TOI-260 b est une exoplanète de type super-Terre (en anglais, Super Earth), détectée par la méthode des transits.
TOI-260 b orbite à 0,091 ± 0,02 ua de son étoile et effectue sa révolution en 13,4758 jours. Son excentricité orbitale est de e = 0[2].
TOI-260 b a un rayon de 1,472 R⊕ (1,71 ± 0,08 R⊕ pour M. J. Hobson et al.[3]), une masse de 3,3 ± 1,1 M⊕ (4,23 ± 1,60 R⊕ pour M. J. Hobson et al.), et sa température d’équilibre à la surface est de Teq = 438,587 kelvins, soit ∼ 165,44 degrés Celsius (493,0 ± 0,12 K pour M. J. Hobson et al.)[2].
En 2017, Benjamin J. Fulton et al. ont énoncé la théorie d'une distribution bimodale des planètes proches (P < 100 jours) de petites tailles, soit deux classes de planètes distinctes, les super-Terres et les sous-Neptunes. Les planètes ont tendance à présenter des rayons respectifs d'environ ∼1,3 R⊕ pour les super-Terres ou de ∼2,4 R⊕ pour les sous-Neptunes, avec relativement peu de planètes ayant des rayons entre 1,5 à 2,0 R⊕ [4].
TOI-260 b, avec un rayon de 1,472 R⊕ pour Alex S. Polanski et al. ou de 1,71 ± 0,08 R⊕ pour M. J. Hobson et al., se situe dans l’intervalle des tailles comprises entre 1,5 et 2,0 rayons terrestres de l’écart de Fulton.
TOI-260 b est donc une exoplanète qui appartient à la classe relativement rare des habitantes de la vallée des rayons située entre 1,5 à 2,0 R⊕, classe qui peut s'expliquer par une grande gamme de structures internes et de compositions atmosphériques différentes.
Cette particularité lui a valu d’être retenue pour être étudiée avec le télescope spatial James Webb dans le cadre du programme COMPASS (Compositions of Mini-Planet Atmospheres for Statistical Study). Deux transits de TOI-260 b ont été observés avec l’instrument NIRSpec de JWST les 17 et 30 novembre 2023[5].
La masse et le rayon observés de TOI-260 b induisent une variété de compositions planétaires possibles, allant d’une composition rocheuse (semblable à celle de la Terre) à un monde composé à 50% d’eau sous forme de vapeur et 50% de roches, ou à un noyau rocheux entouré d’une enveloppe de ∼1% H2/He. L’analyse de l’atmosphère de la planète effectuée par JWST n’a pas permis de trancher entre ces différentes hypothèses.