Sita Valles

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Naissance
Disparition
Décès
Nationalité
Sita Valles
Sita Valles par Dom Martin, illustrateur de Goa, 2020
Biographie
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Disparition
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Partis politiques

Sita Maria Valles, née le à Cabinda et disparue en , est une militante révolutionnaire angolaise, médecin et membre de plusieurs organisations militantes et partis politiques. À Lisbonne, elle milite au sein du parti communiste portugais. En 1975, quand éclate la révolution angolaise elle rejoint le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). Elle en est exclue lorsque le mouvement se fracture. Elle participe à la tentative de coup d'État de 1977 en Angola qui échoue. Elle est capturée et exécutée avec son compagnon et d'autres conjurés, dans des circonstances mal éclaircies. En 2022, le ministre angolais de la justice annonce que les restes de Sita Valles et João Ernesto Valles Van Dunem sont retrouvés après 45 ans, avec ceux d'autres personnes.

Enfance

Sita Maria Valles nait le à Cabinda en Angola, d'un père agronome Edgar Francisco da Purificação Valles et d'une mère traductrice et enseignante Lúcia Aida Florinda Dias Valles[1]. Elle a deux frères, Ademar et Edgar, avec qui elle fréquente l'école publique.

Formation universitaire

En 1968, Sita Maria Valles débute des études de médecine à la faculté de médecine à l'université d'Angola[2]. En 1970, elle rejoint à Lisbonne son frère cadet Edgar qui part étudier le droit[3]. À l'université de Lisbonne, Valles devient membre de l’Union des étudiants communistes (UEC), organisation étudiante du Parti communiste portugais (PCP), et fait partie du conseil d’administration de l’association des étudiants de la faculté de médecine[2].

Engagement politique

En 1972, lorsque la lutte contre le salazarisme-marcellisme éclate, Valles devient secrétaire de la cellule communiste de l'école[4]. Au moment de la révolution des œillets au Portugal d’, elle participe au congrès Konsommol (l’organisation de jeunesse du PCUS) en tant que représentante de l’UEC. En juillet 1975, Valles quitte le Portugal pour rejoindre la révolution angolaise, malgré l'opposition des partis politiques dont elle est membre au Portugal[2]. En 1975, elle rejoint le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) et travaille avec l'un de ses dirigeants, Nito Alves [5]. En , elle devient mère d'un garçon, João Ernesto surnommé Che[2],[6],[4]. Son père est José Van-Dúnem, un membre du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), dont il critique avec sa compagne la corruption[7],[1].

Photographie noir et blanc d'un char militaire avec un soldat sur le toit
Équipage d'un char cubain PT-76 effectuant des missions de sécurité de routine en Angola, 1976

Après l'indépendance, le MPLA se fracture. En rivalité avec Nito Alves, José Van-Dúnem est envoyé loin de Luanda[7]. En mars 1976, Lúcio Lara, le commandant en second du MPLA, expulse Valles du mouvement, avec les militants qui font partie d'organisations étrangères et également sous prétexte qu'elle est portugaise[4],[5]. Le , Nito Alves, José Van-Dúnem et Sita Valles, tous trois chassés du MPLA, tentent un coup d'État, mais celui-ci échoue grâce au soutien décisif des troupes cubaines. Lors de la guerre civile angolaise qui s'ensuit, les conjurés sont capturés et exécutés. José Van-Dúnem et Sita Valles disparaissent dans des circonstances mal éclaircies[5].

Restitution des corps

En 2017, lors du 40e anniversaire de la répression politique où sont portés disparus Valles et Van-Dúnem, João Ernesto Valles Van-Dúnem, leur fils et 23 autres orphelins formulent leurs exigences dans une lettre adressée au président José Eduardo dos Santos à savoir [8]: la constitution d’une liste des disparus du 27 mai ; des tests ADN des os des victimes et leur retour aux familles afin qu’elles puissent leur donner une sépulture digne ; la délivrance des certificats de décès et leur remise aux familles, conformément à la déclaration du Bureau politique du MPLA en date du 26 mai 2002 ; la création à Luanda d’un mémorial en l’honneur des victimes ; la reconnaissance civile des parents de tous les orphelins sur leur carte d’identité, conformément à la déclaration visée au point 3[8].

En 2022, le ministre angolais de la justice, Marcy Lopes, annonce, lors d'une conférence de presse, que les restes de Sita Valles et João Ernesto Valles Van Dunem sont retrouvés après 45 ans, avec ceux d'autres personnes[1],[9]. Face aux doutes de proches sur l'identification des ossements, le gouvernement affirme que les certificats de décès sont crédibles[10]. Le , une cérémonie d'hommage aux victimes du s'est déroulée au cimetière de l'Alto das Cruzes, à Luanda.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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