Statkraft
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| Statkraft AS | |
Logo et siège social norvégien de Statkraft (2016). | |
| Création | 1895 |
|---|---|
| Forme juridique | Société Anonyme |
| Slogan | Pure Energy |
| Siège social | Oslo |
| Direction | Christian Rynning-Tønnesen, PDG |
| Actionnaires | État norvégien 100 % |
| Activité | Production d'électricité Distribution d'électricité |
| Produits | Électricité |
| Société mère | Statkraft AS |
| Filiales | Statkraft Industrial Holding (d) Statkraft Energi (d) |
| Effectif | 7 000 (2025) |
| Organisation norvégienne | 987059699 |
| TVA européenne | NO987059699MVA |
| Site web | statkraft.com |
| Fonds propres | 10,2 milliards d'euros (2019)[1] |
| Chiffre d'affaires | 4,9 milliards d'euros (2019)[1] |
| Résultat net | 4,6 milliards d'euros (2025) |
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Statkraft est une entreprise publique norvégienne[2] exerçant dans le domaine des énergies renouvelables qui emploie 7 000 personnes dans 20 pays. Sa production d'électricité provient à 97 % d'énergies renouvelables.
Premier producteur d’hydroélectricité en Europe avec une production globale[3] de 60,2 TWh en 2022 pour 20 500 MW de capacité installée, le groupe exploite et gère près de 391 centrales et barrages hydroélectriques répartis dans 16 pays sur divers continents. Ses activités couvrent les secteurs suivants :
1) la production via l'énergie hydroélectrique, cœur historique de l'activité (335 centrales - 14GW), la production éolienne (19 parcs - 1 347 MW), la production biomasse et solaire (49 MW) et la production via des centrales à cycle combiné gaz (2 390 MW).
2) la production et la distribution de chaleur via un réseau de chauffage urbain en Norvège (22 centres - 869 MW).
3) les activités de négoce d’électricité, de commercialisation de l'électricité produite pour le compte de tiers (agrégation de parc diffus). Depuis 2013, le groupe est leader européen de l'agrégation avec plus de 1 000 parcs éoliens et solaires regroupés au sein d’une « centrale virtuelle » dont la capacité cumulée atteint plus de 10 000 MW.
Statkraft trouve ses origines dans l'achat de la chute d'eau de Paulenfoss en 1895. Statkraft était une entreprise intégrée du secteur électrique intégrant l'ensemble des métiers (cas du transport et de l'ingénierie jusqu'à la fin des années 1980). Précurseur de l'ouverture européenne à la concurrence des marchés de l'électricité, la Norvège a en effet privilégié une organisation basée sur l'efficacité des marchés pour optimiser l'utilisation des actifs de production détenus par plus d'une centaine de producteurs de taille diverse.
Histoire ancienne
Les premières constructions de centrales hydroélectriques de Statkraft[4] remontent à la fin du XIXe siècle, quand la puissance des chutes d'eau de la Norvège a pu être domptée[5].
En 1895, l’État norvégien a acheté la chute d’eau de Paulenfoss[6] dans le but de fournir de l’électricité au réseau ferroviaire. Cette acquisition marque le début de l’histoire de l’actuel Statkraft et le début d'une période intense d'achats de droits d'eau par le gouvernement.

La construction dans les années 1920 des centrales de Glomfjord[7], Nore et Hakavik était destinée à alimenter l’industrie, la ville d’Oslo et le rail.
Afin de réguler le secteur et d’exploiter les centrales de l’État, est créée la NVE[8] (Direction Nationale Norvégienne des Ressources en Eau et de l’Énergie) par la fusion des administrations liées à l’eau et à l’énergie.
L'après-guerre
La période d’après-guerre a constitué un renouveau pour l’hydroélectricité. Les ingénieurs de la NVE se sont lancés dans la construction d’aménagements importants tels que Tokke[9], Aura, Røssåga[10]. Le développement hydroélectrique a constitué un levier industriel pour l’État, favorisant le développement des industries électro-intensives comme l’aluminium.
En 1960, la NVE[11] est restructurée en quatre départements dont un destiné à la production et au développement hydroélectrique, appelé Statkraftsverkene. Statkraft ne prendra son nom actuel qu’en 1985 lorsqu’elle sera totalement séparée de la NVE
Seconde partie du XXe siècle
La construction de l’aménagement d’Ulla-Førre[12] contribue au développement de l'hydroélectricité norvégienne. Il est composé des plus grands barrages de Norvège, de 6 centrales totalisant 2100 MW et pouvant délivrer chaque année 4,5 TWh d’électricité au réseau de manière modulable.
La Norvège est pionnière dans la libéralisation du secteur de l’électricité[13], concrétisée en 1990 avec la nouvelle loi sur l’énergie. En 1992, Statkraft devient une entreprise commerciale et ses activités liées au transport sont séparées : Statnett est créée.
XXIe siècle
Avec la mise en service de centrales au Laos[14] et au Népal, l’entreprise s’ouvre à l’international. SN Power[15] est établie pour exploiter ces centrales. Cette filiale est détenue en partenariat avec le fond norvégien pour les pays en voie de développement (Norfund). Les investissements se poursuivent dans les années 2000, en Amérique du Sud et en Asie notamment.
En 2007, deux centrales à gaz sont mises en service en Allemagne, et en 2008, un échange d’actifs se concrétise avec E.ON[16]. Plus de soixante centrales électriques et leurs 217 salariés sont intégrés en Allemagne, en Suède et au Royaume Uni, dont 54 centrales hydroélectriques.
Statkraft a diversifié ses technologies, dans l’éolien notamment, avec la mise en service en 2002 du parc de Smøla. Des projets éoliens naissent au Royaume-Uni et en Suède avec le parc off-shore de Sheringham Shoal[17] (R-U), 317 MW, inauguré en 2012.
Avec le rachat de projets hydroélectriques en Turquie et en Albanie[18], Statkraft poursuit son développement à l’international. Les mises en service s’enchaînent en Turquie[19] avec les centrales de Çakit (2010) et de Kargi (2015).
En 2015, Statkraft continue à investir dans l’hydroélectricité avec la poursuite de son projet de Devoll en Albanie, ainsi que l’augmentation des prises de participations dans les producteurs sud-américains Pilmaquién au Chili[20], au Pérou et au Brésil[21]. En 2016, ce fut au tour de la centrale hydroélectrique de Banja en Albanie d'être mise en activité.
Les « ré-investissements » liés à la rénovation et au suréquipement des centrales scandinaves se poursuivent chaque année avec plus de 200 millions d'euros alloués en 2019. Parmi les dernières grandes opérations en date : la rénovation de 8 turbines pour les centrales de Rana et Kvilldall pour atteindre une production de 120 GWh.[réf. souhaitée]
En , Statkraft annonce l'acquisition pour 117 millions de livres de Solarcentury, entreprise spécialisée dans l'énergie solaire qui dans le même temps se débarrasse de ses activités en Afrique, et qui en dehors de l'Afrique gère une capacité de 6 GW[22].
Activités
Production d’énergie
Énergie hydraulique
Statkraft exploite 335 centrales hydroélectriques dans le monde : 226 en Norvège, 59 en Suède, 10 en Allemagne, 3 au Royaume-Uni, et le reste hors d’Europe. Statkraft possède plusieurs centrales en Amérique du Sud et en Asie. Les centrales hydroélectriques de Statkraft ont une capacité de production totale d’environ 15 800 MW.
Énergie éolienne
L’énergie éolienne est une autre source d’énergie renouvelable[23]. Statkraft est propriétaire et exploitant de 6 parcs éoliens en Norvège, 4 en Suède, 4 au Royaume-Uni[24] et 4 au Brésil, avec d'autres projets en cours (Irlande)[25].
Centrales à cycle combiné à gaz
Statkraft exploite 5 centrales à gaz en Allemagne.
Systèmes de chauffage urbain / biomasse

Le groupe gère plusieurs centrales de chauffage urbain en Norvège (24) notamment à Trondheim et Porsgrunn, ainsi que 4 centrales en Suède. Statkraft gère également en partenariat 2 centrales à biomasse[26],[27]en Allemagne.
Produits et services
- Énergies renouvelables[28] : titres de diverses sources d'énergies renouvelables, telles que des centrales hydroélectriques et des parcs éoliens de petite et grande envergure.
- Accès au marché pour compte de tiers
- Gestion de périmètres d'équilibre et service d'agrégation pour des producteurs en utilisant le principe du complément de rémunération[29].
- Gamme de produits et services dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre de l’Union européenne (EU ETS) et des différents mécanismes mis en place par le Protocole de Kyōto.
- Gaz : contrats de fourniture flexibles à long terme.

