces intérieurs, ce qui porte la capacité à 45 508 places[3]. Le coût total de cette opération est estimé à environ 160 milliards de francs rwandais. La Fédération rwandaise de football, la CAF et la FIFA approuvent en juin 2024 l’homologation du stade pour l’organisation de compétitions internationales[16],[17]. Le premier match dans l’enceinte rénovée oppose APR FC à Rayon Sports le 15 juin 2024, avant une inauguration officielle par le président Paul Kagame le 1er juillet 2024.
Utilisation sportive et événements
Le stade Amahoro est le terrain principal de l’équipe nationale de football du Rwanda, surnommée les Amavubi, qui y dispute ses rencontres à domicile. Il sert aussi de stade résident aux clubs APR FC et SC Kiyovu Sports pour leurs matches de championnat et de compétitions continentales. L’enceinte accueille des tournois internationaux, comme le Championnat d’Afrique des nations 2016 et diverses rencontres de qualification de la Coupe d’Afrique des nations et de la Coupe du monde[14]. Le stade sert aussi de cadre à des cérémonies nationales, à des rassemblements religieux et à des concerts[8].
