Taxe sur les spectacles de variétés

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Titre Taxe sur les spectacles de variétés
Pays Drapeau de la France France
Taxe sur les spectacles de variétés
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Présentation
Titre Taxe sur les spectacles de variétés
Pays Drapeau de la France France
Type Loi ordinaire
Adoption et entrée en vigueur
Législature IIe législature de la Cinquième République
Gouvernement Pompidou II
Adoption
Entrée en vigueur

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La taxe sur les spectacles de variétés est une taxe affectée au centre national de la musique (CNM) créée en 1977.

Taxe parafiscale pour les spectacles de variétés (1977)

Le décret no 64-1079 du crée une taxe parafiscale perçue sur la billetterie des théâtres privés[1]. Le produit de la taxe sur les spectacles d'art dramatique, lyrique et chorégraphique est affecté à l'association pour le soutien du théâtre privé (ASTP).

Le décret no 77-701 du élargit le champ d'application de la taxe parafiscale aux spectacles de variété[2].

Il s'agit d'un système mutualiste créé par la profession qui permet de distribuer des aides à la création, à la production ou à la diffusion de spectacles[3]. Les spectacles à succès peuvent ainsi financer les échecs.

Fonds de soutien à la chanson, au jazz et aux variétés (1986)

Le produit de la taxe parafiscale est affectée à l'association pour le soutien de la chanson, des variétés et du jazz, fondée en 1986, et communément nommée Fonds de Soutien Chanson, Variétés, Jazz[4],[5]. Il s'agit du décret no 86-302 du [6] et de l'arrêté du [7].

Taxe sur les spectacles de variétés
Année 1987[8] 1988[8] 1989[8] 1990[8] 1991[8] 1992[8] 1993[8] 1994[9] 1995[9] 1996[9] 1997[9] 1998[9],[10] 1999[11] 2000[11] 2001[11],[12]
Produit (MF) 7,00 8,00 9,93 11,86 12,06 12,90 30,80 31,3 30,7 25,8 26,4 48,40 48,48 55,00 58,50
Produit (M€) 4,7 4,68 3,93 4 7,37 9,19

Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (2002)

L'article 30 de la loi no 2002-5 du relative aux musées de France créé un établissement public industriel et commercial (EPIC) dénommé « centre national de la chanson, des variétés et du jazz » et placé sous la tutelle du ministère de la culture. Ses recettes sont constituées de la taxe parafiscale sur les spectacles dans le domaine des variétés. L’établissement se substitue à l'association pour le soutien à la chanson, aux variétés et au jazz le . Sa principale mission est de soutenir par l'attribution d'aides financières le secteur de la chanson, des variétés et du jazz. Le statut d'EPIC permet au CNV de gérer la perception de la taxe qui lui est affectée[13],[14]. À compter le , la taxe est collectée par le CNV, sans aucun recours aux société de gestion des droits d'auteur[15].

Taxe sur les spectacles de variétés
Année 2002[12] 2003[15] 2004[15] 2005[16] 2006[17] 2007[18] 2008[19] 2009[20] 2010[21] 2011[22] 2012[23] 2013[24] 2014[25] 2015[26] 2016[27],[28] 2017[29] 2018[30]
Produit (M€) 6,86 13,3 13,4 12,5 14,9 17,1 17,1 20,1 24,0 23,8 23,6 25,9 28,7 29,4 30,6 32,8 31,9
Plafond (M€) - - - - - - - - 27 27 29 30 32 50 50
Nombre de redevables 1 904 1 882 1 855 1 883 2 361 2 404 2 587 2 631 2 677 2 742 3 104 3 388 3 486 3 525 2 949

Taxe affectée (2003)

Sandra Nkaké en concert lors du Festival du bout du monde.

La France met un terme aux taxes parafiscales le [31]. Ainsi la loi de finances rectificatives de 2003 transforme la taxe parafiscale en taxe affectée au profit du CNV.

En 2014, l'Inspection générale des finances liste la taxe sur les spectacles de variétés parmi les 192 taxes à faible rendement. La mission préconise sa suppression et son remplacement par une cotisation professionnelle ou une diminution du bénéfice du taux réduit de TVA sur les spectacles[32].

Déplafonnement de facto (2016)

Le produit de la taxe affecté au CNV est plafonné depuis 2012. Comme toute taxe affectée, elle comporte un plafond d'affectation des recettes de la taxe. Le surplus de recette revient à l'État. Bien que n'ayant jamais donné lieu à écrêtement comme l'a rappelé le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert en octobre 2016 « vous proposez de déplafonner des taxes alors que le plafond n'est même pas atteint. Les bras m'en tombent. »[33], le CNV réclame pourtant le déplafonnement de la taxe[34].

Un temps envisagé par le Parlement et souhaité par la ministre de la culture Audrey Azoulay[35], le Parlement a finalement refusé le déplafonnement de jure afin de conserver le principe d'autorisation parlementaire des dépenses. Un déplafonnement conduirait également à décorréler les besoins du CNV du produit perçu. Le législateur a néanmoins très fortement révisé à la hausse le plafond en le fixant à 50 millions d'euros[36],[37].

Centre national de la musique (2020)

L'article 244 de la loi no 2019-1479 du fixe qu'à partir du , le produit de la taxe sur les spectacles de variétés est affecté au Centre national de la musique (CNM), établissement public nouvellement créé et qui succède au CNV.

Dans le cadre de la pandémie, le CNM a annoncé suspendre l'encaissement et le recouvrement de la taxe à compter du et jusqu'au redémarrage de l'activité[38],[39].

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

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