Susan Fenimore Cooper

naturaliste et autrice américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Susan Augusta Fenimore Cooper ( - ) est une écrivaine et naturaliste amatrice américaine. Elle est la secrétaire et légataire de son père, l'écrivain James Fenimore Cooper. Elle a fondé un orphelinat à Cooperstown dans l'État de New York.

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Susan Fenimore Cooper
Susan Fenimore Cooper vers 1855.
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Amabel PenfeatherVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Otsego Hall, Cooperstown

Susan Cooper naît en 1813 à Mamroneck, dans l'État de New York[1]. Elle est la fille du romancier James Fenimore Cooper et de son épouse Susan Augusta De Lancey. L'éducation des enfants du couple est particulièrement soignée. Susan Cooper a des professeurs privés, parle et lit quatre langues, elle étudie l'histoire et la littérature anglo-américaines, elle dessine, danse, fait de la musique[1]. La famille vit à New York de 1822 à 1826, en lien avec la carrière littéraire de James Fenimore Cooper en Europe[2], puis en France de 1826 à 1833, où elle poursuit ses études dans un pensionnat[3]. Elle voyage parfois avec son père, qu'elle aide à documenter et à organiser ses notes. Son père écarte à deux reprises des candidats au mariage avec sa fille, l'un parce qu'il est français, l'autre parce qu'il est trop âgé[1]. Après un séjour en France, la famille se réinstalle en 1833 aux États-Unis, d'abord à New York durant trois ans, puis à Otsego Hall, la maison de famille de Cooperstown, dans l'État de New York, une ville fondée par son grand-père paternel William Cooper[4]. James Fenimore Cooper l'encourage à écrire[5].

Carrière littéraire

Publications

Susan Cooper publie sous le pseudonyme d'« Amabel Penfeather » son premier livre Elinor Wyllys: or The Young folk of Longbridge, en 1845. Son second ouvrage rédigé en 1850, Rural Hours (1850), offre un récit de la vie rurale dans l’État de New York[1]. Il est réédité neuf fois au cours des quarante années suivantes et paraît ensuite en 1887 sous une forme abrégée [6].

En 1854, elle publie Rhyme ans Reason of Country Life et Rural Rambles, une nouvelle, The Wonderful Cookie, plusieurs fois rééditée. Elle publie en 1859 Mount Vernon: A Letter to The children of America. En 1870, elle publie un essai sur le droit de vote des femmes sous la forme d'une lettre ouverte aux femmes chrétiennes américaines Female Suffrage: A Letter to the Christian Women of America.

Elle est l'autrice d'articles sur l’œuvre de son père dans le magazine Atlantic Monthly en 1887, où elle évoque la vie familiale. Elle publie également des souvenirs personnels, publiés à titre posthume dans un recueil de correspondance de son père.

Rural Hours

Le journal qu'elle tient durant la dernière partie de la vie de son père constitue la base de son deuxième livre, Rural Hours (1850), son ouvrage le plus connu, qui offre un récit de la vie rurale dans l’État de New York[1]. Elle y évoque les foires locales, les Indiens, les oiseaux, la neige qui fond, les soins ménagers et les vieilles superstitions hollandaises[1].Rural Hours est réédité neuf fois au cours des quarante années suivantes. Il paraît ensuite en 1887 sous une forme abrégée (40 % du texte est supprimé)[6]. Dans cet ouvrage, Susan Cooper porte une attention particulière aux détails et à la précision des observations historiques naturelles. Elle appelle notamment à la préservation des forêts d'Ostego, avant d'autres auteurs comme Walden ou George Perkins Marsh[7].

Rural Hours (cliquer pour feuilleter l'ouvrage)

La réédition en 1998 de Rural Hours permet une reconnaissance de Susan Cooper comme une autrice à part entière[8].

Bien que Cooper soit considérée comme une botaniste amateure, Rural Hours a retenu l'attention du scientifique Charles Darwin et de l'auteur Henry David Thoreau. Ainsi, dans une lettre adressée à Asa Gray, Darwin écrit : « En parlant de livres, je suis au milieu d'un livre qui me plaît […] le journal de la naturaliste Miss Cooper. Qui est-elle ? Elle semble une femme très intelligente et donne un compte rendu capital de la bataille entre nos et vos mauvaises herbes ».

Henry David Thoreau mentionne dans son journal intime qu'il a lu une partie de Rural Hours et certains passages de son livre Walden pourraient avoir été suggérés par les observations de Cooper sur les huards, les baies sauvages, la perception de l'abîme du lac et la rupture saisonnière de la glace[7].

Cooper manifeste un grand intérêt pour l'art qu'elle a étudié en Europe. Alors que certains écrivains, comme Jack Kramer, affirment que les planches de l'édition illustrée de Rural Hours sont de Cooper, il ne reste aucune preuve à cet effet[5].

Activités éditoriales

Susan Fenimore Cooper réalise en 1853 une édition américaine de l'ouvrage Country Rambles du botaniste britannique John Leonard Knapp dont elle rédige l'introduction signée de ses initiales « S.F.C. », et des notes dans une annexe rédigée sous le nom de "American Editor" contextualisant pour l'Amérique du Nord toutes les espèces citées[9]. Le premier titre de cette édition américaine est Country Rambles, or The Journal of an English Naturalist with Notes by the Author of Rural Hours[10].

Elle édite en 1861 les papiers de son père, intitulés Papers and Pictures from the Writings of James Fenimore Cooper[1].

Comme légataire universelle des oeuvres de son père, Susan Cooper publie entre 1876 et 1884 les éditions posthumes des nouvelles de James Fenimore Cooper dont elle rédige l'introduction. Elle y explique les sources d'inspiration de l'auteur.

Activités caritatives

Après la guerre civile, elle fonde plusieurs œuvres caritatives[1]. En 1873, elle ouvre un orphelinat à Cooperstown. L'établissement ouvre avec cinq élèves, puis en 1900, le bâtiment, érigé en 1883, abrite quatre-vingt-dix filles et garçons. En 1886, Cooper fonde la Friendly Society dont les membres parrainent des filles de l'orphelinat[11]. Elle soutient la fondation en 1868 d'un hôpital à Cooperstown, devenu une maison de retraite[12],[1].

Fin de vie

Le 31 décembre 1894, Susan Cooper meurt à 81 ans, à Cooperstown[11]. Elle est inhumée avec le journal de son père. Ses papiers personnels sont conservés par la New York Stat Historical Association. Rosaly Toma Kurth lui a consacré sa thèse, intitulée Susan Fenimore Cooper: A Study of her Life and Work, soutenue en 1974 à l'université Fordham[1].

Publications

  • Elinor Wyllys A Tale, a novel (ed. by James Fenimore Cooper). 1845. Londres: Richard Bentley (OCLC 11850952)
  • Rural Hours, a nature diary of Cooperstown, New York, 1850. New York City: George Palmer Putnam. (OCLC 428430990) .
  • The Lumley Autograph (1851)
  • Country Rambles in England; or, Journal of a Naturalist, written by John Leonard Knapp, Notes and Additions by Susan Fenimore Cooper (1853)
  • The Journal of a Naturalist, English edition of Rural Hours (1855)
  • Mt. Vernon: A Letter to the Children of America (1859)
  • Female Suffrage: A Letter to the Christian Women of America (1870)
  • Rhyme and Reason of Country Life (1885)
  • Rural Hours, Boston et New York, Houghton Mifflin Harcourt, 1887, A Celebration of Women Writers

Traductions françaises

  • Chroniques de la vie rurale : Journal d'une naturaliste américaine [ Rural Hours, a nature diary of Cooperstown ], éd. illustrée, Paris, Klincksieck, coll. « De Natura Rerum », préface d'Audrée Wilhelmy, introduction de David Jones, planches couleur de Jean-Jacques Audubon, traduit de l’anglais (États-Unis) par Faustine Galicia, 520 p., 2025 (ISBN 978-2252048726)

Galerie

Illustrations de l'édition de 1851 de Rural Hours par Susan Fenimore Cooper.

Références

Voir aussi

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