Sébas Enemen

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Décès
Nom de naissance
Sébastien Nzambi Makoumba-Nzambi
Pseudonyme
Sébas Enemen
Sébas Enemen
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Fonctions
Commandant de la Gendarmerie nationale congolaise (1991-1997)
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Sébastien Nzambi Makoumba-Nzambi
Pseudonyme
Sébas Enemen
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Label
La Muse
Genre artistique

Sébas Enemen, de son vrai nom Sébastien Nzambi Makoumba-Nzambi, né le à Mouyondzi (Bouenza) en république du Congo et mort le à Brazzaville, est un auteur-compositeur-interprète congolais, célèbre notamment pour sa chanson culte Hymne à Brazzaville. Il est également général et occupe le poste de commandant de la Gendarmerie nationale congolaise entre 1991 et 1997.

Naissance et formation

Nzambi Makoumba-Nzambi naît le à Mouyondzi dans le département de la Bouenza au Congo-Brazzaville[1]. À l'âge de 15 ans (1957), il intègre l’École militaire préparatoire Général-Leclerc (EMPGL) en tant qu’enfant de troupe. Après l'obtention de son bac en 1963, il poursuit sa formation en 1964 à l’Ecole militaire Saint Louis au Sénégal et enfin en 1967 à l'École de Saint-Cyr en France[2].

Carrière militaire

Nzambi Makoumba-Nzambi mène une carrière dans la Gendarmerie nationale congolaise dont il deviendra commandant (1991-1997)[3]. Sa carrière militaire sera achevée au grade de général de brigade[4],[5],[6].

Carrière de musicien

Nzambi Makoumba-Nzambi s'octroie le pseudonyme de Sébas Enemen et entame officiellement sa carrière musicale le , troquant ce jour-là, de manière solennelle, son uniforme militaire contre celui d’artiste. La cérémonie symbolique s’est tenue à l’hôtel Sofitel Mbamou Palace de Brazzaville, en présence de nombreuses personnalités politiques et culturelles congolaises et étrangères, dont l’ancien ministre de la Culture Maxime N'Débéka[7],[6].

Sébas Enemen fonde l’Écurie musicale La Muse, à laquelle appartiendra plus tard sa fille également artiste Nisde Enemen[4]. Artiste prolifique, il est l’auteur de plus de soixante chansons et de Le temps des jacinthes, un recueil de 128 textes. Parmi ses titres les plus connus figurent : Hymne à Brazzaville ; Historiette de Brazzaville ; Le pays de rêve, Pointe-Noire, Wapi buala yayi ; Kuisa na mbongui, Que reste-t-il de la nation ?, Congo mon pays, Betu bonguisa Congo, La ville de mes rêves.

Artiste engagé, il utilise le soukouss et la rumba, enrichis de touches de hip-hop et de R&B, pour raconter l’histoire de l’Afrique, abordant des thèmes tels que l’esclavage, le colonialisme, les luttes pour l’indépendance ou encore la fondation de villes emblématiques comme Brazzaville et Kinshasa[1].

Autour de « hymne à Brazzaville »

Dans ce titre bien connu du public, interprété par l’artiste Atis Sita, l’auteur commence par déclarer son amour à la ville Brazzaville : « Oh Brazzaville, que tu es belle ma chérie, je t’aimerai toute ma vie oh Brazzaville ». Il y décrit Brazzaville dans pas mal d'aspects, dont les différents arrondissements qui la composent : « Makélékélé est la clé de la ville, Bacongo veille toujours sur le Congo. Poto-Poto te soutient de ses poteaux, Moungali boit Madouku jusqu’à la lie et Ouenzé hospitalier accueille tout le monde. Talangaï, le narcissique veut qu’on le regarde. Quant à Mfilou qui veille comme un vieux loup, de Ngamaba à la Djiri chasse les filous »[5].

Le temps des jacinthes

Le temps des jacinthes marque l’entrée officielle de Sébas Enemen dans l’univers musical en 1996. Cet album, son premier, donne également son titre à un recueil de chansons publié plus tard en 2010 à Brazzaville, sous la préface du professeur Dominique Ngoïe Ngalla[6].

Le recueil comprend quarante-deux poèmes en français, extraits d’un répertoire riche de soixante-deux titres, interprétés en lingala, kituba, bembé, et dans une moindre mesure en espagnol. À travers cette œuvre, Sébas Enemen aborde des thèmes sociaux et humains majeurs : la paix, l’amour, la solidarité, l’économie, le développement, le vivre-ensemble et l’unité nationale[6].

Paru en format cassette, l'album de Sébas Enemen a connu la participation d’Alphonse Ntaloulou à la basse, Papy à la guitare solo, José Gouvéa au clavier, Samuel Malonga et Pierre Mafouta aux trompettes[5].  

Mort

Œuvre

Notes et références

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