Tablettes de Vindolanda
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Les tablettes de Vindolanda sont des tablettes de bois découvertes sur le site archéologique du fort romain de Vindolanda en 1973. 86 tablettes furent découvertes la première année et plusieurs centaines depuis, les découvertes se poursuivant. Elles ont été déposées au British Museum. Les textes de 752 d'entre elles ont été transcrits, traduits et publiés en 2010.
Les fouilles de 2017, menées par Andrew Birley, ont exhumé, du fond d’une fosse, 25 nouveaux fragments de tablettes de bois, en majorité de chêne mais aussi de bouleau et d’aulne.
Les tablettes sont datées du Ier et du IIe siècle de notre ère, ce qui en fait des éléments contemporains du mur d'Hadrien, situé non loin de Vindolanda.
Les tablettes sont des courriers à destination de, ou écrits par les membres de la garnison de Vindolanda, leurs familles et leurs esclaves. De tels documents ont été trouvés ailleurs, en particulier sur papyrus, mais les documents de Vindolanda sont uniques car comportant des écritures à l'encre sur un support de bois.

Les premières tablettes ont été découvertes par l'archéologue Robin Birley, lors de fouilles conduites en 1973 sur un bâtiment antérieur au mur d'Hadrien, dans un dépotoir[1]. Les fragments retrouvés lors de cette campagne de fouilles appartenaient à 86 tablettes.
Leur datation va de 85 à 105, sauf une tablette datée de Dioclétien[1] (de 284 à 305).
L'écriture des tablettes s'est estompée au contact de l'air, mais un traitement dans le laboratoire du British Museum a permis de les stabiliser et de les rendre plus lisibles[2].
