Tapis de Kalâa des Béni Rached

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Type de nœud
Tissage velouté (à nœuds)
Type de travail
Tapis berbère traditionnel
Velours
Laine filée à la main
Tapis de Kalâa des Béni Rached
Représentation du tapis de la Kalâa sur un timbre-poste algérien (1968)
Provenance
Type de nœud
Tissage velouté (à nœuds)
Type de travail
Tapis berbère traditionnel
Velours
Laine filée à la main
Chaîne et trame
Laine
Densité des nœuds
Variable selon le format et la finesse
Formats
Acharia (5×2,5 m) ; Rabâa (2×1 m)

Le tapis de Kalâa des Béni Rached, également appelé tapis de la Kalâa, tire son nom de la tribu des Béni Rached, établie à la Kalaa dans l’actuelle wilaya de Relizane. Considéré comme l’un des tapis berbères les plus renommés d’Algérie et d’Afrique du Nord, il constitue non seulement une ressource économique essentielle pour de nombreuses familles, mais aussi un véritable témoin du patrimoine culturel, mêlant traditions arabes et influences andalouses.

Le tapis de la Kalâa remonte au XVIe siècle, période marquée par l’installation d’Andalous expulsés d’Espagne en Afrique du Nord. Ces réfugiés ont apporté avec eux leur savoir-faire en matière d’arts décoratifs, dont le tissage. Le tapis de la Kalâa reflète cet héritage en combinant des motifs géométriques, des couleurs sobres et des techniques inspirées du style andalou et maghrébin[1],[2].

Ce qui le différencie des autres types de tissage, c’est la finesse de son exécution et sa beauté. Il appartient à la catégorie des tissages veloutés (à nœuds)[3].

Ce savoir-faire s’est perpétué au fil des générations, constituant une part importante du patrimoine culturel local et un symbole identitaire des Béni Rached[4]. Dans un document conservé aux Archives nationales d’Algérie sous le numéro d’inventaire 79, datant de 1770 et émanant du tribunal de la ville d’Alger, consiste en un acte de donation établi par une dame originaire de la Kalâa des Béni Rached en faveur de sa fille. Il porte sur un ensemble de bijoux, de vêtements, d’objets en cuivre, d’ustensiles domestiques et de tapis, parmi lesquels figure deux tapis de la Kalâa. Le document indique également que cette dame avait elle-même hérité ces biens de sa propre mère. Ce document illustre le rôle du tapis comme bien précieux, à la fois signe d’opulence et objet de prestige, transmis en héritage au même titre que les bijoux et les vêtements[5].

Caractéristiques

Fabrication du tapis à Kalâa des Béni Rached

Les tapis de la Kalâa se distinguent par leurs motifs géométriques complexes, souvent composés de losanges, de triangles et de bandes parallèles. Ces formes, inspirées des traditions berbères et andalouses, symbolisent la protection, la fécondité et l’harmonie. Les couleurs dominantes, soigneusement choisies, renforcent cette dimension symbolique : le rouge, couleur prédominante, évoque la force, la vie et la prospérité ; le noir, quant à lui, est associé à la protection et à la continuité des traditions, tandis que le blanc et l’écru expriment la pureté et la lumière. L’agencement de ces motifs et de ces teintes ne relève pas seulement d’une recherche décorative, mais constitue un véritable langage visuel porteur d’identité culturelle, transmis de génération en génération[5],[6].

Selon la tradition locale, le tapis de la Kalâa est réalisé à la main. Les fils sont fabriqués en filant la laine brute, tout en évitant à l’artisane des problèmes d’allergie. Le tapis se compose d’un ensemble de lignes, de couleurs et de motifs[7].

Parmi ses types[6] :

  • Le « Acharia » (5 m × 2,5 m), dont la réalisation demande de un à deux mois et mobilise deux à trois tisserandes.
  • Le « Rabâa » (2 m × 1 m), fabriqué en une semaine par une seule artisane.

Rôle économique et patrimonial

Références

Voir aussi

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