Stefan Solèr
coureur en montagne suisse
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Stefan Solèr, né le , est un coureur de fond suisse spécialisé en course en montagne. Il a remporté quatre fois la Coupe internationale de la montagne et a gagné Sierre-Zinal en 1978.
| Stefan Solèr | |||||
| Informations | |||||
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| Disciplines | Course en montagne | ||||
| Nationalité | |||||
| Naissance | |||||
| Palmarès | |||||
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Biographie
Peu sportif durant sa jeunesse, Stefan commence la course à pied à l'âge de 27 ans[1]. Après avoir commencé par la course de fond sur piste et la course sur route, il s'essaie à la course en montagne, trouvant cette discipline plus variée et plus intéressante[2].
Il se révèle en 1976. Le , il remporte sa première victoire en Coupe internationale de la montagne (CIME) en s'imposant à l'ascension du Monte Faudo[3]. Le , il crée la sensation à Sierre-Zinal en récupérant la tête de course après la rapide défaillance d'Edi Hauser. Passant le premier à Chandolin avec une minute d'avance sur ses adversaires, il n'arrive pas à tenir son rythme soutenu et termine à une décevante 82e place[4],[5]. Il enchaîne avec de bons résultats en s'imposant notamment à Genève-Le Salève[6]. Terminant la saison avec quatre victoires sur huit départs, il décroche la troisième place du classement de la CIME[7].
Il confirme ses performances dans la discipline en dominant la saison 1977 de la CIME. Il aligne les victoires et abaisse notamment les records des courses de Cressier-Chaumont[8], de l'ascension du Monte Faudo[9], de Salvan-Émaney[10] et du Trophée des Dents de Morcles[11]. À Sierre-Zinal, il tente de réaliser une meilleure course que l'année précédente. Voyant l'Américain Chuck Smead partir sur un rythme soutenu, il tente de le suivre mais finit par craquer à mi-parcours. Il termine péniblement à la 65e place[12]. Il conclut la saison comme il l'avait commencé et bat également le record du parcours à Charmey-Vounetz[13]. Il remporte son premier titre de la CIME avec une confortable avance sur l'Allemand de l'Ouest Clemens Schneider-Strittmatter[14].
Fort de son titre, il assume sa position de favori et domine à nouveau la saison 1978. Il établit de nouveaux records à la course du Saut du Doubs et à l'ascension du Monte Faudo[15]. À la suite de ses deux résultats décevants, il ne fait plus partie des favoris à Sierre-Zinal[1]. Libéré de cette pression, Stefan prend le départ sur un rythme tranquille. Alors que l'Américain Chuck Smead fonce en tête, Stefan remonte petit à petit le peloton. À Ponchette, il pointe en deuxième position puis finit par doubler Chuck et remporte la victoire[16]. Poursuivant sur sa lancée, il s'assure de son deuxième titre en remportant la course Annecy-Semnoz à cinq courses de la fin de saison[17].
Après s'être essayé au marathon en remportant celui de Vendée à Saint-André-Treize-Voies en 1978[18], il diversifie ses activités et s'essaie avec succès à la course militaire en 1979. Il s'impose dès sa première apparition à la course du Toggenburg en battant le détenteur du titre Urs Heim[19]. Le , il remporte l'édition inaugurale du cross du Mont-Blanc en battant le Français Sylvain Cacciatore[20]. Il décroche son troisième titre d'affilée de champion de la CIME au terme d'une saison serrée avec son compatriote Colombo Tramonti[21].
Il connaît une saison 1980 plus compliquée voyant dans un premier temps le Suisse Daniel Oppliger s'emparer du classement général[22]. L'Italien Claudio Simi s'affirme ensuite comme le meilleur prétendant au titre[23] et confirme en remportant le titre tandis que Stefan se classe troisième[24]. Le , il décroche une nouvelle victoire de prestige en remportant la course de montagne du Kitzbüheler Horn devant l'Allemand Hans-Jürgen Eichberger et Daniel Oppliger[25].
En l'absence de Claudio Simi, Stefan se retrouve à la luttre avec Daniel Oppliger lors de la saison 1981. Parvenant à prendre la tête du classement en début de saison[26], il consolide petit à petit sa place de leader et décroche son quatrième titre avec 312 points contre 296 pour Daniel Oppliger[27],[28].
Il annonce sa retraite sportive en 1984[29] puis devient entraîneur de l'équipe nationale de course en montagne[30].
Il entame ensuite une carrière d'artiste peintre amateur de manière autodidacte. Il se spécialise dans la réalisation de croquis à l'aquarelle. Il quitte par la suite son Grison natal et déménage à Mettmenstetten[31],[32],[33].
Palmarès
| no | Course | Longueur | Départ | Temps | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1re | 24,9 km | 1 h 41 min 22 s | |||
| 1re | 18,5 km | 1 h 9 min 12 s | |||
| 2e | 14,7 km | 51 min 36 s | |||
| 1re | 24,9 km | 1 h 35 min 10 s | |||
| 1re | 24,9 km | 1 h 34 min 32 s | |||
| 2e | 11,5 km | 47 min 0 s | |||
| 1re | 31 km | 2 h 40 min 18 s | |||
| 3e | 14,7 km | 53 min 8 s | |||
| 1re | 22 km | 1 h 51 min 0 s | |||
| 1re | 12,9 km | 1 h 0 min 13 s | |||
| 3e | 14,7 km | 51 min 17 s |
Records
| Épreuve | Performance | Date | Lieu |
|---|---|---|---|
| Marathon | 2 h 27 min 2 s |