Stand Speak Rise Up!
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| Stand Speak Rise Up! | |
| Situation | |
|---|---|
| Type | Organisation à but non lucratif |
| Domaine | Protection des droits humains |
| Siège | Luxembourg |
| Site web | https://www.standspeakriseup.lu/fr/accueil/ |
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Stand Speak Rise Up! est une association fondée en 2019 par María Teresa Mestre Batista, Stéphane Bern et Chékéba Hachemi. L’association vise à dénoncer les violences sexuelles lors des conflits, d'en limiter la propagation et de soutenir les survivantes dans leur reconstruction[1].
En 2024, Stand Speak Rise Up! finance 13 projets dans neuf pays, notamment en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, à Cuba, en Éthiopie, en Irak, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Somalie et en Ukraine[2].
Son conseil d’administration est composé de personnalités telles que le docteur Denis Mukwege[3], Muhammad Yunus ou encore Pramila Patten[4].
Violences sexuelles dans les zones de conflit
L’association a pour objet de dénoncer l’utilisation du viol comme arme de guerre, de contribuer à la prévention de ces violences et d’accompagner les victimes dans leur reconstruction ainsi que dans leurs démarches juridiques[5]. Elle intervient à la fois comme relais d’expression des survivantes et comme acteur de sensibilisation et de plaidoyer auprès des instances nationales et internationales[6].
Dans certains contextes de conflit ou d’instabilité, le viol est utilisé comme moyen de pression et de contrôle sur les populations civiles[7]. Ces violences peuvent entraîner des conséquences à long terme sur les personnes concernées, notamment sur la santé physique et psychologique, ainsi que sur leurs conditions de vie et leur intégration sociale[8]. Elles peuvent également affecter les structures sociales locales, en modifiant les dynamiques familiales, communautaires et économiques[9].
L’accès à la justice pour les survivantes demeure souvent difficile en raison d’obstacles juridiques, sociaux et institutionnels. Malgré des évolutions observées ces dernières années, la mise en œuvre de dispositifs adaptés aux besoins des victimes reste un enjeu à l’échelle internationale[10].
Reconnaissance du statut des enfants nés du viol
La question des enfants nés de viols en contexte de conflit fait partie des enjeux associés à la lutte contre les violences sexuelles. Ces enfants peuvent rencontrer des difficultés d’accès à une reconnaissance juridique, à des droits fondamentaux et à une intégration sociale. Ils font fréquemment l’objet de stigmatisation et de discriminations[11].
Depuis 2019, plusieurs évolutions ont été relevées. La résolution 2467 du Conseil de sécurité des Nations unies mentionne les risques spécifiques auxquels sont exposés les enfants nés de violences sexuelles en période de conflit et souligne l’importance d’une prise en charge adaptée par les États[12].
En Bosnie-Herzégovine, l’octroi du statut de victime civile de guerre aux enfants nés de viols de guerre leur permet d’accéder à certains droits, notamment en matière de réparation[13].