Sékou Ouédraogo
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Sékou Ouédraogo, né en 1937 et mort le , est un directeur de la photographie burkinabè, considéré comme le premier directeur de la photographie de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Il figure parmi les pionniers ayant accompagné la naissance du cinéma burkinabè.
Naissance et Début
Né vers 1937 et mort le [1], Sékou Ouédraogo exerce durant la période précédant et suivant l’indépendance de la Haute-Volta en 1960. À une époque où les infrastructures cinématographiques locales sont limitées, il participe à la mise en place des premières pratiques professionnelles liées à la prise de vue et au traitement de l’image[2].
Il contribue à l’appropriation des techniques cinématographiques par des techniciens nationaux dans un contexte marqué par la transition institutionnelle et culturelle du pays.
Carrière
En tant que directeur de la photographie, il intervient sur des productions documentaires, institutionnelles et sur les premières initiatives cinématographiques nationales.
Son travail porte notamment sur :
- la maîtrise de l’éclairage en conditions naturelles ;
- le cadrage et la composition de l’image ;
- l’utilisation de la pellicule noir et blanc puis couleur ;
- l’adaptation des techniques aux réalités climatiques et matérielles locales.
Il appartient à la première génération de techniciens ayant contribué à la professionnalisation du secteur audiovisuel au Burkina Faso[3].
Œuvres majeures
- Le Sang des Parias de Mamadou Djim Kola (1973)
- Sur le Chemin de la réconciliation de René Bernard Yonli (1976)
- Wend-Kuuni de Gaston Kaboré (1982)
- Caméra D'afrique de Férid Boughedir (1983)
- Issa le Tisserand de Idrissa Ouédraogo (1983)
- Jours de Tourmentes de Paul Zoumbara (1985)[4]