Sylvia Krenz
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Sylvia Krenz est née Sylvia Françoise Michèle Bovet le 13 juin 1946 à Vevey ; elle est originaire de Fleurier, dans le canton de Neuchâtel. En 1967, elle obtient le diplôme d’architecture de l’Athenaeum, école d’architecture, d’intérieur et de design fondée par Alberto Sartoris, à Lausanne.
Son activité s’exerce dans différents domaines : peinture, sculpture, gravure, dessin, design d’intérieur, décoration, mais elle s’est surtout rendue célèbre pour ses réalisations dans le domaine public.
Elle commence par présenter ses créations au musée des arts décoratifs de Lausanne, en 1977, avant une exposition personnelle à l'Atheneum en 1979[1].
En 1983, elle gagne le 1er prix et la commande de l’État de Vaud pour une fresque destinée aux établissements de la plaine de l'Orbe.
Elle réalise ensuite diverses décorations pour des cafétérias à Lausanne : en 1992, un triptyque pour le mur du fond de la cafétéria du Gymnase du Belvédère, puis des fresques au CHUV (centre hospitalier universitaire vaudois)[1] et au magasin Le Bongénie.
En collaboration avec René Schmid, son associé dans le bureau « État des lieux » à Épalinges, elle crée la fontaine Eau de vie, une sculpture en granit noir et bronze sur la Place de la Riponne à Lausanne, non sans susciter quelques polémiques[2]. L'inauguration a lieu le . L’œuvre sera détruite en 2024, dans le cadre du réaménagement de la place[3],[4].

En 1997, avec René Schmid toujours, et Pascal Cadosch, elle participe à l'exposition « Jardins » avec bleu-leu-leu sur les escaliers du Marché de Lausanne[5].
Elle se distingue particulièrement dans des scénographies de musées :
- en 1995, au Musée des arts décoratifs de Lausanne, pour l'exposition de l'égyptologue Jacques-Édouard Berger, Un regard partagé;
- en 1995, Des jumeaux et des autres (avec René Schmid)[6] au Musée d'ethnographie de Genève;
- en 1998, Liberté, Egalité. Vivre la Révolution en pays de Vaud (avec René Schmid)[7], Musée historique de Lausanne;
- au musée international de la Réforme[8], à Genève (avec René Schmid); inaugurée en 2005[9], honorée du Prix du Musée du Conseil de l'Europe en 2007, cette scénographie disparaîtra toutefois en 2021 au moment de la transformation du musée ;
- au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, Le Monde selon Suchard (avec René Schmid), du 5 avril 2009 au 3 janvier 2010 ;
- en 2013, Noblesse oblige ! au Château de Prangins[10],[11] ;
- au musée historique de Lausanne, exposition Louis Rivier, du 24 mai au 27 octobre 2013[12] ;
- au musée historique de Lausanne, Crimes et Châtiments, du 26 septembre 2014 au [12].
Durant toutes ces années, elle n’a pas cessé de peindre, de dessiner (profondément influencée par la calligraphie orientale), de graver, de sculpter[N 1].
À partir de 2010, au cours de ses voyages en Europe et en Asie, elle recueille des objets ou des fragments qu’elle place ensuite dans des boîtes en les accompagnant de petits carnets illustrés[N 2].
Elle meurt d'un cancer du rein au Château de la Rive, à Lutry, dans la nuit du 12 au 13 octobre 2016[13].
Depuis 2022, la Fondation Ateliers d'artiste accueille un important fonds, comprenant une centaine d’œuvres sur papier, de nombreuses sculptures sur carton, des maquettes, 60 carnets de voyage et des documents d’archives[1].
Expositions
- 1979 1re exposition personnelle à l’Atheneum de Lausanne
- 1981 Plomb, plume, 3 dim…, Galerie UNIP, Lausanne
- 1984 Galerie de l’Orangerie, Neuchâtel
- 1985 Galerie Focus, Lausanne
- 1997 Fleurs, herbes, mousses et champignons, mises en scène végétales de 9 créateurs[14], Musée des arts décoratifs, Lausanne
- 2005 et 2006[15] Musée Arlaud, Lausanne
- 2012 exposition Visarte, Mise à sac[16], Villa Dutoit, Genève
