Tcherdyne

ville de Russie From Wikipedia, the free encyclopedia

Tcherdyne (en russe : Чердынь, en komi : Чердін) est une ville et chef-lieu du raïon de Tcherdyne, dans le kraï de Perm, en Russie. Sa population s'élevait à 8 183 habitants en 2023.

Faits en bref Administration, Pays ...
Tcherdyne
(ru) Чердынь
Blason de Tcherdyne
Héraldique
Drapeau de Tcherdyne
Drapeau
Tcherdyne
Vue aérienne de l'église de la Résurrection.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Oural
District fédéral Volga
Sujet fédéral Drapeau du kraï de Perm Kraï de Perm
Code postal 618600 — 618601
Code OKATO 57 256 501
Indicatif (+7) 34240
Démographie
Population 4 502 hab. (2023)
Densité 300 hab./km2
Géographie
Coordonnées 60° 24′ nord, 56° 29′ est
Altitude 160 m
Min. 120 m
Max. 210 m
Superficie 1 500 ha = 15 km2
Fuseau horaire UTC+05:00 (YEKT)
Heure de Iekaterinbourg
Divers
Statut Ville depuis 1535
Localisation
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Tcherdyne
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Tcherdyne
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Tcherdyne
Liens
Site web cherdyn.permarea.ru

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Peuplée dès le VIIIe siècle, une forteresse en bois est construite vers le Xe siècle. La colonie, peuplée probablement de Finno-ougriens, devient dès le XIIe siècle un centre commercial en Permie, à la fois en lien avec Novgorod et le monde perse. Mentionnée pour la première fois en 1451 dans le contexte de la guerre de Succession moscovite, Vassili II y nomma un prince alors qu'en parralèle, les Russes tentèrent, d'abord en vain, de christianiser la population locale. Par sa position de ville frontalière, elle est plusieurs fois attaquée par les Mansis, et même détruite en 1504. L'année suivante, la principauté est abolie, et elle est alors formellement annexée à la Grande-principauté de Moscou. Elle acquiert une place importante comme début de la route de Tcherdyne, seule route terrestre traversant l'Oural vers la Sibérie, et accède au statut de ville et de chef-lieu régional en 1535. La route de Babinov, plus au sud, supplante la route de Tcherdyne en 1597, éloignant la ville des flux de transports. Elle reste néanmoins un centre commercial régional, dotée d'un kremlin en bois, mais elle est presque entièrement détruite lors d'un incendie en 1792. Elle est reconstruite par les financements des marchands, et à la fin du XIXe siècle, les marchands de la ville permettent à celle-ci de s'enrichir. Sous la période soviétique, elle devient un lieu d'exil, tandis que son patrimoine architectural est en partie détruit. Depuis la fin de l'époque soviétique, la ville a opéré un virement vers le tourisme.

Culturellement, la ville dispose de nombreuses églises et cathédrales, dont celle de Saint-Jean-le-Théologien de 1708. De nombreux bâtiments en bois se trouvent dans son centre-ville, et depuis 1899, la ville possède un musée d'histoire locale aux collections riches, qui a permis la fondation d'une Société d'études de la région de Tcherdyne en 1926. Elle est classée au titre des villes historiques fédérales de Russie, et son centre historique en tant qu'objet patrimonial culturel d'importance régionale.

Étymolognie

Le mot « Tcherdyne » est d'origine komi-permienne. Le terme « cher » désigne un affluent, et « dyn » une embouchure, ce qui peut se comprendre comme à l'« embouchure d'un affluent»[1],[2]. Selon une autre version, le nom de la colonie, au contraire, proviendrait du nom de la rivière Tcherdynka, qui est située sur le côté nord de la ville et avant l'arrivée des Russes s'appelait Cher (en komi « hache, hache d'armes »)[3].

Géographie

Situation

La Kolva à Tcherdyne.

Tcherdyne est située dans le kraï de Perm, un sujet de la Russie européenne, dans le district fédéral de la Volga. Elle est le chef-lieu et l'une des 289 localités[4] du raïon de Tcherdyne, un raïon du centre-nord du kraï[5]. Elle est, comme tout le kraï, située dans le fuseau horaire MSK+2 (heure de Iekaterinbourg). Le décalage horaire appliqué par rapport au temps universel coordonné est +05:00[6].

Tcherdyne est située sur la rivière Kolva, à 267 km au nord de Perm.

Localités limitrophes

Les localités limitrophes sont les suivantes[7] :

Localités limitrophes de Tcherdyne
Krymkor
Anissimovo Tcherdyne Kolva
Seregovo

Climat

Tcherdyne possède un climat subarctique, de type Dfc selon la classification de Köppen[8].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Relevés climatiques de Tcherdyne
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −17,5 −15,9 −8,8 −1,8 4,8 10,5 13,3 10,3 5,6 −1,5 −9,4 −15,3 −2
Température moyenne (°C) −14,5 −12,9 −5,3 2 9,5 15 17,9 14,1 8,6 1,5 −7,2 −12,5 1,4
Température maximale moyenne (°C) −11,5 −9,7 −1,5 6,6 15,1 20,4 23 18,7 11,2 4,1 −4,8 −9,7 5,3
Record de froid (°C)
date du record
−50,2
1979
−42,3
1918
−41,3
1898
−24,2
1896
−14,9
1952
−3,1
1992
1,5
1948
−0,1
1936
−8,5
1903
−31,3
1891
−40,7
1890
−51,6
1978
−51,6
1978
Record de chaleur (°C)
date du record
3,3
1955
4,1
1970
13,4
2025
24
2010
32
1952
36,4
1959
33,8
1936
32,8
1957
28,5
1957
19,9
1991
11
1977
5,3
2008
36,4
1959
Précipitations (mm) 64 44 49 49 59 82 85 85 69 84 72 67 805
Précipitations les plus basses (mm)
année du record
9
1969
4
1952
1
1904
0
2002
11
1963
19
1936
16
1974
5
1951
8
2023
14
1987
14
1944
10
1974
388
1889
Précipitations les plus hautes (mm)
année du record
117
2025
90
2002
107
1968
104
2002
121
1965
187
1984
189
1986
173
1961
132
1953
171
2018
163
1983
115
1998
1 097
2019
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
21
1971
17
1904
26
1968
27
1905
32
1924
52
1984
53
1971
75
1979
45
2021
44
1945
41
1971
20
1955
75
1979
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Source : pogoda i klimat « données climatiques », sur pogoda i klimat (consulté le )

Voies de communication et transports

Tcherdyne est reliée par la route 57K-0021 à la route Krasnovichersk-Solikamsk, en direction de Perm. Une route régionale mène au nord à Nyrob, tandis qu'une autre route à l'ouest mène à Koltchoug et Bondioug[7]. L'aéroport international le plus proche est celui de Bolchoïe Savino, à Perm[9]. Des bus s'arrêtent à Tcherdyne sur leur trajet entre Nyrob, Solikamsk et Perm[10].

Histoire

Moyen Âge

Avant la première mention

La date de fondation de la ville est inconnue, et sa première mention date seulement de 1451[11], toutefois la ville semble plus ancienne. Un premier peuplement est apparu entre les VIIIe et IXe siècles, tandis qu'une colonie fortifiée sur l'actuelle colline de la Trinité, appartenant à la culture Rodanov, exista du Xe au XVe siècle[11]. D'après les découvertes archéologiques, la ville et sa région entrenaient des relations commerciales avec la Perse et les Bulgares de la Volga dès le XIIe siècle , et par la suite avec Novgorod et les peuples de la péninsule de Kola[12].

Siège de principauté

Campagne de Tcherdyne en 1472.

Les évêques de Perm devinrent les canaux de l'influence des autorités de Moscou dans la région. Pendant la guerre de Succession moscovite, l'évêque de Perm Pitirim soutint Vassili II l'Aveugle, prononçant un anathème en 1447, avec d'autres hiérarques de l'Église russe, contre son adversaire, le prince Dimitri Chemyaka. Pitirim apporta également son aide en 1450 en envoyant ses ouailles défendre Veliky Oustioug contre Chemyaka, et deux centurions de Perm furent exécutés par Chemyaka[13]. En 1451, Vassili II nomma son protégé, le prince Mikhaïl Iermolaïevitch, à Tcherdyne, ce qui en fait la première mention de la ville[11]. En 1455, l'évêque Pitirim tenta de baptiser les habitants de Tcherdyne, mais fut tué lors d'un raid des Mansis. Le nouvel évêque, Jean de Perm, prononça des baptêmes à Perm la Grande en 1462. La même année, le monastère Saint-Jean-le-Théologien fut fondé à Tcherdyne, où fut fondée la première église chrétienne de l'Oural occidental, l'église en bois Saint-Jean-le-Théologien. À la suite de la campagne de Tcherdyne de 1472, un détachement moscovite détruisit le sanctuaire Komi-Permien d'Iskora. Après la campagne de 1472, le centre de l'administration russe de Perm la Grande fut transféré à Pokcha. Le prince Mikhaïl, amené à Moscou, a exprimé sa vassalité à Ivan III et est rapidement revenu. En 1481, Tcherdyne a été de nouveau attaquée par les Mansis de Pelym, dirigés par leur prince Assyka. Ils n'ont pas réussi à prendre la ville, mais pendant le siège, le prince Mikhaïl a été tué[13].

La Chronique d'Oustioug rapporte qu'en 1504, la ville de Tcherdyne fut incendiée et le prince Matveï Mikhaïlovitch de Permie construisit une nouvelle ville sur la Pokcha[14],[15]. Les descendants du prince Mikhaïl régnèrent à Tcherdyne et à Pokcha jusqu'en 1505, date à laquelle la principauté fut abolie et un gouverneur de Moscou fut nommé à Tcherdyne[16].

Moscovie et tsarat de Russie

Tcherdyne reçut le statut de centre administratif régional en 1535, lorsque l'ostrog de Pokcha fut détruit dans un incendie. Au même moment, elle reçut le statut de ville, et hébergea le voïvode, qui gouvernait toute la Permie, un territoire aux frontières de la Russie d'alors. La ville, tout comme sa voisine Solikamsk et les villages alentours, fut ravagée par des raids Nogaïs en janvier et mai 1547, en raison d'une infructueuse campagne moscovite contre Kazan en 1545. D'après la légende locale, sur le site de la bataille au niveau de l'ancien kremlin 85 habitants qui défendirent la ville furent enterrés[17]. Ces 85 habitants furent les premiers habitants de la Permie canonisés par l'Église orthodoxe russe[18]. Mais avec la prise de Kazan par Ivan le Terrible en 1552, le danger sur la ville se réduisit[19]. Un kremlin, ou ostrog en bois, fut construit à Tcherdyne au XVIe siècle[20].

Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, Tcherdyne était une place stratégique grâce à sa position géographique, avec son réseau fluvial. Mais surtout, la ville était le début de la route de Tcherdyne, route terrestre traversant l'Oural jusqu'au khanat de Sibir et la Sibérie occidentale. En 1579, sa population est estimée à au moins 1 000 habitants, plus du double de Solikamsk[19]. En 1597, un poste de douane fut construit à Tcherdyne[21],[22].

La toute fin du XVIe siècle marqua la fin de la position stratégique de Tcherdyne. Dès les années 1580, la conquête du Khanat de Sibir par Ermak Timofeïévitch qui mena à la défaite de Sibir, fit perdre le statut frontalier de la ville. De plus en 1597, un paysan libre, Artemi Babinov, ouvrit la voie d'un chemin plus cours, nommée route Babinov, entre Solikamsk et Verkhotourié. La route de Tcherdyne fut ainsi remplacée par une route plus courte et moins dangereuse. Finalement, les autorités russes fermèrent en 1613 la route de Tcherdyne, et déplacèrent le bureau du voïvode à Solikamsk la même année[23]. En 1636, le tsar Michel Ier octroya aux habitants le droit d'extaire les pierre afin de les exporter. La même année, le voïvode de Tcherdyne fut transféré dans le centre administratif à Solikamsk[18].

Empire russe

Carte de 1742 de la région de Perm-la-Grande, avec Tcherdyne (Tſerdin) au centre-nord.

Au XVIIe siècle, le kremlin fut reconstruit sur la rive droite de Kolva. Tout au cours du siècle, malgré sa perte d'importance, la ville continua de prospérer comme centre agricole et commercial, avec des entreprises machandes. Cela s'illustra au siècle suivant par la construction de différentes églises en pierre[20]. Au XVIIIe siècle, le kremlin avait acquis un rempart en bois supplémentaire avec 6 petites tours, qui entouraient la ville[20]. En 1781, la ville devient chef-lieu de l'ouïezd de Tcherdyne, au sein du gouvernement de Perm[24], et deux ans plus tard, les armes de la ville furent approuvées. Mais en 1792, la ville fut touchée par un incendie, qui n'épargna que 35 bâtiments, tandis que le kremlin, plusieurs églises et nombre de maisons furent détruites. Les marchands de la ville firent des dons pour la reconstruction des églises et bâtiments publics[11]. Des marchands s'installèrent dans la ville à la fin du siècle, et développèrent le commerce du poisson, du saindoux de morse et de béluga et de d'autres produits[18]. Un plan de la ville fut créé, en plan hippodamien, par des architectes de Saint-Pétersbourg et Moscou, et notamment par Ivan Lem, architecte qui fit plusieurs plans de la région de la Haute-Kama[25].

Tcherdyne en 1912, photographie de Sergueï Prokoudine-Gorski.

À la fin du XIXe siècle, les habitants de Solikamsk achetèrent aux habitants de l'ouïezd de Tcherdyne pour un coût dérisoire le droit de pêche dans la Kolva, ce qui vida les rivières de leurs poissons en raison de la pêche industrielle[26]. En 1877, le premier bateau à vapeur fut lancé entre Tcherdyne et Perm par un marchand de la ville[18]. À cette époque, Tcherdyne était un lieu d'échange commercial pour la fourrure venant d'Ijma plus au nord, mais aussi pour les ressources céréalières de la région[26]. La ville fut aidée à la fin du siècle et par le début de l'exploitation de mines aurifères dans le bassin non-loin de la Vichera, ce qui lui permit de s'enrichir. Elle se dota ainsi au tournant du siècle de nouveaux bâtiments en briques, de trois écoles et d'un hôpital, ce dernier ouvert en 1913[25]. En 1899 ouvrit le musée d'histoire locale, fondée par Aristarkhovitch Oudintsev, le président du conseil du zemstvo de l'ouïezd de Tcherdyne[18]. Au début du XXe siècle, les habitants de Tcherdyne avaient encore un faible niveau d'éducation, tandis que les marchands dirigeant la ville. Jusqu'au milieu des années 1910, aucun habitant de Tcherdyne ne fut inscrit dans un établissement supérieur. Cependant, la ville possédait déjà une bibliothèque[26].

En février 1918, avec l'aide des gardes rouges, le zemstvo de Tcherdyne fut liquidé[27]. Le 22 juillet 1918 eut lieu les élections des comités révolutionnaires de l'ouïezd de Tcherdyne[27]. Par la suite, Tcherdyne et sa région furent occupées par les armées blanches de Koltchak. Les troupes soviétiques ne purent reprendre la région qu'en mars 1920[28].

Période soviétique

Tcherdyne est également connue pour avoir été le lieu d'exil de plusieurs personnalités, dont Nikolaï Nikolaïevitch Zoubov de 1924 à 1928 et du poète Ossip Mandelstam avec sa femme Nadejda Mandelstam en 1934. Ce denier tenta de se suicider dans l'hôpital de la ville où il était, lui permettant d'être autorisé de quitter la ville pour Voronej[25].

En 1926, la Société d'études de la région de Tcherdyne fut ouverte dans la ville[18].

Fédération de Russie

En 2004, Tcherdyn a reçu le statut d'établissement urbaine au sein du raïon municipal de Tcherdyne[29]. En 2019, l'établissement urbaine et le raïon municipal de Tcherdyne ont été supprimés et une seule municipalité a été créée à leur place : l'okroug urbain de Tcherdyne, dont le centre administratif se trouve à Tcherdyne[5].

Le village est devenu membre de l'association des Plus Beaux Villages de Russie en mars 2025[30].

Population et société

Démographie

Au , la ville était classée 1083e sur 1124 en termes de population.

Recensements (*) ou estimations de la population[31],[32],[33],[34],[35],[36]


Davantage d’informations 1897* ...
Évolution démographique
1579 1623 1646 1678 1814 1860 1897*
326 †310 †200 †725 †2 7933 4253 658
Fermer
Davantage d’informations 1926*, 1959* ...
1926* 1959* 1970* 1979* 1989* 2002* 2010*
3 9417 5246 9726 6176 5355 7564 920
Fermer
Davantage d’informations 2021*, - ...
2012 2013 2021* 2023 - - -
4 7564 6734 5904 502---
Fermer
† = seulements les hommes majeurs sont recensés.

Santé

La ville compte 6 établissements de santé, dont l'hôpital du raïon de Tcherdyne ouvert en continu avec différents services et 80 lits[37].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La ville compte 110 objets patrimoniaux culturels en 2024, dont 1 objet d'importance fédérale et 109 objets d'importance régionale[38]. De plus, le centre historique en son entier est classé comme objet d'importance régionale depuis 2021[39].

Architecture religieuse

Cathédrale de la Résurrection (gauche) et église de la Transfiguration de Jésus-Christ (droite).

Tcherdyne compte 13 édifices religieux, dont 6 églises, 4 chapelles, deux monastères et une cathédrale[43]. Le plus vieil édifice est l'église de Saint-Jean-le-Théologien, construite entre 1704 et 1718 au sein de ce qui était alors le monastère de Saint-Jean-le-Théologien (fondé en 1462). Elle comprend dans sa construction deux églises, l'une au-dessus de l'autre, une pratique commune dans le Nord russe[44]. La cathédrale de la Résurrection fut construite entre 1750 et 1754 (avec une chapelle rajoutée en 1785), dans un mixe entre baroque et néoclassique. Elle fut rénovée entre 1908 et 1911, et convertie sous l'époque soviétique en maison de la culture, menant à la perte de toutes les peintures religieuses de l'édifice[45],[46]. Juste à côté de cette dernière se trouve l'église de la Transfiguration, construite en 1756 de manière plus sobre, complétée par un nouveau clocher en 1853. Les Soviétiques fermèrent l'église au début des années 1930, la transformant en école, détruisant les coupoles et démantelant progressivement jusqu'aux années 1950 le clocher[46]. L'église de l'Épiphanie fut construite entre 1751, et survécut avec de nombreux dégâts à l'incendie de 1792. Son clocher fut reconstruit à la fin du XIXe siècle, et ce dernier ainsi que ses coupoles détruites à l'époque soviétique lorsqu'elle fut transfermée en boulangerie. Le muséum l'a récupéré en 2000[46].

Organisations culturelles

Musée d'histoire locale Pouchkine de Tcherdyne.

Le musée d'histoire locale Pouchkine comprend dans sa collection principale environ 90 000 pièces, et celle de la bibliothèque scientifique compte 30 000 ouvrages[47]. La collection archéologique est riche avec des objets su style animalier de Perm, de l'argenterie orientale des VIIe – Xe siècles, des sculptures en bois de lécole Chakcher (une école de maître locaux) et des icônes et livres des XVIe – XXe siècles entre autres. Un autre musée a ouvert en 2000, le musée de l'histoire de la foi, retraçant l'histoire du christianisme dans la région de la Kama[18]. Alors qu'en 2003 le musée a été visité par 36 900 personnes[48], en 2015 le nombre était de 71 000 personnes[49].

En 2000 a été ouvert le Centre pour la préservation de l'artisanat et des métiers populaires, afin de conserver les traditions artisanales de la ville comme celles de broderie, de peinture d'icônes, de poterie, de sculpture sur bois, entre autres.

Évènements

Chaque juillet depuis qu'elle a été relancée en 2016, Tcherdyne accueille la foire de Procope, dont ses origines remontent au XVIe siècle[30]. La foire de Saint-Nicolas, qui avait lieu sous l'Empire russe chaque année début décembre pendant une vingtaine de jours, a recommencé depuis l'an 2000. Chaque année, outre les produits artisanaux présentés, des représentations théâtrales, des jeux et autres divertissements ont lieu[50],[51].

Héraldique

Tcherdyne a reçu pour la première fois des armoiries en 1783, et ont été changées en 1862 et 1971[52]. Avec la création de l'établissement urbain de Tcherdyne, elles ont été renouvélées en 2009. Mais la dissolution de la municipalité et la subséquente création de l'okroug urbain de Tcherdyne (nom du point de vue municipal du raïon jusqu'en 2024) ont entraîné la création de nouvelles armoiries en 2019, votées en 2020, toujours dans la continuité des anciennes[52].

Les armes de Tchedyne, qu'elle partage avec son raïon, se blasonnent ainsi : Sur un champ d'or, un élan noir, marchant sur un sol vert, aux yeux et aux sabots d'or, est coiffé d'une couronne princière ornée d'un nœud d'or, orné de pierres précieuses et surmonté d'un globe d'or, et d'un bonnet écarlate doublé de fourrure d'hermine, orné de perles cousues sur les côtés du nœud. Le bouclier est surmonté d'une couronne en forme de tour d'or, ornée de cinq dents apparentes[52].

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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