Wikiwand AI

Tajan (maison de vente)

maison de ventes aux enchères française From Wikipedia, the free encyclopedia

Tajan est une maison de ventes aux enchères parisienne. Chaque année, elle organise une soixantaine de ventes cataloguées, au travers de quinze départements spécialisés : Tableaux et Dessins Anciens, Art Impressionniste et Moderne, Art Contemporain, Art Urbain, Haute Joaillerie, Horlogerie de Collection, Mobilier et Objets d’Art, Livres et Manuscrits, Univers de la Bande Dessinée, Mode et Maroquinerie de Luxe, Grands Vins et Spiritueux, Arts Décoratifs et Design, Arts d’Asie et d’Orient.

Création1971
Personnages clésJacques Tajan (1971-2001)

Bernard Arnault (2001-2003)
Rodica Seward (2003-2025)
Édouard Challemel du Rozier (2025- )

Forme juridiqueSociété anonyme
Faits en bref Création, Personnages clés ...
Tajan
logo de Tajan (maison de vente)
illustration de Tajan (maison de vente)
Maison de vente Tajan - Vue intérieure de l'espace d'exposition

Création 1971
Personnages clés Jacques Tajan (1971-2001)

Bernard Arnault (2001-2003)
Rodica Seward (2003-2025)
Édouard Challemel du Rozier (2025- )

Forme juridique Société anonyme
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Direction Édouard Challemel du Rozier
Activité Vente aux enchères
Effectif 42 (2019)
Site web www.tajan.com/fr/
Fermer

Depuis 1995, l’étude Tajan est installée au 37 rue des Mathurins, dans le 8ème arrondissement de Paris. Elle occupe les locaux d’une ancienne banque des années 1920, à l’architecture Art déco. La maison réalise la majorité de ses ventes dans ses propres locaux. Toutefois, elle organise parfois ses vacations dans d’autres lieux emblématiques, tels que l’Hôtel Drouot[1], le Four Seasons Hôtel George V[2], le Palais Galliera[3], ou le Palais d’Orsay[4].

Histoire

1971 - 2001 : L'impulsion de Jacques Tajan

Les origines de la maison de ventes remontent à 1971, lorsque le jeune clerc Jacques Tajan (père du commissaire-priseur François Tajan) devint commissaire-priseur associé à l'étude Ader[5] (aujourd'hui Ader-Nordmann). En 1973, l'étude prend le nom Ader-Picard-Tajan[6], en référence aux trois commissaires-priseurs associés : Rémi Ader, Jean-Louis Picard et Jacques Tajan.

Au début des années 1990, à la suite du départ de Jean-Louis Picard pour créer sa propre étude[7] (la maison de ventes Piasa), l'étude devint Ader-Tajan. La désunion des deux confrères aux caractères affirmés ne tardera pas à s'immiscer : en 1994, Jacques Tajan se retrouve seul à la tête de l'étude, qu'il nomme dès lors Étude Jacques Tajan.

En 1995, François Tajan obtient son diplôme de commissaire-priseur et s'associe à l'étude de son père.

Durant plus de 6 ans, entre 1994 et 2001, Jacques Tajan va développer l’activité de la maison jusqu’à lui faire atteindre le sommet du classement français[8]. Enchaînant les records, Tajan conservera son rang de première étude de France (en chiffre comme en volume d'affaires), jusqu’à l’intégration des entités britanniques (Christie’s et Sotheby’s) au marché français, puis le rachat de la maison par Bernard Arnault, au début des années 2000[9].

2001 - 2003 : LVMH, L'aventure avortée

Après le rachat de Phillips, maison de ventes américaine alors troisième au classement mondial[10], le groupe LVMH se rapproche de l’Étude Tajan et l'acquiert en 2001[11], dans l'intention de fusionner les deux maisons de ventes[12]. Dans un contexte financier tourmenté, la firme décide finalement de recentrer ses activités sur le marché du luxe, et se désengage de ses activités d'intermédiation en objets d'art entre 2002 et 2003[13].

2003 - 2025 : Rachat par Rodica Seward

Après la cession de Philips en 2002[13], Bernard Arnault cède la maison de ventes Tajan en 2003 à la femme d'affaires américaine d'origine roumaine, Rodica Seward[14].

En 2005, François Tajan quitte la société pour rejoindre la maison concurrente Artcurial, filiale du Groupe Dassault[15].

2025 : Nouveau chapitre

Le , la maison Tajan annonce son rachat par le jeune entrepreneur français Édouard Challemel du Rozier, président fondateur de Bail Art, entreprise spécialisée dans le financement d’œuvres d’art[16].

Ventes emblématiques

Vente des escaliers de la Tour Eiffel (1983)

Catalogue de la vente de l'escalier de la Tour Eiffel, organisée le 1er décembre 1983.

Le , Ader-Picard-Tajan organise la vente d'un escalier d'origine de la Tour Eiffel, divisé en 20 tronçons[17]. Cet escalier avait été érigé lors de l'inauguration de la tour le , pour permettre à son créateur, Gustave Eiffel, de hisser le drapeau français en haut du monument.

La vente, orchestrée au premier étage de la Tour Eiffel, est un franc succès, et marque les esprits. Les tronçons d'escalier sont tous vendus, pour un résultat global de 1,8 million de francs[17]. Aujourd'hui, l'un de ces fragments orne la Statue de la Liberté à New-York. Un autre fragment a été acheté par la société Walt Disney[18], et deux autres sont restés dans l'hexagone, acquis par le chanteur et présentateur Guy Béart[19]. Aujourd'hui, ces tronçons réapparaissent régulièrement aux enchères, comme à l'Hôtel Drouot en 2015[20] ou chez Artcurial en 2016 (tronçon n°13)[21] et en 2020 (tronçon n°17)[22].

Vente “Fondation Brigitte Bardot” (1987)

En , l’étude Tajan dispersa aux enchères les biens personnels (bijoux, souvenirs de famille et souvenirs d’enfance) de Brigitte Bardot[23] afin de récolter la somme nécessaire à la fondation de défense des animaux créée un an plus tôt par l'actrice, et qui porte son nom.

Ventes de la Collection Roberto Polo (1988-1991-1993)

A l’issue de trois vacations organisées en 1988, 1991 et 1993, l’étude Tajan dispersa la collection de l’historien cubain Roberto Polo[24]. Une partie des biens saisis dans l’appartement du collectionneur seront exposés, notamment un coffret à bijoux ayant appartenu à Marie-Antoinette, vendu 23 millions de Francs à l’homme d'affaires français Jean-Marc Vernes[25].

Anne Vallayer-Coster, Panaches de mer, lithophytes et coquilles. Vendu par Jacques Tajan en 1988, aujourd'hui dans les collections permanentes du Musée du Louvre.

Vente de la collection du banquier Jean-Marc Vernes

Les 9 et , Jacques Tajan dispersa la prestigieuse collection de l’amateur d’art et célèbre banquier Jean-Marc Vernes[26]. Composée de 14 objets, la vente est organisée pour permettre à la famille de régler les nombreuses dettes accumulées par le banquier, décédé le , et acculé par divers revers financiers à la fin de sa carrière.

Parmi les œuvres prestigieuses présentées à la vente, on retrouve un tableau d’Edouard Vuillard, “Le Banquier”, intégré depuis 2010 aux collections du Musée d’Orsay (sous le titre “Le Bureau”)[27], un nu de Kees van Dongen adjugé à 4,3 millions de francs[28], une marine d’Eugène Boudin, ainsi qu’une console Régence[29]. Aussi commentées que convoitées, les deux pièces maîtresses de la vente, sont le tableau de Vincent van Gogh “Jardin à Auvers”, ainsi qu’un coffret à bijoux estampillé Martin Carlin pour la reine Marie-Antoinette d'Autriche[30].

Cette vente-événement rassembla plus de 700 personnes, parmi lesquelles des curieux, des figures publiques, des marchands d’art et des journalistes, tous réunis dans la grande salle de l'Hôtel George V, dans le quartier des Champs-Elysées[31].

Martin Carlin, Coffret à bijoux réalisé pour Marie-Antoinette. Vendu en 1991 par Jacques Tajan, aujourd'hui dans les collections du Château de Versailles.

Vente du coffret à bijoux de Marie-Antoinette

Durant ces vacations, Jacques Tajan proposa à la vente un petit meuble d'ébénisterie d’une exceptionnelle qualité, estampillé du célèbre artisan Martin Carlin. Il s’agit d’un coffret à bijoux sur pieds, décoré de 13 plaques en porcelaine tendre de Sèvres, offert à la Dauphine Marie-Antoinette en cadeau de noces par le roi Louis XV[26].

Cet objet emblématique, symbole du faste immodéré de la royauté française, sera racheté par l’un des héritiers de Jean-Marc Vernes pour près de 14 millions de francs, souhaitant éviter à tout prix sa sortie du territoire français[31]. Le coffret rejoint les collections du Château de Versailles l’année suivante, grâce à l’intermédiation de plusieurs grands mécènes[32].

Polémique autour du tableau Jardin à Auvers de Van Gogh

Le , Jacques Tajan propose à la vente une toile emblématique signée Vincent van Gogh, réalisée à Auvers-sur-Oise, durant les derniers jours chaotiques de la vie du peintre. La vente se soldera par un échec, le tableau ne trouvant pas preneur. Pour cause, de nombreuses polémiques ayant émaillé le parcours de l'œuvre[31].

Une œuvre classée Monument Historique

Par le passé, ce tableau avait déjà alimenté diverses intrigues : en 1989, il est classé au titre des Monuments Historiques par Jack Lang, alors Ministre de la Culture. Ce classement interdit au propriétaire de l'œuvre de le vendre à l’étranger ou de lui faire franchir les frontières nationales sans autorisation préalable.

Jean-Jacques Walter, propriétaire du tableau au moment de son classement, estime avoir été désavantagé par cette décision. La valeur de l'œuvre en était sensiblement réduite, ne pouvant plus être proposée sur le marché international, aux collectionneurs les plus fortunés. De ces évènements résultent la célèbre jurisprudence Walter du , dans laquelle le Conseil d'État a jugé que le classement d'une œuvre comme monument historique peut effectivement entraîner une limitation des droits de son propriétaire, préjudice ouvrant droit à réparation[33].

Van Gogh - Jardin à Auvers, 1890

Dans cette affaire, l’Etat français sera condamné à indemniser les héritiers Walter à hauteur de 145 millions de francs, l’équivalent de deux ans de budget d'acquisition des Musées Nationaux[34].

Une authenticité remise en question

Malgré la certification d’authenticité du tableau par le Musée Van-Gogh d’Amsterdam et de nombreux spécialistes de l’artiste (comme Louis Van Tillborgh ou Sjraar Van Heugten)[35], le tableau va rapidement faire les gros titres. Pour cause, plusieurs journalistes du marché de l’art, dubitatifs quant au style et aux couleurs employés dans le tableau, jugé atypique dans l'œuvre de l’artiste, vont rédiger des notes et des commentaires de presse étayés pour discréditer l’attribution de la toile[36].

Le nom d'Émile Schuffenecker, peintre post-impressionniste anarchiste et sans véritable style personnel, sera évoqué comme contre-attribution, au fil d’articles à charge dans Le Canard Enchaîné et Le Figaro[37]. En effet, l’artiste a régulièrement été soupçonné d’avoir réalisé des faux, et les journalistes sont parvenus à démontrer que l'œuvre était passée entre les mains d’Amédée Schuffenecker, marchand d’art et frère du potentiel faussaire[36].

Finalement, après diverses analyses en laboratoire[38] et une réhabilitation de l’historique de l'œuvre réalisée par Anne Distel, alors conservateur en chef au Musée d’Orsay, les doutes émis par les détracteurs du tableau seront définitivement écartés[39]. La justice française interviendra pour confirmer cette paternité, dans une décision de la Cour d’appel de Paris du [40].  

Profondément affecté par la rumeur, ce tableau, qui aurait pu atteindre des sommets, restera l’un des plus diffamés de Vincent van Gogh et de l’histoire des ventes aux enchères parisiennes. L’intervention de l’Etat, jugée abusive par certains, et les querelles d’attributions fragiliseront grandement le marché de l’art français. Aujourd’hui, ce tableau est toujours conservé dans une collection particulière, auprès des héritiers de la famille Vernes. Il est régulièrement présenté dans le cadre d’expositions autour de Van Gogh, comme au Musée Van-Gogh d’Amsterdam en 2023, ou au Musée d’Orsay en 2024, à l’occasion de l’exposition “Van Gogh à Auvers-sur-Oise, les derniers mois”[41].

Vente du Mobilier de l’Hôtel George V (1997)

En 1997, Tajan organise la vente de 10 000 pièces de mobilier, orfèvrerie, vaisselle et matériel professionnel de l’Hôtel George-V, devenu le Four Seasons à la suite de son rachat par un neveu du roi Fahd d’Arabie Saoudite. Cette vente titanesque, divisée en 21 vacations, totalisera près de 21 Millions de francs[42].

Vente de la collection Barbie Joaillerie (2003)

En , Tajan orchestre la vente d’une collection de 18 Poupées Barbie sous l’égide d’Adriana Karembeu. Habillées par de célèbres couturiers et joailliers européens tels que Boucheron, Bulgari ou Mauboussin, les bénéfices issus de la vente de ces jouets seront intégralement reversés au profit de la Croix Rouge Française[43].

Vente des effets personnels de François Mitterrand (2008)

Salle comble lors de la vente aux enchères des effets personnels de François Mitterrand, le 29 janvier 2008.

Le , l’étude Tajan organise la vente aux enchères de plusieurs centaines d’objets, accessoires, vêtements et autres effets personnels ayant appartenu à l'ancien Président de la République Française François Mitterrand[44], mort 12 ans auparavant, le [45].

Cette vente caritative rapportera 150 000€ à la fondation France Liberté fondée par Danielle Mitterrand, veuve du Président[46]. Différents objets emblématiques de sa carrière publique seront proposés, dont sa robe d’avocat, son chapeau, sa boîte à cigares, un attaché-case offert par le dirigeant cubain Fidel Castro, ainsi qu’une multitude d’autres cadeaux offerts au couple Mitterrand par des personnalités publiques (Salvador Allende, Barbara Bush…) ou des industriels du luxe (Lalique, Daum, Dior, Hermès…)[47].

Dans une salle comble, la totalité des lots sont vendus : parmi les enchérisseurs notables, le Parti Socialiste, à la demande de François Hollande, se porte acquéreur du célèbre chapeau de François Mitterrand[48]. L’ancien avocat Karim Achoui s’offre la robe d’avocat du Président, et l’acteur et réalisateur Alain Chabat remporte quant à lui une chapka et une boîte à cigare gravée au nom de François Mitterrand[45].

Vente “Régine, Mode et Petits Papiers” (2012)

En , l’étude Tajan organise la vente aux enchères de plusieurs biens personnels de l’actrice et chanteuse Régine, dont une partie de sa garde-robe particulière (bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux) et certains de ses souvenirs symboles des nuits parisiennes. Une partie des fonds récoltés lors de cette vente (41000€) sera reversée au profit de l’association fondée par l’actrice : Habitat et Soins, qui œuvre contre la précarité[49].

Vente "Design For Kids" (2014)

En , la maison Tajan organise à Paris la première vente en France exclusivement consacrée au design pour enfants, intitulée "Design For Kids". Cette vacation réunissait plus de 350 pièces issues de la collection du collectionneur Stefan Reinke, spécialiste du design allemand et scandinave[50].

L’ensemble couvrait près d’un siècle de création, du mobilier fonctionnel aux objets ludiques, et mettait en lumière un champ encore peu exploré du marché du design. La vente présentait des œuvres de grands noms du design international, parmi lesquels Alvar Aalto, Marcel Breuer, Gerrit Rietveld, Jean Prouvé ou Bruno Munari[51].

Découverte d'un dessin de Léonard de Vinci (2016)

En , la maison Tajan, a été à l’origine de la découverte d’un dessin représentant le Martyre de saint Sébastien, attribué à Léonard de Vinci. L’œuvre, une étude à la plume et encre brune sur papier, avait été apportée avec un ensemble de dessins par un médecin à la retraite qui en ignorait l’importance[52]. L’attribution à Léonard de Vinci a été confirmée par la spécialiste Carmen Bambach, conservatrice au Metropolitan Museum of Art, après expertise conjointe menée par l’expert Patrick de Bayser et le directeur du département des tableaux anciens de Tajan, Thaddée Prate.

Présenté à la presse le , le dessin a été classé trésor national par le ministère de la Culture français, interdisant sa sortie du territoire et donnant à l’État trente mois pour faire une offre d’acquisition[53]. Initialement estimé à environ 15 millions d’euros, il a ensuite été remis en vente par les propriétaires et a finalement été vendu à l’étranger[54].

Record mondial pour un tableau de Pierre Soulages (2019)

Le , la maison Tajan a enregistré un record mondial pour une œuvre de Pierre Soulages, avec l’adjudication de Peinture, 200 x 162 cm, 14 mars 1960 pour 9,6 millions d’euros (frais inclus), dépassant largement son estimation initiale de 4 à 6 millions d’euros. Cette vente constitue le plus haut prix jamais atteint pour une œuvre de l’artiste.

Réalisée en 1960, la toile illustre la technique de raclage développée par Soulages à la fin des années 1950. Elle provenait de la collection de James Johnson Sweeney, ancien conservateur au Museum of Modern Art (MoMA) de New York puis directeur du Solomon R. Guggenheim Museum, qui l’avait acquise en 1960 à la Galerie de France à Paris. Restée depuis dans la famille Sweeney, l’œuvre était présentée pour la première fois sur le marché. Disputée par plusieurs enchérisseurs internationaux, notamment en Asie et aux États-Unis, elle a rejoint une collection européenne[55].

Lors de cette même vente, une autre adjudication notable a concerné l’artiste américain Wayne Thiebaud : son tableau Woman & Cosmetics a été vendu pour 3,34 millions d’euros, confirmant l’intérêt soutenu du marché pour les grands peintres de l’après-guerre[56].

F. Solimena, Le triomphe de la Foi

Record mondial pour une œuvre de Francesco Solimena (2022)

La maison de ventes Tajan a établi un record mondial pour une œuvre du peintre italien Francesco Solimena en adjugeant pour 1 249 000 € (frais inclus) une grande esquisse préparatoire réalisée vers 1705-1706, estimée entre 500 000 et 700 000 €[57].

Le modello, mesurant 2,30 × 0,93 m, constitue une étude pour la monumentale fresque du plafond de la sacristie de l’église San Domenico Maggiore à Naples. Longtemps conservée hors du regard du public, l’œuvre a été redécouverte par le cabinet Turquin avant d’être présentée à la vente. Décrite comme de qualité muséale, elle a été acquise par la galerie Robilant+Voena, établie à Londres, pour le compte d’une institution étrangère[58].

La composition, qui présente quelques variantes par rapport à la fresque définitive, développe une allégorie de la puissance de l’ordre des Dominicains au sein de l’Église catholique. Cette vente met en lumière l’importance de Solimena, figure majeure de la peinture napolitaine du début du XVIIIᵉ siècle, dont l’œuvre marque la transition du baroque tardif vers le rococo et dont l’influence s’étend à l’ensemble de l’Europe.

Adélaïde Labille-Guiard, Auportrait (pastel), 1782.

Record mondial pour un pastel d’Adélaïde Labille-Guiard (2025)

Le , un autoportrait au pastel d’Adélaïde Labille-Guiard a été présenté aux enchérisseurs et préempté par le Château de Versailles pour 843 800 euros (frais inclus), battant ainsi le précédent record de prix pour une œuvre de l’académicienne, jusqu'alors détenu par le Portrait de la duchesse d’Aiguillon vendu chez Sotheby’s Paris en 2018[59].

Cette œuvre rare, connue jusqu’alors principalement par une photographie et peu circulée sur le marché de l’art, représente l’artiste vêtue d’une robe en satin, tenant palette et pinceaux, et illustre son statut de portraitiste au XVIIIᵉ siècle, aux côtés de son amie et rivale Élisabeth Vigée Le Brun[60].

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks