Substitut du lait maternel

produit de remplacement partiel ou total du lait maternel From Wikipedia, the free encyclopedia

Un substitut du lait maternel, plus communément appelé lait artificiel, lait maternisé, préparation infantile, ou encore préparation pour nourrisson, désigne « tout aliment commercialisé ou présenté de toute autre manière comme produit de remplacement partiel ou total du lait maternel, qu’il convienne ou non à cet usage » (OMS 1981)[1]. Le premier substitut du lait maternel a été créé en 1865 par Justus von Liebig. La plupart des substituts du lait maternel sont aujourd'hui à base de lait de vache. Il existe des boissons pour nourrisson à base de riz ou de soja.

Lait artificiel

Les fabricants déclarent que les préparations pour nourrissons sont conçues pour s'inspirer approximativement du lait de la mère environ un à trois mois après l'accouchement ; cependant, il existe des différences significatives dans la teneur en nutriments de ces produits[2]. Les préparations pour nourrissons les plus couramment utilisées contiennent du lait de vache purifié[3],[4], du lactosérum et de la caséine comme source de protéines, un mélange d'huiles végétales comme source de matières grasses, du lactose comme source d'hydrates de carbone, un mélange de vitamines et de minéraux, et d'autres ingrédients selon le fabricant[5]. Les préparations modernes pour nourrissons contiennent également des oligosaccharides du lait maternel, qui sont bénéfiques pour le développement immunitaire et un microbiote intestinal sain chez les nourrissons[6]. En outre, il existe des préparations pour nourrissons qui utilisent le soja comme source de protéines au lieu du lait de vache (principalement aux États-Unis et au Royaume-Uni) et des préparations qui utilisent des protéines hydrolysées en leurs acides aminés constitutifs pour les nourrissons qui sont allergiques à d'autres protéines. La diminution de l'allaitement maternel dans de nombreux pays s'est accompagnée d'un recul de l'âge moyen d'introduction des préparations pour nourrissons (y compris le lait de vache), entraînant une augmentation de l'utilisation des préparations pour nourrissons entre 3 et 12 mois[7],[8],[9].

L'utilisation de préparations pour nourrissons dans les pays économiquement moins développés est associée à des résultats sanitaires moins bons en raison de la prévalence de conditions de préparation insalubres, y compris le manque d'eau propre et d'équipement de désinfection[10],[11].

Un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en 2001 indique que les aliments pour bébés préparés conformément aux normes applicables du Codex Alimentarius constituent un aliment complémentaire sûr et un substitut adéquat au lait maternel[12].

Histoire

Tout au long de l'histoire, les mères qui n'ont pas pu allaiter leurs bébés les ont confiés à une nourrice à domicile pour les familles les plus aisées ou les ont envoyé chez des nourrices à la campagne pour les classes sociales moins favorisées. Moins fréquemment, elles donnaient aux nourrissons des laits artificiels préparés par elles-mêmes, le plus souvent à base de lait cru mal conservé, ce qui provoquait la mort de nombreux bébés[13].

Le développement de la pasteurisation, du biberon muni d'une tétine en caoutchouc, le travail des femmes exercé de plus en plus en dehors du cadre familial et l'évolution des mentalités ont amené progressivement au cours du XIXe siècle à employer de préférence ces laits artificiels à base de lait d'animal, de farine de céréales et de sucre. Ces préparations étaient encore mal formulées, entraînant des infections gastro-intestinales et des déshydratations aiguës ou toxicoses[14].

Professeur de chimie, Justus von Liebig imagine un substitut de lait maternel pour deux de ses petits-enfants qui ne sont pas allaités naturellement. Analysant la composition chimique du lait humain et du lait de vache, il crée en 1865 le premier « lait artificiel pour nourrisson », mélange à partir de farine de blé, d'extrait de malt et de bicarbonate de potasse devant être délayé dans de l'eau et du lait de vache écrémé. Dès 1866, Henri Nestlé conçoit une farine lactée sur le même principe que Justus von Liebig et la commercialise en 1867 avec plus de succès que son prédécesseur, succès à l'origine du groupe d'industrie agroalimentaire Nestlé[15].

Recommandations de l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l'allaitement exclusif au sein les six premiers mois et une diversification de l'alimentation avec poursuite de l'allaitement jusqu'à deux ans ou plus[16]. Le lait infantile, fabriqué en conformité avec les règles sanitaires du Codex Alimentarius, est ensuite décrit comme substitut adéquat au lait maternel[17], en complément de l'alimentation solide.

Sécurité sanitaire

Contamination à la toxine céréulide (2025, 2026)

Première détection

Fin novembre 2025, des contrôles de routine dans une usine de laits infantiles Nestlé aux Pays-Bas, détectent la présence de toxine céréulide dans des échantillons de produits. En l’absence de réglementation sur la limite maximale pour la céréulide, aucun rappel n'est effectué mais des analyses complémentaires en laboratoire sont effectuées. Les résultats, reçus début décembre 2025, confirment la présence de céréulide dans les produits concernés mais non encore distribués[18].

Toxine céréulide

La céréulide est une toxine émétique (causant des vomissements) produite par la bactérie Bacillus cereus et susceptible de provoquer des troubles digestifs graves chez le nourrisson. Il s’agit d’une toxine thermorésistante, très difficile à éliminer. Les troubles liés à l'absorption de céréulide se manifestent dans les 30 minutes à six heures après l'ingestion par des nausées soudaines, des vomissements et des douleurs d’estomac, plus rarement des diarrhées. Chez les bébés, l'exposition à cette toxine peut altérer l’équilibre électrolytique de l’organisme et entraîner une déshydratation sévère. Chez les nourrissons de moins de six mois, les symptômes gastro-intestinaux peuvent rapidement entraîner des complications graves[19]. La réglementation européenne interdit de commercialiser des produits s’ils exposent la santé des enfants.

Signalement

Le 9 décembre 2025, Nestlé informe les autorités des Pays-Bas où est implantée l'usine. La Commission européenne et tous les pays potentiellement concernés dont la France sont informés le 10 décembre. C’est à partir de cette date qu’est lancée dans plusieurs pays une première séquence de rappels de ces lots suspects, dont certains sont déjà commercialisés depuis plusieurs mois[20]. Un premier rappel de précaution est lancé sur des laits en poudre pour bébés des marques Guigoz[21] et Nidal[22], concernant des lots produits depuis l’installation de l’équipement concerné dans cette usine des Pays-Bas[18]. Ce premier rappel représente 25 lots commercialisés dans 16 pays européens.

La date de l'alerte aux autorités européennes fait l'objet d'une controverse, le groupe agroalimentaire suisse démentant celle du 10 décembre et fixant au 23 décembre seulement la première détection de la cause de la contamination à la céréulide dans une huile riche en ARA. Le 29 décembre, soit six jours après cette détection, le géant agroalimentaire informe son fournisseur d’ARA, l’entreprise chinoise Cabio Biotech, qui fournit de nombreux fabricants de laits dans le monde. Ces derniers sont informés le lendemain par l’intermédiaire des associations professionnelles. L'indication d'une contamination d’un lot d’huile riche en ARA est communiquée par Nestlé aux autorités de différents pays concernés à partir du 2 janvier 2026, et au ministère de l’agriculture français le 5 janvier. Cependant la contamination d’autres lots de cette matière première, issus du même fournisseur, n’est connue qu'ultérieurement, provoquant un échelonnement des rappels par les autres producteurs d'aliments infantiles industriels[18],[20].

Retraits

Le 5 janvier 2026, Nestlé organise des rappels de laits issus d’autres usines Nestlé, dont une dizaine sont concernées par les contaminations selon l’ONG Foodwatch. Ces rappels massifs concernent plus de 800 marques commercialisées par Nestlé et font l'objet d'un vaste rappel notamment en France et en Autriche[23].

Le 21 janvier 2026, pour des raisons similaires, la firme Lactalis procède à un rappel de lots de lait infantile de la marque Picot, commercialisés en France en pharmacie et en grande distribution et la procédure est appliquée à des lots exportés dans 18 pays[24]. Des lots Lactalis incriminés sont identifiés en France dans l’usine de Craon, en Mayenne. En 2017, cette usine de la multinationale avait déjà tardé à détecter et retirer de la vente du lait infantile contaminé à la salmonelle[24]. Dans la seconde quinzaine de janvier d’autres fabricants comme Danone, Vitagermine, Hochdorf en Suisse ou Granarolo en Italie procèdent également à des rappels.

Conditions de production de l'ARA

Dans tous ces laits infantiles contaminés, les analyses relient la présence avérée de la toxine céreulide à l’incorporation d’acide arachidonique, un acide gras poly-insaturé de la famille des oméga-6, utilisé comme complément alimentaire dans les préparations pour nourrissons. En raison d’un niveau de preuve jugé insuffisant, l'ajout d’acide arachidonique dans les préparations infantiles n'est pas obligatoire, contrairement au DHA, dont le règlement dans l'Union Européenne impose depuis 2020 un apport entre 14 et 35 mg/100 ml dans les préparations infantiles[25]. Mais de nombreux industriels incluent également l’acide arachidonique dans leurs préparations, conjointement au DHA et dans un rapport à celui-ci supérieur à 1[26].

Dans l'agroalimentaire, l'acide arachidonique de synthèse est commercialisé sous la forme d'un composant majoritaire d'une huile à concentration élevée en ARA (RAO, Refined Arachidonic Acid-Rich Oil), une huile dite « fongique », car issue de cultures isolées d'un champignon Mortierella alpina et d'une fermentation microbienne. L'huile obtenue ainsi est raffinée et additionnée d'antioxydants et le produit final dilué avec de l'huile de tournesol raffinée afin d'obtenir la concentration désirée en ARA. Ce composé n'est pas directement commercialisé aux consommateurs, mais vendu à des firmes qui l'incorporent dans les préparations pour nourrissons[27].

La capacité à détecter la toxine céréulide dans l'huile chargée en acide arachidonique dépend de la manière dont cette huile a été incorporée dans la poudre de lait. Les analyses ne font pas remonter les mêmes taux de toxine dans la poudre de lait selon que l’huile est ajoutée sous forme liquide ou encapsulée. En fonction des méthodes d’incorporation, la toxine ne peut être détectée que dans le lait reconstitué avec de l'eau[24]. Le traçage a permis de déterminer que l'acide arachidonique contaminé est produit par un seul et même fournisseur en Chine. La société Jiabiyou, Cabio Biotech à l’international, fondée en 2004 et dont le siège se trouve à Wuhan, est la principale productrice chinoise de ce type d’huiles. Elle fournit ce complément alimentaire à l'acide arachidonique à de nombreux fabricants de lait infantile aussi bien au niveau local que mondial[28],[29].

Le 25 février 2026, la Commission Européenne édicte des mesures d’urgence[30] avec un contrôle temporaire de l’entrée dans l’Union d’huile d’acide arachidonique originaire de Chine[31].

Enquêtes en France

Le 22 janvier 2026, deux enquêtes pénales sont ouvertes en France après la mort de nourrissons à Bordeaux et à Angers pour vérifier si un lien de causalité entre cette contamination et les décès, les deux bébés ayant consommé du lait de la marque Guigoz des lots ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination à la toxine céréulide[32].

À la date du 2 février 2026, les différentes agences régionales de santé françaises (ARS) ont fait remonter une quarantaine de signalements, dont onze hospitalisations de bébés échelonnées entre le 7 et le 31 janvier 2026. Sur ces onze hospitalisations, cinq impliquaient une consommation par les bébés concernés de lait contaminé par la céréulide, sans qu'un lien entre leur état de santé et l'exposition à la toxine concernée soit formellement établi[33].

Plaintes de Foodwatch

Le 23 janvier 2026, l'ONG Foodwatch dépose plainte contre X pour faire toute la lumière sur ces rappels en France, des rappels de produits ayant également été effectués dans plus de 60 pays, alors qu'en décembre 2025, moins de 20 pays étaient concernés. Contrairement aux recommandations des industriels qui préconisent de prendre en photo les boîtes de lots contaminés puis de les jeter, l'ONG indique aux parents qu'il est important de garder les boîtes elles-mêmes comme preuves[34].

Nouveau taux maximum de céréulide

La dose de référence aiguë (Acute Reference Dose (ARfD)[35], à savoir la quantité maximale pouvant être ingérée sans danger en une seule journée, était jusqu'alors fixée pour la céréulide à 0,03 microgramme par kilogramme de masse corporelle chez les nourrissons. Ce seuil s'alignait sur la valeur la plus basse connue dans la littérature scientifique par des travaux publiés en 2013 par l’Institut de santé publique des Pays-Bas (RIVM)[36].

Le 28 janvier 2026, après des rappels massifs en Europe de laits infantiles contaminés à la céréulide, la Commission européenne organise une réunion de coordination des autorités compétentes de l’Union européenne et saisit en urgence l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour établir de nouveaux seuils de présence de la toxine. Les scientifiques de l’EFSA établissent qu’une concentration supérieure à 0,054 microgramme de céréulide par litre dans les laits infantiles premier âge (bébés âgés de moins de 16 semaines) ou supérieure à 0,1 microgramme par litre dans les laits deuxième âge, sont susceptibles d'entraîner un dépassement de la dose de référence aiguë et de provoquer des effets dangereux pour la santé. L’EFSA recommande alors une dose journalière admissible aiguë de 0,014 microgramme par kilo de poids corporel pour le céréulide chez les nourrissons. Le 30 janvier 2026, la France anticipe les nouvelles recommandations de l'EFSA et abaisse le seuil pour la toxine céréulide dans les laits infantiles à 0,014 μg de céréulide par kilogramme de masse corporelle, un niveau de sécurité renforcé par rapport au seuil de 0,03 μg par kilogramme de masse corporelle jusqu’ici appliqué et qui peut entraîner de nouveaux retraits et rappels de produits[37].

Le 2 février 2026, l'EFSA publie officiellement un communiqué sur les conclusions de l'évaluation rapide des risques liés à la dose aiguë de référence (DARf) de céréulide chez les nourrissons demandée par la Commission européenne et confirme le seuil maximum de 0,014 μg de céréulide par kilogramme de masse corporelle pour la toxine céréulide dans les laits infantiles. L’EFSA indique également qu'une concentration de céréulide supérieure à 0,054 microgramme par litre dans un lait premier âge ou supérieure à 0,1 microgramme par litre dans un lait deuxième âge est susceptible d'entraîner un dépassement des niveaux de sécurité[38].

Le seuil de 0,014 microgramme par kilo de poids corporel pour le céréulide chez les nourrissons est la dose journalière admissible aiguë au-delà de laquelle l'ingestion peut présenter une effet dangereux pour la santé. Bien que le franchissement de ce seuil ne conduise pas nécessairement à des troubles, un produit dépassant la dose aiguë de référence ne doit pas être consommé et fait l'objet d'un retrait[39] et d'un rappel simultanés[37].

Rappel de produits

Europe

L'EFSA, Autorité européenne de sécurité des aliments, informe sur le statut du rappel mondial de précaution de produits nutritionnels pour nourrissons à la suite de la détection de la toxine céréulide de Bacillus cereus. Ces rappels concernent des produits vendus à la fois en Europe et dans des pays en dehors de l'Europe. Les rappels et retraits préventifs lancés en décembre 2025 se poursuivent en janvier 2026 à titre de mesure préventive de santé publique[19].

Pour connaître le statut sanitaire d'un substitut du lait maternel et son état de commercialisation dans un pays donné, consulter la page de notifications du RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed), le réseau d’alerte rapide européen pour l’alimentation humaine et animale[40] avec une recherche sur le terme « cereulide ». Chaque rappel de produit porte également des mentions sur les différents pays dans le monde où le produit a été commercialisé, le degré de gravité des risques sanitaires potentiels et les suivis d'alerte[41].

Belgique

AFSCA - Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire : Rappels de laits infantiles[42].

France

Portail Rappel conso, aliments pour bébés[43].

En mars 2026, il est annoncé qu'une mission parlementaire « flash » doit être lancée fin mars 2026 afin d’évaluer la gestion par l’État français de l’affaire des laits infantiles potentiellement contaminés par la toxine céréulide. Cette mission vise à examiner la réaction des autorités publiques face à cette alerte sanitaire[44],[45].

Luxembourg

Sécurité alimentaire - Rappels de grande ampleur de produits de laits infantiles[46]. - Information des alertes alimentaires à l’étranger[47].

Suisse

OSAV, Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. Mises en garde et rappels, préparations pour nourrissons contaminées par de la céréulide[48].

Liste non exhaustive des laits concernés

Au 26 janvier 2026, 800 produits alimentaires pour bébés dans 60 pays sont concernés par un retrait[49]. Le 2 février 2026, suite à l’abaissement du seuil de la dose de référence aiguë à 0,014 microgramme de céréulide par kilogramme de poids corporel chez les nourrissons (précédemment 0,03 microgramme), de nouveaux lots de produits sont susceptibles de retraits et rappels.

L'association Foodwatch[34] et des spécialistes de sécurité alimentaire conseillent de conserver les laits quand les enfants ont eu des symptômes, ne pas les jeter, et surtout ne pas les remettre à quiconque autre qu'aux autorités[50]

* Cette liste étant amenée à évoluer à tout moment, veuillez consulter les sites mentionnés dans la section « Rappel de produits ».

  • ALFAMINO HMO NESTLÉ[51]
  • BABYBIO CAPREA 1, 800 G VITAGERMINE, lots 899014 et 911057[52]
  • BABYBIO OPTIMA 1, 400 G VITAGERMINE, lot 900932[53]
  • BABYBIO OPTIMA 1, 800 G VITAGERMINE, lots 894408 et 900035 [54]
  • BLÉDILAIT 1er âge 0-6 mois 400g, Lot 2026.10.29. Zone géographique de vente : Guadeloupe, ,Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, Territoires d'outre-mer (TOM). Grande distribution et Grossistes pharmaceutiques sur les zones d'Outre-Mer suivantes uniquement : Martinique, Guadeloupe, Réunion, Mayotte, Guyane, Polynésie française et Wallis et Futuna[55]
  • CALISMA RELAIS 1er âge 0-6 mois 830g[56]
  • DUMEX DULAC 1[57]
  • GUIGOZ NESTLÉ - Nombreux lots rappelés. Vérifier les marques et numéros de lots sur le site rappel conso à la marque « Guigoz »[58].
  • GUIGOZ 1 ESNWLP209-1[59]
  • GUIGOZ Digest+[60]
  • GUIGOZ Digest+ LR DENWHSPB290[61]
  • GUIGOZ EXPERT AR LR DENWHSB293[61]
  • GUIGOZ EXPERT AR1 Mix FRNWS332[61]
  • GUIGOZ EXPERT AR2 DENWHS292C[61]
  • GUIGOZ EXPERT AR2 DENWHSB292C[61]
  • GUIGOZ EXPERT AR2 Mix FRNWS332C[61]
  • GUIGOZ GuigozGest 1 NWSPB016-1[61]
  • GUIGOZ OPTIPRO 1 FRNWPB330[61]
  • Guigoz OPTIPRO RELAIS 1 (0-6 mois) 800g Lot 53470346AA[62]
  • GUIGOZ PELARGON 1 CHNWKB011-1[61]
  • GUIGOZ PELARGON 1 CHNWKB011-2[61]
  • GUIGOZ PTPR 1 FRNWPB330[61]
  • GUIGOZ PTPRRelais1 NLNWPB109-2[61]
  • GUIGOZ1LR CH-BIO-004 CHNWGB173[61]
  • LA MARQUE EN MOINS BIO 1, 2 et 3 DUROC, lots 8000003746, 8000003747, 8000003748[63]
  • NESTLÉ NAN HA1 SupremePro[57]
  • NIDAL 1 FromBirth NW101-3[59]
  • NIDAL 1 NW101-3[59]
  • NIDAL Nidalgest 1 NWSPB014-1[59]
  • PICOT Standard 1er âge 850g[64]
  • PICOT Standard 2ème âge 850g[64]
  • PICOT Nutrition Quotidienne 1er âge 400g[65]
  • PICOT Nutrition Quotidienne 1er âge 800g[65]
  • PICOT Nutrition Quotidienne 2ème âge 800g[65],[66]
  • PICOT Nutrition Quotidienne 2ème âge 850 g[65],[66]
  • PICOT AR 2ème âge 800g[65]
  • POPOTE 1er âge 800g, lot 910077[67]
  • POPOTE 1er âge 400g, lot 910143[67]

Intérêts et limites

Intérêts

La composition des substituts du lait maternel a évolué avec l’apport d'études scientifiques pour se rapprocher au mieux des besoins spécifiques en protéines et lipides. La teneur en protéines a ainsi été réduite à 10 g/L[68]. Cette source protéique peut être constituée par des protéines du lait de vache (PLV), des protéines de soja (PS) ou des protéines partiellement hydrolysées, issues de différents produits azotés[69]. Le rapport caséine / protéines solubles ne devrait pas être trop élevée : une richesse en caséine augmente la constipation, alors que les substituts plus riches en protéines solubles se rapprochent de la composition du lait maternel[68]. Le lait devrait être débarrassé de ses graisses saturées d’origine au profit de graisses végétales non hydrogénées apportant notamment de l’acide linoléique (oméga-6) et de l’acide alpha-linolénique (oméga-3). Le rapport de ces acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6) devrait être le plus bas possible[68].

Certains substituts du lait maternel proposent des protéines transformées par hydrolyse visant à réduire leur pouvoir allergénique, cependant l'efficacité de ces substituts hypoallergéniques n'est pas démontrée[70].

Par ailleurs, il existe un consensus scientifique sur la qualité des laits infantiles à base de soja[71].

Limites

Les composants de certains laits artificiels sont controversés :

  • les préparations riches en fer seraient moins bonnes pour le cerveau de l'enfant à long terme[72] ;
  • la teneur en aluminium de certains substituts du lait maternel pourrait être nocive[73],[74],[75],[76],[77],[78],[79],[80],[81] ;
  • l'huile de palme, présente dans quasiment toutes les préparations infantiles, pose des problèmes écologiques. On peut s'en passer dans les préparations infantiles mais à un coût plus important et une plus grande difficulté. Si l'huile de palme peut provoquer des maladies cardio-vasculaires chez l'adulte, elle semble en revanche sans danger pour le nourrisson[82].

Par ailleurs, une utilisation prolongée de substitut du lait maternel augmenterait le risque de leucémie aiguë lymphoblastique, un cancer des cellules de la moelle osseuse[83].

Préparation de suite

Le lait utilisé de l'âge de six mois à deux ans est aussi appelé « préparation de suite » (en anglais : « follow-on formula »).

Influence

Un corpus de publications d'experts internationaux publié en 2023 dans la revue médicale The Lancet pointe l'influence exercée par les industriels fabricant les substituts au lait maternel et leurs « stratégies de marketing sournoises, conçues pour tirer parti des peurs et des inquiétudes des parents dans une période où ils sont vulnérables, afin de faire de l’alimentation des jeunes enfants un business à plusieurs milliards de dollars [...] Les fabricants ont engrangé un immense pouvoir économique qu’ils déploient au niveau politique pour assurer une sous-réglementation du secteur tout en limitant les ressources accordées aux services qui œuvrent en faveur de l’allaitement maternel. ». Ces industriels auraient investi 3,5 milliards de dollars par an entre 1978 et 2019 dans cette stratégie d'influence, permettant au chiffre d'affaires de cette activité de croître de 1,5 milliard de dollars à 55 milliards sur la même période[84].

Notes et références

Voir aussi

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