Les deux premiers vers sont divisés en deux hémistiches par une césure après la cinquième syllabe. La métrique d'une strophe alcaïque est donc la suivante (où — représente une syllabe longue, où ∪ représente une syllabe courte et où : représente la césure) :
— — ∪ — — : — ∪ ∪ — ∪ — ||
— — ∪ — — : — ∪ ∪ — ∪ — ||
— — ∪ — — — ∪ — — ||
— ∪ ∪ — ∪ ∪ — ∪ — — |||
Horace a utilisé la strophe alcaïque dans ses Odes comme on peut le voir dans cet exemple[2] :
— — ∪ — — : — ∪ ∪ — ∪ — ||
Antehac nefas, depromere Caecubum
— — ∪ — — : — ∪ ∪ — ∪ — ||
cellis avitis, dum Capitolio
— — ∪ — — — ∪ — — ||
Regina dementis ruinas
— ∪ ∪ — ∪ ∪ — ∪ — — |||
funus et Imperio parabat.
La strophe alcaïque a été adaptée en français et en anglais durant la Renaissance. C'est historiquement une forme importante dans la poésie hongroise.
Adam Mickiewicz, un poète et écrivain polonais, a utilisé la strophe alcaïque dans Ad Napoleonem III Caesarem Augustum. Ode in Bomersurdum captum[3] :
Qualis fugacem quum Amphitryonius
Cacum insequutus, belluae in occipu
Rupes ruens, fumosque et ignes
Guttur in horrisonum retundens