Stade Kamarampaka

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Surnom
Stade de Rusizi
Pays
Adresse
Kamembe, district de Rusizi, province de l'Ouest
Clubs résidents
Stade Kamarampaka
Façade arrière du stade; Août 2025
Généralités
Surnom
Stade de Rusizi
Pays
Adresse
Kamembe, district de Rusizi, province de l'Ouest
Utilisation
Clubs résidents
Équipement
Capacité
4000[2].
Localisation
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Rwanda
(Voir situation sur carte : Rwanda)

Le stade Kamarampaka, aussi appelé stade de Rusizi, est un stade multi-usages situé à Kamembe, dans le district de Rusizi, dans la province de l'Ouest du Rwanda.

Il accueille des rencontres de football, des compétitions sportives et des événements de district, et a servi de lieu de massacres pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994[3],[4].

Le stade se trouve à Kamembe, centre urbain du district de Rusizi, au sud du lac Kivu et à proximité immédiate de la frontière avec la République démocratique du Congo[5]. Il est situé près du siège du district de Rusizi, du palais de justice, de la prison et de la cathédrale de Cyangugu, ainsi que du mémorial du génocide de Kamembe[6],[7].

Le stade offre une capacité d'environ 4 000 places assises et sert de terrain à des clubs locaux et à des compétitions nationales[8].

Usages sportifs

Le stade Kamarampaka est le terrain où évolue le club de football Espoir FC, qui participe au championnat rwandais[9]. Plusieurs rencontres de la ligue nationale de football y sont organisées chaque saison, ainsi que des compétitions régionales[10].

Le site accueille aussi des rencontres de rugby dans le cadre des compétitions nationales organisées par la fédération rwandaise de rugby[11].

Rôle pendant le génocide contre les Tutsi

En avril 1994, le stade devient un lieu de regroupement forcé pour les Tutsi et certains Hutu modérés fuyant les massacres dans la préfecture de Cyangugu. Des autorités préfectorales et judiciaires y transfèrent des réfugiés depuis des écoles et des paroisses de la région, sans prévoir d'abri, de nourriture ni d'accès à l'eau, ce qui provoque des décès par faim, déshydratation et maladie[12].

Des documents judiciaires et des rapports d'enquête mentionnent le rôle de responsables administratifs et militaires de Cyangugu dans la sélection et le transfert de réfugiés hors du stade, suivis de leur exécution dans des lieux voisins, en particulier à Gatandara[13],[14].

Un rapport du ministère rwandais des Finances, consacré à ses agents tués en 1994, revient sur le parcours de plusieurs fonctionnaires arrêtés, regroupés à la cathédrale de Cyangugu puis conduits au stade Kamarampaka, avant d'être tués à Gatandara et jetés dans des fosses communes[15].

Des témoignages recueillis par des organisations de mémoire et des associations de rescapés décrivent la présence de milliers de Tutsi au stade, soumis à des conditions de détention très dures, à des enlèvements et à des massacres de masse au cours du mois d'avril 1994[16],[17].

Période post-génocide et mémoire

Notes et références

Voir aussi

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