Steenkerke a été nommé dans une bulle du pape Urbain II en 1093[3].
Le village avait une étendue nettement plus grande que de nos jours avant le XIesiècle. Depuis cette époque, son territoire a été fractionné pour former les villages de Bulskamp, Avecappelle, Eggewaartskapelle, ces deux derniers vers 1111[3].
Steenkerke aurait été le lieu d'implantation du «monastère» de Saint-Sauveur de Stenenland fondé au IXesiècle[3]. il dépendait de l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer. L'emplacement de ce «monastère», qui ne fut sans doute qu'une église, n'est pas connue, les érudits ont proposé plusieurs implantations possible, Steenkerke parait plausible[4].
Une dame nommée Ébertrude, peut-être originaire de Steenkerke aurait fondé l'église[5]. Elle meurt à Rome lors d'un voyage fait avec son fils Goibert, riche propriétaire de la région de Saint-Omer et son petit-fils Guntbert (Guntbert de Saint-Bertin)[6]. Au retour de Rome, Goibert établit une fondation le , dotant le dit monastère de nombreux biens[7].
Cette dotation initiale fut suivie de compléments faisant que 30 ans plus tard en 857, le couvent possédait des biens, estimés à deux cents hectares, dans de nombreuses localités. Ces possessions permettaient d'assurer l'entretien de 300 pauvres[7].
Le monastère de Steneland était davantage une église rurale qu'un monastère, habitée par un prêtre assisté de quelques clercs non religieux. Il est resté modeste[8].
Un inventaire dressé en 868 donne une liste limitée d'objets sacrés utilisés pour le service divin et quelques livres (missel, bibles,...)[9]
En revanche au XIVesiècle, le monastère n'existe plus, il ne figure plus dans la Chronique de Saint-Bertin établie à cette époque[10]. Il est possible qu'il ait disparu dès le courant du Xesiècle[11].
↑Chantal Zoller-Devroey, «Le domaine de l'abbaye Saint-Pierre de Corbie en Basse-Lotharingie et en Flandre au Moyen- Âge (2e partie)», Revue belge de Philologie et d'Histoire, vol.54, no4, , p.1081. (DOI10.3406/rbph.1976.3119, lire en ligne, consulté le )