Talmondais

From Wikipedia, the free encyclopedia

Talmondais
Image illustrative de l’article Talmondais
Le château, cœur de la cité historique de Talmont.

Pays France
Région Pays-de-la-Loire
Département Vendée
Villes principales Talmont-Saint-Hilaire
Jard-sur-Mer
Angles
Longeville-sur-Mer
Coordonnées 46° 27′ 58″ nord, 1° 37′ 06″ ouest
Superficie approximative 318,06 km2
Communes 10
Population totale 22 787 hab. (2013)
Régions naturelles
voisines
Pays des Olonnes
Pays yonnais
Marais poitevin
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Talmondais
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Talmondais
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Talmondais

Le Talmondais, également appelé Pays talmondais, est un espace naturel français situé au sud-ouest du département de la Vendée, en région Pays-de-la-Loire.

Tirant son nom de la bourgade bas-poitevine de Talmont, ce pays côtier borde celui des Olonnes au nord, le Marais poitevin au sud et le Pays yonnais à l’est.

Dimension historique

À la fin de l’Antiquité romaine, un doyenné de Talmont, frontalier de ceux d’Aizenay et de Mareuil, aurait rassemblé un large territoire délimité par une ligne nord partant de l’océan, de Givrand jusqu’à Aizenay ; au sud, par une autre allant de La Tranche à Saint-Cyr-en-Talmondais ; et à l’ouest, par un axe Venansault-Saint-Denis-du-Payré[1].

Au Moyen Âge, Talmont est le cœur d’une puissante seigneurie féodale qui s’étend sur une large partie de la côte du Bas-Poitou, du Jaunay à la baie de l’Aiguillon. À l’intérieur des terres, l’Yon, à l’est, et le Lay, au sud, marquent les frontières naturelles de la principauté[2]. Néanmoins, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, le territoire du Talmondais, parsemé d’enclaves, admet des frontières « mouvantes et incertaines »[3].

À l’époque médiévale, plusieurs sous-ensembles composent le territoire de la principauté talmondaise : le Curzonnais, le Brandois, le pays des Olonnes et le Talmondais stricto sensu[2].

Divisions administratives et intercommunales

Aussi, il existe un Talmondais administratif et politique qui intègre l’ensemble des communes du canton de Talmont[Note 1]. Ce sujet, à cheval entre le Bocage, le Marais et la Plaine, a fait l’objet d’une étude de cas dans le Tableau politique d’André Siegfried (1913), représentant, selon lui, une miniature du département de la Vendée au regard des comportements électoraux de ses habitants en fonction de leur mode d’occupation des sols[5].

Depuis , une structure intercommunale, la communauté de communes du Talmondais (CCT), épouse les formes du canton, en rassemblant les communes d’Avrillé, du Bernard, de Grosbreuil, de Jard-sur-Mer, de Longeville-sur-Mer, de Poiroux, de Saint-Hilaire-la-Forêt, de Saint-Vincent-sur-Jard et de Talmont-Saint-Hilaire[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2015, le canton de Talmont-Saint-Hilaire est, de son côté, remanié[7] ; il passe de 9 à 23 communes et couvre un espace allant de Longeville-sur-Mer à Beaulieu-sous-la-Roche[8].

Un territoire tourné vers la mer

Dans une dimension géographique plus restreinte, le Pays talmondais se définit d’abord par le littoral. Il est l’un des petits pays côtiers traditionnels de la Vendée, situé entre le pays des Olonnes et celui de La Tranche-sur-Mer, voire celui de Jard-sur-Mer, suivant les définitions[9],[10]. À l’arrière-pays, ses contours sont en revanche plus flous pour Jean Renard, même si l’on admet que le Marais poitevin constitue sa borne paysagère méridionale[3]. Néanmoins, dans son article sur le territoire talmondais publié dans les Cahiers nantais en 2001 (nos 55 et 56), le géographe cite Angles ainsi que toutes les communes du canton de Talmont-Saint-Hilaire dans le périmètre du pays[Note 2].

Du point de vue touristique, le syndicat mixte pour l’étude et la réalisation d’un aménagement touristique en Pays talmondais regroupe les communes d’Avrillé, de Grosbreuil, de Poiroux et de Talmont-Saint-Hilaire. Créé le [12], ce syndicat est dissout par arrêté préfectoral du [13]. L’Institut national de la statistique et des études économiques envisage de son côté un bassin de vie restreint, composé des seules communes de Talmont-Saint-Hilaire (bourg-centre) et de Grosbreuil[Insee 2]. Néanmoins, en 1988, ce territoire était pour le même organisme un sous-ensemble du vaste bassin de vie des Sables-d’Olonne[14].

Toponymie

Plusieurs étymologies du toponyme Talmont existent.

Dans la Notitia Galliarum, Adrien de Valois suggère que le nom viendrait de Talamundus, le premier détenteur du territoire. Quant au pouillé de dom Fonteneau, il évoque un Talamonum Castrum château de Talmont ») vers 1020, et donne au toponyme une origine celtique signifiant « hauteur » et « courbure de rivière »[15]. Pour le spécialiste de l’onomastique Stéphane Gendron, l’étymologie de Talmont en « talon du monde » est fantaisiste[16].

Le pays désignant la région autour de Talmont est appelé le Talmondais[17].

Démographie

Communes du pays

Liste des communes du Talmondais
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Talmont-Saint-Hilaire
(siège)
85288CC Vendée-Grand-Littoral89,537 363 (2015)82


Angles85004CC Vendée-Grand-Littoral34,272 759 (2015)81
Avrillé85010CC Vendée-Grand-Littoral25,031 374 (2015)55
Le Bernard85022CC Vendée-Grand-Littoral27,371 215 (2015)44
Grosbreuil85103CC Vendée-Grand-Littoral36,332 149 (2015)59
Jard-sur-Mer85114CC Vendée-Grand-Littoral16,572 642 (2015)159
Longeville-sur-Mer85127CC Vendée-Grand-Littoral38,052 473 (2015)65
Poiroux85179CC Vendée-Grand-Littoral25,381 069 (2015)42
Saint-Hilaire-la-Forêt85231CC Vendée-Grand-Littoral10,88831 (2015)76
Saint-Vincent-sur-Jard85278CC Vendée-Grand-Littoral14,651 309 (2015)89

Évolution démographique

Évolution démographique du Talmondais
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 0747 8098 3899 82710 55910 91511 40611 95112 139
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 29812 62613 20012 96013 31513 66013 97114 41614 430
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 42814 80614 45113 03012 79812 47412 28211 97511 873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2013 -
11 52611 18711 20712 43713 81115 94519 37322 787-
Recensements de population des communes du périmètre depuis 1793[Note 3].
(Sources : base Cassini et Insee)
Histogramme de l’évolution démographique

Géographie

La côte rocheuse au nord de Port-Bourgenay, à Talmont-Saint-Hilaire.

Paysages

Le Talmondais est un territoire localisé entre deux des trois paysages caractéristiques de la Vendée : la Plaine vendéenne et le Bas Bocage[18]. Avec un littoral marqué par des paysages tantôt dunaires, tantôt de plaine, les lignes côtières du territoire sont quant à elles soit sableuses soit rocheuses[19].

En outre, dans la ria asséchée du Payré, des marais à poissons et des marais salants jalonnent la commune de Talmont-Saint-Hilaire de l’embouchure du fleuve jusqu’au bourg de Talmont[20]. Au sud du Talmondais, les communes d’Angles et de Longeville-sur-Mer appartiennent à la partie occidentale au Marais poitevin, marquée par la présence de marais mouillés et de marais desséchés[19].

La forêt domaniale de Talmont-Saint-Hilaire, à Port-Bourgenay.

Enfin, la forêt domaniale de Longeville-sur-Mer traverse l’immédiat arrière-pays des côtes des communes de Jard-sur-Mer, Saint-Vincent-sur-Jard et Longeville-sur-Mer[21]. Elle se compose essentiellement de pins maritimes et de chênes verts[20].

Géologie

Le territoire talmondais est divisé géologiquement entre le Massif armoricain au nord, et le Bassin aquitain, au sud[9]. D’ailleurs, la pointe du Payré, entre les communes de Jard et Talmont, marque sur « plusieurs kilomètres la discordance des terrains jurassiques reposant sur les micaschistes armoricains »[22].

Près des côtes, du XVIIIe siècle au XXe siècle, des érudits et des scientifiques ont découvert plusieurs traces géologiques anciennes. Une mine d’argent et de plomb est par exemple découverte en 1775 aux Sarts, sur la paroisse de Saint-Hilaire-de-Talmont[23]. En 1935, menant une étude sur la côte de Bourgenay, l’érudit Edmond Bocquier (1881-1935) découvre des traces assimilées à celles de pieds. Elles ont fait l’objet d’une présentation par l’ingénieur Gilbert Bessonat à l’Institut géologique Albert-de-Lapparent, en 1963. Pour deux de ses membres, les empreintes rappelaient celle du dinosaure Cheirotherium[24].

La zone sud est marquée par un marais quaternaire traversé en partie par le Lay, des environs du Bouil, extrémité sud-ouest de la côte de Longeville-sur-Mer, à Moricq, à Angles. Entre celle-ci et le bocage sur socle ancien, au nord du Talmondais — borné approximativement par une ligne courbée allant de Port-Bourgenay, à Talmont-Saint-Hilaire, aux Rabretières, sur la commune du Bernard —, s’étend un couloir de plaine calcaire d’une dizaine de kilomètres de largeur[25].

Économie

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI