Sulpicia Lepidina
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| Nationalité | |
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entre 97 et 105 |
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| Gens |
Sulpicia Lepidina, active entre 97 et 105, est une dame romaine. Épouse du commandant Flavius Cerialis, elle vit avec lui et leur(s) enfant(s) au camp romain de Vindolanda, dans la province de Bretagne et en actuelle Angleterre. Elle est connue pour son amitié avec Claudia Severa et son époux Ælius Brocchus, commandant du fort de Briga, lieu qu'il faut peut-être identifier à Kirkbride.
Famille
Sulpicia Lepidina épouse Flavius Cerialis, dont elle a un ou plusieurs enfants. En 97 ou avant, Cerialis est fait préfet de la IXe cohorte Batavorum, stationnée au camp romain de Vindolanda, à la frontière anglo-écossaise. Plusieurs vêtements de Lepidina ont été retrouvés, ainsi que des chaussures convenant à un ou plusieurs enfants, âgés entre deux et dix ans[1].
Amitié avec Claudia Severa
Lepidina et Cerialis sont proches de Claudia Severa et de son époux Ælius Brocchus, commandant du fort de Briga, lieu qu'il faut peut-être identifier à Kirkbride. Une tablette datée d'un raconte que Privatus, probablement un esclave, fait don de vin pour la « fête de la déesse », sans doute Fortune. La tablette précise que Cerialis et Lepidina étaient restés à Briga, où le couple devait séjourner[1].
Dans une première lettre, Severa exprime à Lepidina l'espérance de pouvoir la visiter, heureuse que Brocchus lui permette de le faire à n'importe quel moment. Après une lacune, la lettre se termine par la déception de Severa de devoir rester à Briga. Dans une seconde lettre, Severa invite Lepidina à venir fêter son anniversaire le 3 des ides de septembre, c'est-à-dire le . À une occasion, Brocchus invite Cerialis à « venir avec ta Lepidina, pour rester avec nous après le Nouvel An »[1].
Fortune
Différentes tablettes de Vindolanda indiquent que Lepidina a des esclaves féminines. Une lettre de Cerialis adressée à sa maisonnée mentionne encore d'autres esclaves. Un vers de l’Énéide (9,473), écrit en majuscules maladroites au verso d’une lettre, semble être un exercice d’enfant. L'abréviation segn, écrite ensuite de façon plus sûre, serait la note d’un précepteur ou d'un esclave (peut-être affranchi) signifiant « relâché » (en latin : segniter). D’autres tablettes, avec des passages de Virgile, ont été rédigées par des adultes[1].
Un inventaire de la cuisine de Lepidina indique qu'elle possède plusieurs plats, assiettes, corbeilles à pain, ainsi que des provisions comme des épices, du chevreuil, du jambon ou du blé. Une autre tablette liste des bols et des aromates, « commandés par l’intermédiaire d’Adiutor à Londres ». Enfin, une longue facture détaille les prix de divers articles ménagers et textes, notamment cinq rideaux très onéreux[1].