Su Jin

poète de la dynastie Tang From Wikipedia, the free encyclopedia

Su Jin (chinois : 苏晋 ; chinois traditionnel : 蘇晉 ; pinyin : sū jìn ; Wade : su chin) (676734), est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Tang. Originaire de Lantian, dans la province de Yongzhou, il est connu pour son talent en poésie et en littérature et sa personnalité contradictoire. Il fait partie du groupe des « huit immortels livrés au vin ».

Décès
(à 58 ans)
Nom dans la langue maternelle
苏晋 (蘇晉) (Su Jin)
Nom de naissance
蘇晉 (Su Jin)
Faits en bref Naissance, Décès ...
Su Jin
Naissance
Décès
(à 58 ans)
Nom dans la langue maternelle
苏晋 (蘇晉) (Su Jin)
Nom de naissance
蘇晉 (Su Jin)
Nationalité
Activités
Autres activités
Père
Su Lang (蘇珦), haut fonctionnaire
Enfant
Su Yan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fermer

Biographie

Su Jin est le fils du haut fonctionnaire Su Lang (蘇珦). Dès son jeune âge, il est capable d’écrire des articles et son œuvre représentative Le Discours sur les Huit Trigrammes (八卦論)[a 1] est loué ainsi[1] vol.111 :

« C’est le Wang Can[a 2] des temps à venir[a 3]. »

À l’âge de vingt ans, il réussit les examens impériaux pour devenir fonctionnaire et obtient le diplôme de jinshi (doctorat d’État) avec des résultats exceptionnels dans les grands concours[2]. Su Jin occupe le poste de secrétaire du Bureau central sous le règne de l’ère Xiantian (712). Chaque fois qu’un décret impérial est rédigé, Su Jin et Jia Zeng sont chargés de le rédiger. Su Jin fait également plusieurs suggestions franches et il est très apprécié de l’empereur Tang Xuanzong qui les a souvent adoptées. Il est nommé érudit de l’Académie des lettres[3],[4].

Par la suite, il est nommé gouverneur de la province de Sizhou, mais il demande à démissionner pour s’occuper de son père, Su Lang, qui est âgé. L’empereur accepte sa demande[4]. Après le décès de son père, Su Jin assume le poste de vice-ministre du ministère des Finances et hérite du titre de duc de Henei[5]. En 726, il est promu vice-ministre du ministère des Affaires civiles et supervise les sélections des fonctionnaires[1] vol. 111 ce qui lui permet de promouvoir des personnalités talentueuses[a 4]. Suite à une affaire avec le secrétaire d’État et général Pei Guangting, Su Jin est envoyé en mission à Ruozhou comme gouverneur. Il est transféré au poste de gouverneur de Wei Zhou puis promu au rang de « Grand maître de la Lumière et du Faste, de grade Argent et Azur »[a 5]. Ensuite, il entre à la cour et atteint le poste élevé au sein de la cour impériale, soit assistant du prince héritier[3]. Il meurt en 734, à l’âge de 58 ans.

Huit immortels livrés au vin

Su Jin est appelé avec sept autres poètes les « huit immortels livrés au vin »[a 6],[4]. Le poète Du Fu, dans Le Chant des Huit Immortels du Vin, décrit Su Jin avec les vers suivants :

« Su Jin, jeûne longuement devant son Bouddha brodé
il aime souvent fuir la méditation lorsqu’il est ivre[a 7] »

, illustrant la personnalité unique, à la fois dévouée au vin et au bouddhisme de Su Jin.

Poésie

  • 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang): cette anthologie comprend deux poèmes de Su Jin[1] vol. 111 .

Poème

En passant chez Jia Liu (過賈六)

Chinois

主人病且閑,
客來情彌適。
一酌復一笑,
不知日將夕。
昨來屬歡游,
於今盡成昔。
努力持所趣,
空名定何益.

Traduction libre

Le maître est malade et au repos,
Voit son humeur s’épanouir quand un ami arrive.
Une coupe de vin, un rire partagé,
Sans s’apercevoir que le jour décline.
Hier encore, nous goûtions aux plaisirs des promenades,
Mais aujourd’hui tout cela appartient au passé.
Efforce-toi de cultiver ce qui te plaît,
Car à quoi sert donc la vaine renommée ?

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI