Stéphane Haussoulier

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Stéphane Haussoulier, né le à Saint-Valery-sur-Somme, est un homme politique français, membre des Républicains jusqu'en , puis divers droite (UDF, UMP, LR)

PrédécesseurLaurent Somon
SuccesseurChristelle Hiver
AvecSabrina Holleville-Milhat
Élection29 mars 2015
Faits en bref Fonctions, Président du conseildépartemental de la Somme ...
Stéphane Haussoulier
Illustration.
Stéphane Haussoulier en 2020
Fonctions
Président du conseil
départemental de la Somme

(4 ans, 1 mois et 4 jours)
Prédécesseur Laurent Somon
Successeur Christelle Hiver
Conseiller départemental de la Somme
En fonction depuis le
(11 ans, 1 mois et 5 jours)
Avec Sabrina Holleville-Milhat
Élection 29 mars 2015
Réélection 27 juin 2021
Circonscription Canton d'Abbeville-2
Président Laurent Somon
Lui-même
Prédécesseur Création du canton
Conseiller municipal de
Saint-Valery-sur-Somme
En fonction depuis le
(37 ans, 1 mois et 18 jours)
Élection 19 mars 1989
Réélection 18 juin 1995
18 mars 2001
16 mars 2008
30 mars 2014
15 mars 2020
Maire Pierre Dingremont
Lui-même
Daniel Chareyron
Maire de Saint-Valery-sur-Somme[1]

(19 ans, 7 mois et 22 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
15 mars 2020
Prédécesseur Pierre Dingremont
Successeur Daniel Chareyron
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Saint-Valery-sur-Somme (France)
Nationalité Française
Parti politique UDF-PR (1993-1998)
UDF (1998-2002)
UMP-LR (2002-2017)
Diplômé de Université de Picardie Jules Verne
Profession Cadre du secteur privé

Image illustrative de l’article Stéphane Haussoulier
Maires de Saint-Valery-sur-Somme
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Il est conseiller municipal de Saint-Valery-sur-Somme depuis et maire de la commune de à . Il devient également conseiller départemental de la Somme en 2015 élu dans canton d'Abbeville-2 et préside le conseil départemental de la Somme de jusqu'à sa démission en .

En , il est condamné en appel à quatre ans de prison, dont une année ferme, ainsi qu'à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, escroquerie et blanchiment d'argent et se pourvoit en cassation.

Biographie

Stéphane Haussoulier est élu conseiller municipal en 1989 et adjoint au maire un an plus tard, il devient maire de Saint-Valery-sur-Somme en 2001. Il est élu président de la communauté de communes de la Baie de Somme Sud de 1998 à 2017, puis premier vice-président de la communauté d'agglomération de la Baie de Somme depuis 2017 et réélu au même poste en 2020 à la suite des élections municipales et communautaires[2].

Il se présente une première fois aux élections cantonales de 2001 dans le canton de Saint-Valery-sur-Somme sous l'étiquette UDF mais il est battu par le candidat CPNT. Lors du renouvellement de 2008, il se présente à nouveau sous l'étiquette UMP. Arrivé deuxième mais largement devancé par le conseiller sortant, il se retire pour le deuxième tour.

En 2015, à l'occasion des élections départementales, il est élu conseiller départemental du canton d'Abbeville-2 avec Sabrina Holleville-Milhat sous l'étiquette UMP. Il devient alors deuxième vice-président du conseil départemental de la Somme chargé du développement territorial local et de la protection de l’environnement jusqu'en novembre 2020[3].

Il se rapproche du mouvement En Marche ! durant le printemps 2017 pour une possible investiture aux élections législatives, mais il refuse une rupture avec sa famille politique[4]. Il quitte finalement Les Républicains en à la suite de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti[5].

Le , il succède à Laurent Somon (devenu sénateur de la Somme) à la présidence du conseil départemental de la Somme[6]. Il démissionne alors de ses fonctions de maire mais reste premier adjoint de Saint-Valery-sur-Somme[7].

Le , il est réélu avec Sabrina Holleville-Milhat conseiller départemental du canton d'Abbeville-2. Le , il est réélu président du conseil départemental de la Somme[8].

Il a dès lors fixé plusieurs priorités pour le mandat 2021-2028, comme une meilleure inclusion des personnes en situation de handicap[9] et l'amélioration de la sécurité routière dans la Somme[10].

Il s'est également positionné au niveau national contre le développement anarchique de l'éolien dans la Somme[11], actuellement premier département de France en termes d'installations et de production d'énergie éolienne, en faisant adopter un vœu demandant au gouvernement un moratoire immédiat sur de futures installations sur ce territoire.

Le , alors qu'il est sans parti depuis 2017, il annonce soutenir Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle et participe à l’élaboration du programme du futur candidat sur l’autonomie, le handicap et les solidarités[12], ce qui provoque le mécontentement des élus LR de sa majorité départementale, son prédécesseur Laurent Somon, resté conseiller départemental, la quittant en signe de protestation[13].

Le , par décret du président de la République publié au Journal officiel, Stéphane Haussoulier est nommé au grade de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur pour son engagement en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap[14],[15].

Le 26 avril 2023, le président de la République confie à Stéphane Haussoulier une mission nationale sur l’enfance et le handicap[16], aux côtés de Lucie Carrasco[17],[18].

Affaires judiciaires

Condamnation pour favoritisme

En 2016, Stéphane Haussoulier, président du SDIS de la Somme, est soupçonné de fraude et de favoritisme pour la construction d'une caserne de pompiers[19],[20]. Il est relaxé en première instance en 2019[21], mais condamné en appel en 2021 à 5000 euros d'amende avec sursis pour favoritisme[22].

Condamnation pour diffamation

Le , Stéphane Haussoulier, ayant « humilié » publiquement l'une des salariées du Conseil départemental de la Somme, est condamné pour diffamation[23],[24].

Condamnation pour détournement de fonds publics

Un courrier adressé en mars 2022 au procureur de la République d'Amiens par l’ancien président du département, Laurent Somon, dénonce des faits délictuels s'étalant de 2015 à 2020, alors que Stéphane Haussoulier était son vice-président[25]. Cette dénonciation déclenche une enquête préliminaire et entrainent des perquisitions, garde à vue et un contrôle judiciaire[26].

En , Stéphane Haussoulier est jugé pour détournement de fonds publics, abus de confiance, escroquerie et blanchiment[27]. Il est notamment accusé d'avoir bénéficié de remboursements doubles, et parfois triples, de notes de frais de déplacements et de frais de bouche[28],[29]. Les faits reprochés s'étalent entre 2016 et 2023. Il est par ailleurs accusé d'avoir utilisé les cartes bleues mises à sa disposition dans le cadre de ses fonctions, pour régler des achats divers, sans rapport avec elles (soins en spa, soirées en cabarets et clubs de strip-tease), et pour retirer de grosses sommes d’argent[28]. Toutes les collectivités et entreprises concernées se sont portées parties civiles, sauf la commune de Saint-Valery-sur-Somme[30]. Le préjudice total est évalué à près de 370 000 [31]. Le parquet requiert deux ans de prison avec sursis ainsi que 60 000  d’amende et trois ans d'inéligibilité avec exécution provisoire[32],[33],[34]. Stéphane Haussoulier plaide le complot et la maladresse[35], les fautes « n'étant pas intentionnelles », selon lui [36],[37].

Le , le président du département de la Somme est reconnu coupable et condamné à trois ans de prison avec sursis, à 30 000  d’amende, au remboursement des sommes détournées et à trois ans d’inéligibilité, sans l'exécution provisoire requise[38]. Des élus appellent à sa démission[39],[40], dont son prédécesseur, le sénateur Laurent Somon[41], de même que France Fongueuse, Isabelle de Waziers, Sabrina Holleville-Milhat et Olivier Jardé, ces deniers démissionnant de leur poste au sein du Conseil départemental, en signe de désaveu[42],[43].

Le procès en appel requis par Stéphane Haussoulier se déroule le au tribunal d'Amiens[44]. Le parquet requiert la même peine de prison, la même inéligibilité mais une amende plus lourde 60 000 [45],[46]. La sixième chambre des appels correctionnels d’Amiens rend son arrêt le et aggrave les peines en le condamnant pour 31 délits d’abus de confiance, de blanchiment et d’escroquerie à 4 ans de prison dont un an ferme aménagé sous surveillance électronique et à 5 ans d’inéligibilité[47],[48]. Il annonce se pourvoir devant la Cour de cassation[49].

Le , quatorze élus de sa majorité lui demandent de se retirer de la présidence du conseil départemental de la Somme[50], ce qu'il fait le même jour[51]. Il est d'autre part « mis en retrait de ses responsabilités financières », dans la commune dont il fut le maire avant d'en être le premier adjoint[52]. Après sa condamnation en appel en , les élus de la majorité du conseil départemental de la Somme demandent à ce que Stéphane Haussoulier démissionne de son mandat de conseiller départemental[53].

Accusations de favoritisme

Le , le conseil départemental de la Somme est perquisitionné dans le cadre d'une enquête pour favoritisme qui porte sur des travaux d’aménagement réalisés au sein de l’hôtel de Forceville, résidence du président du Département[54],[55].

Occupation illégitime d'un logement social

Stéphane Haussoulier bénéficie à partir de 1998 d'un logement social à Paris qu'il n'occupe que de façon épisodique et loue 740 euros par mois, charges comprises, alors que ce logement aurait dû être habité comme résidence principale. Fin 2024, il déclare n'avoir « jamais été informé » que son logement était devenu conventionné[56]. La régie immobilière de la ville de Paris (R.I.V.P.) annonce engager une procédure de résiliation de bail et une assignation à comparaitre le au tribunal judiciaire de Paris[57],[58]. Elle réclame à Stéphane Haussoulier une indemnité d’occupation majorée ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral[58].

Distinctions

Synthèse des mandats et fonctions

Actuels

Anciens

Notes et références

Liens externes

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