Sœurs de Saint Joseph de Lyon

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Approbation pontificale
par Pie VIII
Typeapostolique
Spiritualitéignatienne
Sœurs de Saint Joseph de Lyon
Institut de droit pontifical
Approbation pontificale
par Pie VIII
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
Spiritualité ignatienne
But enseignement, soin des malades et des personnes âgées
Structure et histoire
Fondation
Saint-Étienne
Fondateur Mère Saint-Jean Fontbonne
Abréviation C.S.J.
Patron saint Joseph
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

Les Sœurs de Saint Joseph de Lyon sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical faisant partie de la fédération française des sœurs de Saint Joseph.

C'est l'une des plus anciennes congrégations dérivées directement des sœurs de Saint Joseph fondée en 1650 au Puy-en-Velay par le jésuite Jean-Pierre Médaille (1610-1669)[1].

Après la Révolution française, une communauté se crée à Saint-Étienne constituée d'anciennes religieuses et de filles pieuses ; elles sont bientôt surnommées sœurs noires et sœurs de la bonne mort, en raison de la couleur de leurs vêtements et du fait qu'elles aident les mourants. Elles sont encouragées par le Père Claude Cholleton (1751-1807) vicaire général depuis 1804 et curé de la principale paroisse de la ville. En 1807, il fait appel à la Mère Saint-Jean Fontbonne (1759-1843), supérieure des sœurs de Saint-Joseph à Monistrol avant la Révolution, afin qu'elle forme le groupe dans le but de reconstituer les sœurs de Saint-Joseph. La communauté prend l'habit religieux le 14 juillet 1808. Le Premier Empire autorise la congrégation le 10 avril 1812. La maison-mère est transférée en 1816 à Lyon sur la colline de La Croix-Rousse[2]avec la Mère Saint-Jean comme supérieure générale[3].

La congrégation de Lyon donne naissance à de nombreuses autres congrégations de sœurs de Saint Joseph. Les Sœurs de Saint-Joseph de Chambéry (1812), les Sœurs de Saint Joseph de Bourg-en-Bresse (1812), les Sœurs de Saint Joseph d'Oulias (1824), les Sœurs de Saint Joseph d'Aoste (1831)[2]et les Sœurs de Saint Joseph de Champagnole (1851)[4]. L'institut reçoit le décret de louange le et il est approuvé par le Saint-Siège le  ; ses constitutions religieuses sont approuvées le [5].

En 1836, six religieuses, dont deux nièces de Mère Saint-Jean, sœur Fébronie et sœur Delphine, partent pour les États-Unis afin de répondre à la demande du lazariste Joseph Rosati (1789-1843), 1er évêque de Saint-Louis, qui désire des sœurs pour le nouveau diocèse [6]. Elles s'installent à Saint-Louis et deviennent autonomes sous le nom de Sœurs de Saint Joseph de Carondelet. C'est la 1re congrégation de Saint Joseph, héritée de celle du Puy, fondée sur le continent américain[7]. Elle donnera naissance à la plupart des congrégations américaines de Saint Joseph[8].

Les lois sur les expulsions des congrégations de 1880 puis celles de 1902 amènent les sœurs à fonder hors de la France : en Arménie dans l'Empire ottoman (1891) où les sœurs sont témoins des massacres d'Adana, en Grèce (1901), au Mexique (1903), à Prince Albert au Canada (1905), à Jackman, South Berwick dans le Maine aux États-Unis, à Livourne et à Bordighera en Italie, à Fribourg en Suisse et en Inde (1906), en Égypte (1907)[9]et au Grand Liban[2].

Les fondations continuent dans la deuxième moitié du XXe siècle : au Bénin de 1961 à 1976, au Sénégal en 1989, au Brésil de 1970 à 1997 et au Honduras en 1996. À la même époque, les différentes congrégations de Sœurs de Saint-Joseph de France entreprennent des rapprochements ce qui donne en 1947 l'union des sœurs de Saint-Joseph qui est à l'origine de la fédération française. Plusieurs de ces congrégations se regroupent ensuite par des unions ou des fusions[2]. En 2025, la fédération française est composée des Sœurs de Saint Joseph de Lyon, des Sœurs de Saint Joseph d'Annecy, des Sœurs de Saint-Joseph de Chambéry et des Sœurs de Saint Joseph de Saint-Péray[10].

Fusion

Cinq congrégations fusionnent avec elles[2],[11]:

  • 1947 : Les Sœurs de Saint Joseph d'Oulias fondées en 1824 par les sœurs de Saint Joseph de Lyon[12].
  • 1996 : Les Sœurs de Saint Joseph de Bordeaux fondées par les sœurs de Saint Joseph de Bourg. La congrégation devient autonome en 1840 avec Mère Saint-Joseph Chanay (1795-1853) pour supérieure générale[13].
  • 1996 : Les Sœurs de Saint Joseph de Bourg-en-Bresse. En 1811, des sœurs de Saint-Joseph de Lyon fondent une maison à Beynost dans le département de l'Ain[14]qui se trouve alors dans l'archidiocèse de Lyon. Le diocèse de Belley est rétabli en 1822 et Alexandre Devie est nommé évêque de Belley ; il érige en 1823 les 27 communautés de sœurs de Saint-Joseph, alors implantées dans l'Ain, en congrégation diocésaine autonome de celle de Lyon[14]avec Mère Saint Benoît comme supérieure générale[15]. L'ancien couvent des dominicains de Bourg-en-Bresse est acheté en 1825 pour y installer la maison-mère et le noviciat. La congrégation est reconnue civilement le 21 août 1828 par ordonnance royale de Charles X[16]. Elles ouvrent des écoles, des orphelinats et des hôpitaux. En 1854, elles s'implantent à Bay-Saint-Louis aux États-Unis. Dans les années 1960, elles essaiment au Burkina-Faso[14]. L'institut reçoit le décret de louange le 9 juin 1860[17]et l'approbation définitive le 27 juillet 1919[18]. Cette congrégation absorbe les sœurs de Saint Joseph de Verdun en 1949 et de Saint Joseph d'Abbeville en 1956[19].
    • 1949 : Les Sœurs de Saint Joseph de Verdun. En 1847, Louis Rossat, évêque de Verdun, voulant une congrégation religieuse de droit diocésain pour son diocèse s'entend avec Alexandre Devie et la supérieure des sœurs de Saint Joseph de Bourg pour que ces dernières forment à la vie religieuse des postulantes du diocèse de Verdun afin qu'elles puissent ensuite former une congrégation autonome[17]. Le , Rossat érige canoniquement la communauté des sœurs de Verdun[20]. Elles sont reconnues par l'État le 3 février 1864 sous le nom de Sœurs de Saint Joseph de la Présentation[21].
    • 1956 : Les Sœurs de Saint Joseph d'Abbeville formées par les sœurs de Saint Joseph de Lyon. En 1833, cinq sœurs de l’Immaculée Conception d'Amiens arrivent à Abbeville pour prendre soin d’une vingtaine d’orphelines, mais la congrégation d’Amiens est dissoute à la suite du décès de sa supérieure. Jean-Marie Mioland, évêque d'Amiens, érige canoniquement la congrégation qui prend le nom de sœurs de Saint Joseph d'Abbeville. Elles sont formées par les sœurs de Saint Joseph de Lyon présentes à Saint-Riquier[22].
  • 2023 : Les Sœurs de la Sainte Famille de Lyon. En 1823, des jeunes ouvrières demandent à l'abbé Pierre Pousset (1794-1883), curé de Saint-Bruno-les-Chartreux, un règlement pour une association comprenant des exercices de piété tout en leur permettant de continuer leur travail. L'abbé Pousset leur propose d'imiter la Sainte Famille, dont la vie était partagée entre le travail et la prière. L'association se transforme en congrégation religieuse le 21 mai 1825. Le 25 décembre de la même année, les sœurs prononcent leurs vœux religieux. La congrégation est approuvée le 29 novembre 1832 par Jean-Gaston de Pins, administrateur apostolique de l'archidiocèse de Lyon. Les sœurs deviennent ensuite enseignantes dans les écoles et les pensionnats. Les constitutions sont donc modifiées et reconnues le 21 juillet 1852 par le cardinal de Bonald[23],[24],[25],[26].

Activités et diffusion

Les sœurs se dédient à l'éducation de la jeunesse, à l'assistance aux malades et aux personnes âgées.

Elles sont présentes en[27]:

La maison-mère est à Lyon.

En 2017, la congrégation comptait 638 sœurs dans 137 maisons[28].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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