Suffren (sous-marin)

sous-marin nucléaire d'attaque français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Suffren[n 1] (indicatif visuel S635) est un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français. Il est la première unité de la classe Suffren du programme Barracuda, seconde génération de SNA de la Marine nationale. Il porte le nom de l'amiral français Pierre André de Suffren.

Faits en bref Type, Classe ...
Suffren
illustration de Suffren (sous-marin)
Le Suffren au cap Brun au large de Toulon, le .

Type Sous-marin nucléaire d'attaque
Classe Suffren
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Commanditaire Direction générale de l'Armement (DGA)
Chantier naval Naval Group[1] (Cherbourg-OctevilleVoir et modifier les données sur Wikidata)
Fabrication Acier
Quille posée
Lancement
Acquisition
Commission
Statut En service
Équipage
Équipage 65 marins[2]
Caractéristiques techniques
Longueur 99,5 mètres[1]
Maître-bau 8,8 mètres[1]
Tirant d'eau 7,3 mètres
Tirant d'air 8,4 mètres
Déplacement 4 650 t (surface)
5 300 t (plongée)
Propulsion hybride électrique/turbine

1 réacteur à eau pressurisée K15 de 150 MW
2 turbo-alternateurs
2 moteurs Diesel de secours SEMT Pielstick de 480 kW
1 hélice carénée[3]

Puissance 150 MW (réacteur) ; 10 MW (turbo-alternateurs)
Vitesse Supérieure à 23 nœuds (42,6 km/h) en plongée

14 nœuds (25,93 km/h) en surface

Profondeur plus de 300 m (secret défense)[2]
Caractéristiques militaires
Rayon d'action Illimité, 70 jours de vivres
Carrière
Pavillon France
Port d'attache Toulon[1]
Indicatif Q284 (numéro de quille)
S635 (pennant number)
Fermer

Sa construction commence en 2017 à Cherbourg, et il est lancé le . Il commence ses essais en mer le . Livré à la Marine nationale début , son admission au service actif a lieu le .

Histoire

Le Suffren et ses successeurs sont construits dans le bâtiment d'assemblage Laubeuf du chantier naval de Naval Group situé à Cherbourg (Normandie). Le Suffren est le 108e navire construit à Cherbourg ; le premier était le Morse en 1899. Le chantier naval a construit, depuis le début des années 1960, dix-sept sous-marins à propulsion nucléaire ainsi qu'un certain nombre de sous-marins à propulsion Diesel pour les flottes d'autres pays[5].

La première tôle du Suffren est découpée le [3]. L’assemblage des deux parties de la coque du Suffren se déroule en 2016. Quatre cents ouvriers travaillent alors sur la construction de ce sous-marin. 90 % des systèmes sont testés à terre. La construction a fait appel pour la première fois sur le chantier naval à des systèmes de réalité virtuelle pour se familiariser à l'avance avec le fonctionnement des différents équipements.

Il est dévoilé au public le à Cherbourg-en-Cotentin, avec trois ans de retard sur le programme intermédiaire, devant le président de la République française Emmanuel Macron et la ministre des Armées Florence Parly[1]. Le sous-marin est lancé le [6],[7], son réacteur nucléaire fait sa première divergence le .

Pour ses essais, le suffren embarque un équipage renforcé (90 marins au lieu de 65), commandé par Axel Roche, qui a tenu ce poste sur les sous-marins Rubis et Saphir.

Les essais à la mer débutent le [2],[8]. Ces essais sont effectués au large de Cherbourg, puis en eaux profondes dans le golfe de Gascogne. Le Suffren repasse début juin en cale sèche à Cherbourg pour maintenance et ajustements[9].

Le sous-marin rejoint Toulon, sa future base, le [10]. Le , au large de Biscarrosse, il effectue avec succès un tir de MdCN et devient à cette occasion le premier sous-marin français à tirer un missile de croisière[11],[12]. Au cours de la campagne de tests, les trois types d'armes (torpille lourde F21, missile Exocet SM39 et missile de croisière naval MdCN) sont tirés avec succès[13].

Le Suffren est livré à la Marine nationale le à Toulon, en présence de la ministre des Armées[14],[15]. À partir de fin 2020, son premier arrêt technique programmé a lieu à Toulon[16]. Son admission au service actif, d'abord prévue pour septembre 2021[12],[16] est repoussée à 2022 à la suite de la découverte d'une fuite sur une turbine. En effet, la Marine effectue une nouvelle campagne d'essais au cours desquels sont testées ses capacités opérationnelles en contexte réel, et qui débouchent sur des modifications, réalisées en arrêt technique de janvier à avril 2021 à Toulon.

Le Suffren est finalement admis au service actif le lors d'une cérémonie à Brest en présence du ministre des Armées, Sébastien Lecornu[17],[18].

Galerie

Notes et références

Annexes

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