Tentative de coup d'État de 1977 en Angola
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Angola |
| Issue | Échec du coup d'État |
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| 2 000 à 70 000 exécutés |
La tentative de coup d'État de 1977 en Angola est une tentative ratée du ministre de l'Intérieur angolais, Nito Alves (en), de renverser le gouvernement d'Agostinho Neto, survenue le 27 mai 1977.
À la fin des années 1970, Alves devient un membre puissant du gouvernement et du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). Il réussit à réprimer la Révolte de l'Est de Daniel Chipenda (en) et la révolte active pendant la guerre d'indépendance. En 1975, le factionnalisme au sein du MPLA devient un défi majeur pour le pouvoir de Neto et il confie donc à Alves la tâche de réprimer une fois de plus la dissidence. Alves ferme les comités Cabral et Henda et étend son influence au sein du MPLA grâce à son contrôle sur les journaux nationaux et la télévision d'État. Il se rend en Union soviétique en octobre 1976 et obtient peut-être le soutien soviétique pour un coup d'État contre Neto. À son retour, Neto se méfie du pouvoir croissant d'Alves et cherche à le neutraliser, lui et ses partisans. Neto convoque une réunion plénière du Comité central du MPLA où il désigne officiellement le parti comme marxiste-léniniste, abolit le ministère de l'Intérieur et crée une commission d'enquête. Neto utilise la commission pour cibler les Nitistes avec des accusations de fractionnisme (en) et ordonne à la commission de publier un rapport sur ses conclusions en mars 1977. Alves et le chef d'état-major José Van-Dunem, son allié politique, commencent à planifier un coup d'État contre Neto[1].
Alves et Van-Dunem prévoient d'arrêter Neto le 21 mai avant son arrivée à une réunion du Comité central et avant que la commission d'enquête ne publie son rapport sur les activités des Nitistes. Cependant, le MPLA change le lieu de la réunion peu avant son début prévu, ce qui bouleverse les plans des conspirateurs. Alves assiste à la réunion et fait quand même face à la commission. La commission publie son rapport, l'accusant de fractionnisme. Alves riposte, accusant Neto de ne pas avoir aligné l'Angola sur l'Union soviétique. Après douze heures de débat, le parti vote par 26 voix contre 6 pour démettre Alves et Van-Dunem de leurs fonctions.