Séraphin Thiebault
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| Séraphin Joseph Thiebault | |
| Naissance | Genappe |
|---|---|
| Décès | (à 67 ans) Bruxelles |
| Origine | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1830 – 1878 |
| Conflits | Révolution belge |
| Distinctions | Grand officier de l'ordre de Léopold |
| Autres fonctions | Ministre de la Guerre |
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Séraphin Thiebault (ou Thiebauld), né le à Genappe (Belgique) et mort le à Bruxelles (Belgique), est un officier de l'armée belge et ministre de la Guerre de 1873 à 1878.
Origines
Séraphin François Thiebauld, né le à Genappe (Belgique), est le fils de Jean-Jacques Thiebauld, ancien hussard français de la Grande Armée de Napoléon Ier, devenu horloger après la défaite de la bataille de Waterloo, et de Marie Louise Henne[1]. Il épouse Clémence L'Olivier, la fille du lieutenant-général Jean Nicolas Marie L'Olivier, le à Liège[2].
Carrière militaire
À la fin du mois de septembre 1830 lors de la révolution belge, sa carrière militaire débute alors que simple étudiant, il participe aux Quatre Jours de Bruxelles avec les volontaires venus de Genappe. Il intègre ensuite la nouvelle armée belge et est nommé sous-lieutenant dès le 22 octobre 1830. Il prend également part à la campagne d'Anvers, qui voit les troupes belges prendre la ville le [3]. Instruit et compétent, il gravit ensuite les échelons de commandement. Nommé lieutenant-colonel en 1854, il se signale à la tête du 11e régiment de Ligne par la qualité de l'école régimentaire[4].
En 1863, il est nommé général-major et commande une brigade d'infanterie. Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il commande la 1ère division de l'armée d'observation qui opérait dans la province de Luxembourg et, le , est nommé lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge[4]. Il reste à la tête de cette division jusqu'en 1873.
Carrière politique
Il est nommé ministre de la Guerre de 1873 à la demande du roi Léopold II. Durant son passage au ministère de la Guerre, il améliore la condition des sous-officiers ainsi que la loi de milice de 1870 qui constitue le premier pas vers le service personnel obligatoire. Il institue également la Croix militaire, décoration destinée aux officiers de l'armée belge[3].
En juin 1878, il est admis à sa demande à la retraite.
À la suite de son décès le à Bruxelles (Belgique), il reçoit des funérailles à l'église de Saint-Josse-ten-Noode et est inhumé le au cimetière de Laeken.