Talmondais
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Jard-sur-Mer
Angles
Longeville-sur-Mer
| Talmondais | ||||
Le château, cœur de la cité historique de Talmont. | ||||
| Pays | France | |||
|---|---|---|---|---|
| Région | Pays-de-la-Loire | |||
| Département | Vendée | |||
| Villes principales | Talmont-Saint-Hilaire Jard-sur-Mer Angles Longeville-sur-Mer |
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| Coordonnées | 46° 27′ 58″ nord, 1° 37′ 06″ ouest | |||
| Superficie approximative | 318,06 km2 | |||
| Communes | 10 | |||
| Population totale | 22 787 hab. (2013) | |||
| Régions naturelles voisines |
Pays des Olonnes Pays yonnais Marais poitevin |
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| Géolocalisation sur la carte : Vendée
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Géolocalisation sur la carte : France
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Le Talmondais, également appelé Pays talmondais, est un espace naturel français situé au sud-ouest du département de la Vendée, en région Pays-de-la-Loire.
Tirant son nom de la bourgade bas-poitevine de Talmont, ce pays côtier borde celui des Olonnes au nord, le Marais poitevin au sud et le Pays yonnais à l’est.
Dimension historique
À la fin de l’Antiquité romaine, un doyenné de Talmont, frontalier de ceux d’Aizenay et de Mareuil, aurait rassemblé un large territoire délimité par une ligne nord partant de l’océan, de Givrand jusqu’à Aizenay ; au sud, par une autre allant de La Tranche à Saint-Cyr-en-Talmondais ; et à l’ouest, par un axe Venansault-Saint-Denis-du-Payré[1].
Au Moyen Âge, Talmont est le cœur d’une puissante seigneurie féodale qui s’étend sur une large partie de la côte du Bas-Poitou, du Jaunay à la baie de l’Aiguillon. À l’intérieur des terres, l’Yon, à l’est, et le Lay, au sud, marquent les frontières naturelles de la principauté[2]. Néanmoins, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, le territoire du Talmondais, parsemé d’enclaves, admet des frontières « mouvantes et incertaines »[3].
À l’époque médiévale, plusieurs sous-ensembles composent le territoire de la principauté talmondaise : le Curzonnais, le Brandois, le pays des Olonnes et le Talmondais stricto sensu[2].
Divisions administratives et intercommunales
Aussi, il existe un Talmondais administratif et politique qui intègre l’ensemble des communes du canton de Talmont[Note 1]. Ce sujet, à cheval entre le Bocage, le Marais et la Plaine, a fait l’objet d’une étude de cas dans le Tableau politique d’André Siegfried (1913), représentant, selon lui, une miniature du département de la Vendée au regard des comportements électoraux de ses habitants en fonction de leur mode d’occupation des sols[5].
Depuis , une structure intercommunale, la communauté de communes du Talmondais (CCT), épouse les formes du canton, en rassemblant les communes d’Avrillé, du Bernard, de Grosbreuil, de Jard-sur-Mer, de Longeville-sur-Mer, de Poiroux, de Saint-Hilaire-la-Forêt, de Saint-Vincent-sur-Jard et de Talmont-Saint-Hilaire[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2015, le canton de Talmont-Saint-Hilaire est, de son côté, remanié[7] ; il passe de 9 à 23 communes et couvre un espace allant de Longeville-sur-Mer à Beaulieu-sous-la-Roche[8].
Périmètre de l’ancien canton. Périmètre de l’actuel canton.
Un territoire tourné vers la mer
Dans une dimension géographique plus restreinte, le Pays talmondais se définit d’abord par le littoral. Il est l’un des petits pays côtiers traditionnels de la Vendée, situé entre le pays des Olonnes et celui de La Tranche-sur-Mer, voire celui de Jard-sur-Mer, suivant les définitions[9],[10]. À l’arrière-pays, ses contours sont en revanche plus flous pour Jean Renard, même si l’on admet que le Marais poitevin constitue sa borne paysagère méridionale[3]. Néanmoins, dans son article sur le territoire talmondais publié dans les Cahiers nantais en 2001 (nos 55 et 56), le géographe cite Angles ainsi que toutes les communes du canton de Talmont-Saint-Hilaire dans le périmètre du pays[Note 2].
Du point de vue touristique, le syndicat mixte pour l’étude et la réalisation d’un aménagement touristique en Pays talmondais regroupe les communes d’Avrillé, de Grosbreuil, de Poiroux et de Talmont-Saint-Hilaire. Créé le [12], ce syndicat est dissout par arrêté préfectoral du [13]. L’Institut national de la statistique et des études économiques envisage de son côté un bassin de vie restreint, composé des seules communes de Talmont-Saint-Hilaire (bourg-centre) et de Grosbreuil[Insee 2]. Néanmoins, en 1988, ce territoire était pour le même organisme un sous-ensemble du vaste bassin de vie des Sables-d’Olonne[14].
Toponymie
Plusieurs étymologies du toponyme Talmont existent.
Dans la Notitia Galliarum, Adrien de Valois suggère que le nom viendrait de Talamundus, le premier détenteur du territoire. Quant au pouillé de dom Fonteneau, il évoque un Talamonum Castrum (« château de Talmont ») vers 1020, et donne au toponyme une origine celtique signifiant « hauteur » et « courbure de rivière »[15]. Pour le spécialiste de l’onomastique Stéphane Gendron, l’étymologie de Talmont en « talon du monde » est fantaisiste[16].
Le pays désignant la région autour de Talmont est appelé le Talmondais[17].
Démographie
Communes du pays
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Talmont-Saint-Hilaire (siège) | 85288 | CC Vendée-Grand-Littoral | 89,53 | 7 363 (2015) | 82
|
| Angles | 85004 | CC Vendée-Grand-Littoral | 34,27 | 2 759 (2015) | 81 |
| Avrillé | 85010 | CC Vendée-Grand-Littoral | 25,03 | 1 374 (2015) | 55 |
| Le Bernard | 85022 | CC Vendée-Grand-Littoral | 27,37 | 1 215 (2015) | 44 |
| Grosbreuil | 85103 | CC Vendée-Grand-Littoral | 36,33 | 2 149 (2015) | 59 |
| Jard-sur-Mer | 85114 | CC Vendée-Grand-Littoral | 16,57 | 2 642 (2015) | 159 |
| Longeville-sur-Mer | 85127 | CC Vendée-Grand-Littoral | 38,05 | 2 473 (2015) | 65 |
| Poiroux | 85179 | CC Vendée-Grand-Littoral | 25,38 | 1 069 (2015) | 42 |
| Saint-Hilaire-la-Forêt | 85231 | CC Vendée-Grand-Littoral | 10,88 | 831 (2015) | 76 |
| Saint-Vincent-sur-Jard | 85278 | CC Vendée-Grand-Littoral | 14,65 | 1 309 (2015) | 89 |
Évolution démographique
Géographie
Paysages
Le Talmondais est un territoire localisé entre deux des trois paysages caractéristiques de la Vendée : la Plaine vendéenne et le Bas Bocage[18]. Avec un littoral marqué par des paysages tantôt dunaires, tantôt de plaine, les lignes côtières du territoire sont quant à elles soit sableuses soit rocheuses[19].
En outre, dans la ria asséchée du Payré, des marais à poissons et des marais salants jalonnent la commune de Talmont-Saint-Hilaire de l’embouchure du fleuve jusqu’au bourg de Talmont[20]. Au sud du Talmondais, les communes d’Angles et de Longeville-sur-Mer appartiennent à la partie occidentale au Marais poitevin, marquée par la présence de marais mouillés et de marais desséchés[19].

Enfin, la forêt domaniale de Longeville-sur-Mer traverse l’immédiat arrière-pays des côtes des communes de Jard-sur-Mer, Saint-Vincent-sur-Jard et Longeville-sur-Mer[21]. Elle se compose essentiellement de pins maritimes et de chênes verts[20].
Géologie
Le territoire talmondais est divisé géologiquement entre le Massif armoricain au nord, et le Bassin aquitain, au sud[9]. D’ailleurs, la pointe du Payré, entre les communes de Jard et Talmont, marque sur « plusieurs kilomètres la discordance des terrains jurassiques reposant sur les micaschistes armoricains »[22].
Près des côtes, du XVIIIe siècle au XXe siècle, des érudits et des scientifiques ont découvert plusieurs traces géologiques anciennes. Une mine d’argent et de plomb est par exemple découverte en 1775 aux Sarts, sur la paroisse de Saint-Hilaire-de-Talmont[23]. En 1935, menant une étude sur la côte de Bourgenay, l’érudit Edmond Bocquier (1881-1935) découvre des traces assimilées à celles de pieds. Elles ont fait l’objet d’une présentation par l’ingénieur Gilbert Bessonat à l’Institut géologique Albert-de-Lapparent, en 1963. Pour deux de ses membres, les empreintes rappelaient celle du dinosaure Cheirotherium[24].
La zone sud est marquée par un marais quaternaire traversé en partie par le Lay, des environs du Bouil, extrémité sud-ouest de la côte de Longeville-sur-Mer, à Moricq, à Angles. Entre celle-ci et le bocage sur socle ancien, au nord du Talmondais — borné approximativement par une ligne courbée allant de Port-Bourgenay, à Talmont-Saint-Hilaire, aux Rabretières, sur la commune du Bernard —, s’étend un couloir de plaine calcaire d’une dizaine de kilomètres de largeur[25].

