Tennis Club de Lyon
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26 courts de tennis dont 14 courts en extérieur (9 terres battues, 4 courts en dur et 1 court de mini tennis) et 12 courts couverts (8 green set, 2 terres battues, 2 gazons synthétiques)
4 terrains de padel : 2 courts extérieurs / 2 courts couverts
2 courts de squash - 1 salle de fitness, gym et cardio| Surnoms | TCL |
|---|---|
| Sport | Tennis, padel, squash |
| Fondation | 1864 |
| Stade |
26 courts de tennis dont 14 courts en extérieur (9 terres battues, 4 courts en dur et 1 court de mini tennis) et 12 courts couverts (8 green set, 2 terres battues, 2 gazons synthétiques) 4 terrains de padel : 2 courts extérieurs / 2 courts couverts 2 courts de squash - 1 salle de fitness, gym et cardio |
| Siège | 3 Boulevard du 11 Novembre 1918, 69100 Villeurbanne, France |
| Site web | https://www.tennisclublyon.com/ |
Tennis
Tennis Club de Lyon
Le Tennis Club de Lyon (TCL) est l’un des plus anciens clubs de tennis de France. Fondé en 1864 sous le nom de Lyon’s Cricket Club (LCC) par des Britanniques établis à Lyon, il adopte son appellation actuelle, Tennis Club de Lyon, en 1898. Selon l’historien du sport Henry Wallet, « le Tennis Club de Lyon est un des premiers clubs fondés en France »[1]. L’ancien président de la Fédération française de lawn-tennis (devenue Fédération Française de Tennis par la suite) Philippe Chatrier, souligne également son ancienneté en rappelant que le club « est peut-être celui dont les lettres de noblesse sont les plus anciennes de France. Songez qu’il est plus vieux que le tennis puisqu’il est né dix ans avant que le major Wingfield n’inventât le Sphairistikè »[2].
Au cours de son histoire, les courts du Tennis Club de Lyon ont accueilli de nombreux joueurs de premier plan sur la scène nationale et internationale. Le club est notamment associé à Henri Cochet, l’un des « Quatre Mousquetaires » et ancien numéro 1 mondial, qui y est né, ainsi qu’à la formation de joueuses comme Marion Bartoli et Elsa Jacquemot, cette dernière ayant occupé la première place mondiale en juniors en 2020[3].
Initialement centré sur le tennis, le club développe également d’autres disciplines de raquette, notamment le padel et le squash. Il est membre de l’association internationale des Centenary Tennis Clubs, qui regroupe les clubs centenaires ayant joué un rôle significatif dans l’histoire du tennis.

- 14 courts extérieurs :
- 9 courts en terre battue ;
- 4 courts en dur ;
- 1 mini-tennis.
- 12 courts couverts :
- 8 courts en surface GreenSet ;
- 2 courts en terre battue ;
- 2 courts en gazon synthétique.
Autres sports de raquette et préparation physique
- 4 pistes de padel, dont 2 couvertes.
- 2 courts de squash.
- 1 salle de fitness.
Infrastructures d’accueil
- Restaurant, bar et club-house.
- Terrasse et salon de bridge.
- Trois salles de réunion.
- Deux parkings distincts pour les visiteurs et les membres.
Le Tennis Club de Lyon aujourd’hui
Au milieu des années 2020, le Tennis Club de Lyon regroupe un nombre important de licenciés et mène de nombreuses activités sportives et éducatives.

Effectifs et pratique sportive
- Plus de 1 900 membres, dont environ 200 pratiquants de padel et 100 de squash.
- Plus de 500 jeunes inscrits à l’école de tennis, dont environ 95 à l’école de compétition.
- 125 adultes engagés en compétition.
- Environ 350 jeunes accueillis gratuitement chaque année via des partenariats avec des écoles de Lyon.
- Environ 600 jeunes en stages pendant les vacances scolaires.
- Près de 250 étudiants issus de l’université voisine accueillis sur les installations.
- Environ 20 000 visiteurs sur la semaine de compétition lors de l’Open Sopra Steria de Lyon (tournoi ATP Challenger).

Résultats sportifs
- 61 titres en championnats départementaux et de ligue.
- Première place au trophée régional Philippe-Chatrier chaque année depuis une quinzaine d’années.
- 32 équipes engagées en compétitions fédérales, dont, en 2025, une équipe championne d’Europe et trois équipes championnes de France.
Gouvernance et encadrement
- Environ 40 salariés, dont 8 enseignants diplômés d’État.
- Une direction générale salariée depuis 2022, complétée en 2024 par une direction sportive, toutes deux occupées par des femmes.
- Un comité directeur composé de 12 membres élus, tous bénévoles.
Le club connaît un taux d’occupation des courts supérieur à 90 %. La vie sportive et sociale est structurée par de nombreux événements récurrents, tels que l’Open interne (distinct de l’Open Sopra Steria de Lyon), le tournoi des professions juridiques, la coupe des familles, un tournoi mixte, le « tournoi des roses » réservé aux joueuses, les matches par équipes et divers tournois multi-chances (TMC) pour jeunes et adultes.
L'histoire du Tennis Club de Lyon
Fondé en 1864 sous le nom de Lyon’s Cricket Club par des Britanniques installés à Lyon, le Tennis Club de Lyon s’oriente progressivement vers le lawn-tennis à partir de la fin du XIXᵉ siècle. Devenu officiellement Tennis Club de Lyon en 1898, il se maintient depuis sur le même site du boulevard de l’Hippodrome (actuel boulevard Stalingrad) et accompagne l’essor du tennis français, en accueillant de nombreuses compétitions nationales et internationales ainsi que plusieurs champions de premier plan. Son histoire peut être retracée en plusieurs grandes périodes, des origines britanniques du club aux rénovations et engagements contemporains.

Origines (1864–1898)[4]
1864 : En 1864, le Lyon's Cricket Club (LCC) est créé sur les pelouses du parc de la Tête d’Or par des hommes d’affaires britanniques établis à Lyon, sous le patronage de l’empereur Napoléon III et la présidence honoraire de la maréchale Canrobert. Le club compte alors 80 membres.
1878 : En complément de la pratique du cricket, les dirigeants anglais introduisent le tennis sur gazon (lawn-tennis) au sein du Lyon’s Cricket Club.
1879 : L’intérêt pour le cricket décroît progressivement tandis que la pratique du tennis s’intensifie. Le club acquiert notamment un nouveau filet de lawn-tennis, témoignant de l’essor de cette discipline.
1889 : Le club organise son premier tournoi officiel de lawn-tennis.
1893 : Le club est contraint de quitter le parc de la Tête d’Or, choisi comme site de l’Exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon de 1894[5]. Il s’installe alors à proximité, sur les terrains de la Société des courses, boulevard de l’Hippodrome du Grand Camp, un emplacement appartenant également à la ville de Lyon.
De la cricket society au Tennis Club de Lyon (1898–1914)
1898 : Le Lyon’s Cricket Club prend officiellement le nom de Tennis Club de Lyon. À cette occasion, les statuts du club sont révisés. Les comptes rendus des assemblées générales et des réunions de comité, jusque-là rédigés en anglais, le sont désormais en français.
1899 : Le club fait construire deux courts couverts en bois attenants au restaurant[6] et adhère à l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques, ce qui permet à ses joueurs de participer à l’ensemble des tournois organisés sous son égide. Le club compte alors 198 membres.
1900 : Le Tennis Club de Lyon dispose de huit courts en terre battue, en plus des courts couverts.

1901 : Le 22 février 1901, M. et Mme Gustave Cochet s’installent comme gérants du club et, le 14 décembre 1901, leur fils Henri Cochet y naît[7]. Il deviendra l’un des principaux représentants du tennis français, plusieurs fois champion du monde et l’un des « Quatre Mousquetaires ».
1904 : Le club engage son premier professeur de tennis.
1905 : le Tennis Club de Lyon crée le Tournoi international de Lyon sur courts couverts, organisé au sein même du club.
Entre-deux-guerres et diversification (1914–1945)
Entre 1914 et 1918, les compétitions sont interrompues en raison de la Première Guerre mondiale. Les courts couverts du club sont réquisitionnés par l’autorité militaire pour servir de lieux de stockage de camions et de pièces d’artillerie.
1920 : La Fédération française de lawn-tennis est créée, qui prendra le nom de Fédération française de tennis (FFT) en 1976. Le Tennis Club de Lyon organise son premier tournoi depuis le début du conflit. Henri Cochet, alors âgé de 19 ans, y affronte notamment Jean Borotra. À cette date, le club compte 340 membres.
1922 : Le Rhône déborde et provoque d’importantes inondations sur le site : le fleuve recouvre d’environ un mètre les parquets des installations et détruit complètement les courts couverts.
1923 : Le club accueille sur ses terrains la rencontre France–Suisse de Coupe Davis, au cours de laquelle Henri Cochet représente l’équipe de France.
1925 : Le Tennis Club de Lyon organise la première « Coupe de Noël », à laquelle participent notamment Jean Borotra, Jacques Brugnon et Max Decugis. Le club dispose alors de quatorze courts en terre battue.
1926 : Une première équipe de hockey sur gazon est créée au sein du club, avec la participation d’Henri Cochet. La section de hockey compte environ 150 licenciés en 1976, à l’occasion de son cinquantenaire, puis disparaît en 1998 à la suite d’une fusion avec la section de hockey du Football Club de Lyon (FCL), à la demande de la ville de Lyon.
1936 : L’équipe de bridge du Tennis Club de Lyon se classe vice-championne de France.
1944 : La procédure d’admission au Tennis Club de Lyon impose désormais un double parrainage par des membres du club comptant plus de cinq années de cotisation, ainsi qu’une période d’affichage du nom du postulant à l’accueil du club, au terme de laquelle l’absence de veto et la validation par le comité directeur conditionnent l’adhésion.
En novembre, une nouvelle crue du Rhône endommage les installations : les courts sont inondés et l’usage d’une barque devient nécessaire pour circuler sur le site.
1945 : A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Tennis Club de Lyon est utilisé comme dépôt et dortoir pour les troupes.
Rayonnement national et international (1946–1969)[8]
1947 et 1948 : Les Internationaux de France de tennis en salle se déroulent au Tennis Club de Lyon. En 1947, Jean Borotra y remporte le titre, en battant en finale le Suédois Torsten Johanssen. En 1948, le tournoi est remporté par l’Espagnol Pedro Masip, qui s’impose en finale face à Henri Cochet.
1950 : Le Tennis Club de Lyon accueille le tournoi du trentenaire de la Fédération française de tennis[9].
1951 : le Tournoi International de Lyon sur courts couverts, créé en 1905, prend le nom de Coupe Cozon, en hommage à l'un des président du club. La même année, un match d’exhibition réunit plusieurs champions australiens sur les courts du club[10].
1955 : une finale de Coupe Cozon interrompue après 100 jeux[11]. La finale, prévue en cinq sets, se distingue par son déroulement inhabituel. Elle oppose le Tchèque Jaroslav Drobný — vainqueur de Roland-Garros en 1951 et 1952, puis de Wimbledon en 1954 — à l’Américain Budge Patty, double lauréat de Roland-Garros et de Wimbledon en 1950.
- Le premier set est particulièrement long : Drobný ne parvient à faire le break qu’au 39ᵉ jeu et s’impose finalement 21-19.
- Le deuxième set, un peu plus court, tourne encore à son avantage : 10 jeux à 8.
- Le troisième set est interrompu à 21 jeux partout, après environ 4 h 30 de jeu, et le match est finalement déclaré nul.
Au total, 100 jeux sont disputés — 50 par joueur — battant ainsi le record alors établi à Wimbledon, qui était de 93 jeux.
1959 : Le Tennis Club de Lyon accueille le Grand Prix d’Europe professionnel. Le tournoi réunit plusieurs champions américains et australiens, vainqueurs de tournois du Grand Chelem et de la Coupe Davis, parmi lesquels Tony Trabert, Lewis Hoad, Frank Sedgman et Ken Rosewall.
1962 : La rencontre France–Autriche de la Coupe du Roi de Suède, considérée comme l’équivalent européen de la Coupe Davis, se déroule sur les courts du Tennis Club de Lyon[12][13].
1963 : Un match de gala réunissant les « Quatre Mousquetaires » est organisé à l’occasion de la rénovation des structures d’accueil du club. La même année, l’équipe de hockey du Tennis Club de Lyon remporte le championnat de France.
1964 : L’avenir du Tennis Club de Lyon est remis en question. La Société des courses doit s’installer à Parilly et céder les terrains qu’elle occupe, alors que se profile la création de l’Institut national des sciences appliquées (INSA), du complexe universitaire de la Doua et d’un CREPS, prévu à proximité immédiate des courts couverts, en face des boxes actuels des chevaux. Dans ce contexte de réaménagement urbain et universitaire, la possibilité d’une disparition du club est évoquée[14].
En parallèle, le Tennis Club de Lyon célèbre son centenaire[15]. Une exhibition est organisée pour l’occasion avec les Mousquetaires Jean Borotra, Henri Cochet et Jacques Brugnon ; René Lacoste[16], absent, est remplacé par Marcel Destremeau. Le ministre des Sports Philippe Herzog et le maire de Lyon, Louis Pradel, assistent à la soirée de gala[17].
1966 : Le club compte 1 140 membres.
1969 : L’avenir du club est de nouveau remis en question par un projet de construction de l’autoroute LY II, destinée à relier Genève au quartier de la Part-Dieu. Ce projet prévoit une réduction importante du site, en particulier les vestiaires et plusieurs courts, ainsi qu’une partie du terrain de hockey. Le tracé est finalement revu à la baisse et se limite à un élargissement du boulevard Stalingrad, entraînant seulement une réduction modérée de la surface dédiée au hockey.
Modernisation et crise des effectifs (1970–1987)
1970 : Le Tennis Club de Lyon accueille à nouveau les Internationaux de France de tennis en salle.
1974 : Le Championnat national de France dit « Le National » se dispute au Tennis Club de Lyon. Victoire de François Jauffret sur Patrick Proisy[18][19].
1978 : un tie-break marquant lors du Masters[20]. En 1978, la Coupe Cozon passe au second plan face au Masters et se dispute désormais en matinée. En finale, Patrice Beust s’impose face à Denis Naegelen. L’après-midi, la finale du Masters oppose Gilles Moretton, joueur formé au club, à Yannick Noah. Disputée en cinq sets, elle se conclut par un tie-break remporté 27-25 par Moretton.
Quelques années plus tard, Yannick Noah remporte Roland-Garros en 1983. Jérôme Vanier, alors parmi les têtes d’affiche du Masters, devient directeur du Tennis Club de Lyon seize ans plus tard. Gilles Moretton est élu président de la Fédération française de tennis en 2021.
1980 : Le Tennis Club de Lyon reçoit un titre de « club le plus sportif de France »
1983 : Cinq nouveaux courts couverts sont construits.
1987 : Le club accueille les qualifications du Grand Prix de Tennis de Lyon, créé par Gilles Moretton, ancien joueur du club. La Coupe Cozon et le Tournoi international de Lyon sur courts couverts prennent fin, le parquet n’étant plus une surface officielle ; le court central est recouvert d’une moquette pour la dernière édition de la Coupe Cozon[21]. Deux courts de Taraflex recouvrent désormais les parquets des courts n°2 et 3, tandis que le court en bois n°1 est conservé. Le Grand Prix de Tennis de Lyon se déroule pour sa part au Palais des sports de Gerland, où il est organisé de 1987 à 2009.
Recomposition et professionnalisation de la gestion (1988–2007)
1994 : Dans un contexte de baisse du nombre de licenciés dans les clubs français et de recul de ses effectifs et de ses recettes, le Tennis Club de Lyon lance un appel exceptionnel de cotisation auprès de ses membres[22].
1995 : Le Tennis Club de Lyon recrute pour la première fois un directeur salarié, alors que la gestion du club était jusqu’alors assurée uniquement par des bénévoles. Jérôme Vanier, ancien numéro 7 français et ex-102e joueur mondial sur le circuit ATP, est nommé à ce poste, avec pour mission de développer une école de tennis et de compétition et de former de futurs joueurs du club[23].
1997 : Une nouvelle surface de jeu de type GreenSet est installée sur les parquets de chêne des courts couverts, afin de permettre le retour de compétitions de haut niveau au cœur du club. Ces courts, autour desquels se trouvent le restaurant, le bar et le club-house, n’étaient plus en mesure d’accueillir certains championnats, qui devaient donc être délocalisés en périphérie du site.
2000 : Le club est confronté à un projet de regroupement des grandes écoles sur le campus de la Doua, dans le cadre de la création d’un vaste campus universitaire. Dans ce contexte, le Tennis Club de Lyon demeure plus de cinq ans sans contrat formel d’occupation de son site.
2002 : Le nombre de membres est de 844, en baisse par rapport à 1966.
2007 : La dernière tranche de travaux d’installation de la surface GreenSet sur les courts couverts est achevée, complétant la modernisation de ces installations.
Retour du haut niveau et ouverture multi-raquettes (2008–2015)
2009-2011 : Après la disparition des principaux tournois organisés au Tennis Club de Lyon à partir de 1987 et l’arrêt du Grand Prix de tennis de Lyon en 2009, des compétitions de haut niveau reviennent au club avec l’Open féminin GDF Suez, organisé en 2009, 2010 et 2011[24]. Des difficultés à réunir des partenaires et mécènes pour un tournoi féminin conduisent toutefois à l’arrêt de l’épreuve, malgré une tentative de poursuite par la ligue régionale sur ses propres courts..
2012 : Le Tennis Club de Lyon devient membre de l’association Centenary Tennis Clubs (CTC), qui regroupe les clubs centenaires ayant joué un rôle majeur dans l’histoire du tennis. qui regroupe des clubs centenaires ayant joué un rôle important dans l’histoire du tennis. Le club organise à cette occasion un tournoi international réservé aux clubs centenaires européens, événement reconduit ensuite tous les deux ans.
2014 : Le Tennis Club de Lyon célèbre son 150ᵉ anniversaire. Une soirée de gala est organisée à cette occasion, en présence d’environ 850 invités, parmi lesquels le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb et plusieurs joueurs de Coupe Davis réunis par Gilles Moretton[25][26][27]. La réception se tient sur les courts couverts historiques, en présence notamment de délégations des clubs de Dublin (Carrickmines Croquet and Lawn Tennis Club), Berlin (Rot-Weiss Tennis Club) et Barcelone (Real Club de Tenis Barcelona) venus disputer le tournoi des clubs centenaires
2015 : Suppression, dans les statuts, du double parrainage exigé depuis 1944, qui constituait un frein à l’admission de nouveaux membres[28].
2015-2017 : Le Tennis Club de Lyon accueille les « Tsonga Camps », stages de tennis créés par le joueur professionnel Jo-Wilfried Tsonga, en partenariat avec l’équipementier Babolat. Chaque été, une centaine de jeunes âgés de 8 à 17 ans participent à ces camps organisés au sein du club, en présence du joueur alors membre du top 10 mondial[29].
Rénovation, diversification et engagement sociétal (2016–2026)
2016-2018 : En application de la législation rendant obligatoires les normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR) dans les établissements recevant du public, le Tennis Club de Lyon engage une mise aux normes de ses bâtiments, pour la plupart antérieurs à 1900. La ville de Lyon, propriétaire des infrastructures, ne prend pas en charge les travaux. Le club accepte ces dépenses face au risque de fermeture administrative.
Une rénovation de grande envergure est menée sur l’ensemble des installations du club. Les travaux portent notamment sur le bar, le restaurant, le club-house, l’accueil et les salons de réception[30]. Les courts, en particulier les courts couverts historiques attenants au restaurant, ainsi que leurs verrières, font également l’objet d’une réhabilitation. Un pro-shop est réalisé en partenariat avec la marque Lacoste, alors partenaire du club.
2016 : Le retour du tennis professionnel de haut niveau à Lyon s’opère avec la création de l’Open Sopra Steria de Lyon, tournoi ATP Challenger disputé sur terre battue au Tennis Club de Lyon, dans la catégorie Challenger 100. Le tournoi, créé et dirigé par l’ancien joueur professionnel lyonnais Lionel Roux, débute traditionnellement au lendemain de la finale de Roland-Garros[31] [32]. L’Open Sopra Steria accueille chaque année environ 25 000 spectateurs sur la semaine de compétition et attire de jeunes joueurs appelés à intégrer le top 10 mondial : depuis sa création, quatre futurs membres du top 10 mondial ont participé au tournoi : l'américain Tommy Paul, en 2017[33], le canadien Félix Auger-Alliassime vainqueur du tournoi en 2017 et 2018[34] , le Norvégien Casper Ruud, quart de finaliste en 2017[35], le danois Holger Rune, quart de finaliste en 2021[36].
2017 : Deux pistes de squash sont mises en service, contribuant à diversifier l’offre de sports de raquette proposée aux membres du club.
2018 : Deux premières pistes de padel sont installées, dont certaines appelées à être couvertes, ce qui marque l’introduction de cette discipline au sein du club. Cette même période voit la poursuite et l’achèvement de la rénovation générale des bâtiments. Jessica Ginier, joueuse du club, est sacrée championne de France de padel avec sa partenaire Alix Collombon. Elles remportent également les championnats de France en 2019 et 2020.
2020 : L’édition 2020 de l’Open Sopra Steria de Lyon est annulée en raison de la pandémie de Covid-19. Elsa Jacquemot, joueuse du club, remporte Roland Garros Junior et devient n°1 mondiale junior.
2023 : Le Tennis Club de Lyon rejoint l’initiative Agora Lyon 2030, qui rassemble plusieurs dizaines de grandes entreprises et organisations lyonnaises engagées en faveur d’une ville climatiquement neutre à l’horizon 2030.
2024 : Le club porte à quatre le nombre de pistes de padel, dont deux couvertes, dans le cadre d’un élargissement de son offre de jeu.
2025 : Deux courts de tennis en dur sont couverts et convertis en gazon synthétique, portant le nombre total de courts couverts à douze. L’éclairage de 23 courts est par ailleurs modernisé en technologie LED.
En juillet, le Tennis Club de Lyon accueille sur l’ensemble de ses terrains les compétitions de tennis des EuroGames, festival européen du sport inclusif et de la diversité organisé pour la première fois à Lyon et incluant notamment des épreuves destinées aux publics LGBTQIA+.
Le club obtient le label or de « club FFT engagé », délivré par la Fédération française de tennis pour distinguer des actions sociales, environnementales et citoyennes menées au sein des clubs.
2026 : L’Open Sopra Steria de Lyon célèbre sa dixième édition.
Les présidents du Tennis Club de Lyon
- H.P. Sturges (1864-1866)
- M. Chandler (1866-1972)
- J. Cambefort (1872-1879)
- M. Noble-Hall (1879-1887)
- R. Ottley (1887-1895)
- T. Auguste Anett (1895-1898)
- P. Tresca (1898-1907)
- Albert Waddington (1907-1920)
- Georges Cozon (1920-1943)
- Charles Frachon (1943-1971)
- Pierre Charpe (1971-1977)
- Yves Chevalier (1977-1984)
- Gilles Prelle (1984-1989)
- Jacques Dufaud (1989-1994)
- Marc Renard (1994-2000)
- Yves Boulez (2000-2009)
- Virginie du Gardin (2009-2012)
- Francis Bezot (depuis 2012)
Joueurs emblématiques du Tennis Club de Lyon
Hommes
- Henri Cochet, né au Tennis Club de Lyon et Membre du comité directeur du club. Il démissionne du comité lorsqu’il passe professionnel en 1933[37].
- Gilles Moretton, formé au club
- Lionel Roux
- Jo-Wilfried Tsonga, qui a créé et animé les « Tsonga-Camps » au club en 2015, 2016 et 2017[38]
- Evan Giurescu, Champion de France des 11-12 ans en 2023[39]
- Jérôme Vanier, n°102 mondial et n°7 français en 1984, ancien directeur du Tennis Club de Lyon
Femmes
- Marion Bartoli, licenciée du club de 1999 à 2001.
- Elsa Jacquemot , formée au club durant 6 ans jusqu’en 2017
- Pascale Paradis-Mangon
- Sandrine Testud,a joué 2 saisons au club à 15-16 ans
- Ambre Fronton, N°1 française U13 de squash 2025, N°2 mondiale au rancking U13[40]
- Jessica Ginier, Championne de France de Padel en 2017, 2018 et 2019, championne d’Europe[41]
Liens externes
Site officiel du Tennis Club de Lyon
- ↑ Henry Wallet, « L'évolution du Tennis », La Vie au grand air, vol. numéro spécial Tennis, , p. 472
- ↑ Editorial du livret du centenaire du club, Archives du Tennis Club de Lyon, 1864–1964
- ↑ Nadjette Maouche, « Tennis : la Lyonnaise, Elsa Jacquemot, numéro 1 mondiale junior », France 3 Régions, (lire en ligne)
- ↑ (en) Comité du Tennis Club de Lyon, Lyon’s Cricket Club, Minute Book, 1864-1899, Tennis Club de Lyon, Archives du Tennis Club de Lyon, 1864-1899
- ↑ « Le Lyon Cricket club a du quitter la pelouse du parc de la tête d’or », Lyon Sport,
- ↑ « Des courts couverts sont programmés », Lyon Sport,
- ↑ Jean Samazeuilh, « L’homme sportif du jour : Henri Cochet », Le Miroir des Sports, , p. 389
- ↑ Comité du Tennis Club de Lyon, Compte rendu des assemblées générales, Tennis Club de Lyon, Archives du Tennis Club de Lyon,
- ↑ « Tournoi du trentenaire de la Fédération Française de Lawn Tennis organisé au Tennis Club de Lyon », Le Progrès,
- ↑ « Match exhibition des Australiens », Le Progrès,
- ↑ « Patty et Drobny incapables de se départager abandonnent à 21 partout », Le Monde, (lire en ligne
) - ↑ « La Coupe du roi de Suède », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Tennis : France Autriche, qualifications pour le 1er tour de la coupe du roi de Suède », Sports dimanche, Radiodiffusion Télévision Française (RTF), 1ere chaîne, no Notice : LXF99007653,
- ↑ Jacques Seres, « Créé en 1864, le Tennis Club de Lyon va toujours de l’avant », Journal Rhône Alpes, , p. 28-29
- ↑ « Le tennis club de Lyon a cent ans », Rhône Alpes actualités, Radiodiffusion Télévision Française (RTF), 1ere chaîne, no Notice : LXF99003817,
- ↑ « Tennis avec COCHET et BOROTRA », Rhône Alpes actualités, Radiodiffusion Télévision Française (RTF), 1ere chaîne, no Notice : LXF99003824,
- ↑ « Tennis : coupe cozon : la coupe du centenaire », Rhône Alpes actualités, Radiodiffusion Télévision Française (RTF), 1ere chaîne, no Notice : LXF99003808,
- ↑ « Tennis : François JAUFFRET remporte le "National" face à Patrick PROISY », Sports dimanche, Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), 1ere chaîne, no Notice : CAF91018165,
- ↑ « Tennis : Le National à Lyon, finale Jauffret-Proisy », Télé Sports, Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF), 2eme chaîne, no Notice : CAF91018121,
- ↑ « Vainqueur d’un tie-break historique, Moretton remporte sur Noah la finale des Masters », Le Progrès,
- ↑ « En marge du Grand Prix Tennis de Lyon, La coupe Cozon conservée », Le Progrès,
- ↑ Comité du Tennis Club de Lyon, Compte rendu des assemblées générales, Tennis Club de Lyon, Archives du Tennis Club de Lyon,
- ↑ Bernard Jadot, « Jérôme Vanier, ancien champion de tennis et directeur du TCL – “Le tennis m’a tout donné” », Le Progrès, , p. 28
- ↑ « Une rampe de lancement », Le Progrès, , p. 25
- ↑ Julien Smati, « 150 ans du Tennis Club de Lyon. La soirée de gala », sur lyonpeople.com,
- ↑ Gisèle Lombard, « Une soirée de Gala et 150 bougies pour le Tennis club de Lyon », Le Progrès, (lire en ligne
) - ↑ Jean-Paul Torres, « L’un des plus vieux clubs de tennis au monde fête ses 150 ans ce week-end », Le Progrès,
- ↑ Comité du Tennis Club de Lyon, Compte rendu des assemblées générales, Tennis Club de Lyon, Archives du Tennis Club de Lyon,
- ↑ « Tennis Club de Lyon : Tsonga en maître de stage », Le Progrès, (lire en ligne)
- ↑ Laurent Odouard, « La bonne dynamique du Tennis Club de Lyon », Le Tout Lyon, (lire en ligne)
- ↑ « Open de Lyon : un petit Rolland-Garros débarque début juin », Le Progrès, , p. 27 (lire en ligne)
- ↑ « Jérôme Vanier : « C’est le come-back du tennis professionnel à Lyon » », Le Progrès, (lire en ligne)
- ↑ Vincent Chaudel, « Retour gagnant pour le tennis rhodanien ? », Le Figaro, (lire en ligne
) - ↑ « Open Sopra Steria : le chouchou du public s'est imposé », Le Progrès, (lire en ligne)
- ↑ Julien THIBERT, « Open Sopra Steria 2025 de Lyon : à la rencontre des pépites du tennis mondial », Tout Lyon, (lire en ligne)
- ↑ Marion Saive, « Le jeune ogre danois Holger Rune a fini par craquer », Le Progrès, (lire en ligne
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- ↑ Axel Poulain, « Tsonga Camp : « Je voulais un camp à mon image » », Le Progrès, (lire en ligne
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