Il fait carrière dans les Forces militaires de la république des Fidji, atteignant le grade de lieutenant-colonel et devenant le commandant du 3e bataillon du Régiment d'Infanterie de l'armée[1],[3]. Il prend part au coup d'État militaire de 2006 mené par Frank Bainimarama, et devient membre du conseil militaire qui conseille le gouvernement qui en est issu[3],[4]. En mai 2011, toutefois, il est inculpé pour mutinerie, et fuit le pays, trouvant refuge aux Tonga. Accueilli à la cour du royaume, il y devient un conseiller du roi Tupou VI[4]. Les deux hommes sont de lointains parents: Lord Veikune, arrière-arrière-grand-père de Tevita Mara dans la lignée maternelle, est un noble tongien et l'arrière-arrière-grand-père maternel de Tupou VI. Cela fait également d'eux les descendants d'Enele Maʻafu, prince tongien devenu grand chef fidjien en devenant le premier Tui Lau(en) (chef des îles Lau), et arrière-grand-père de l'épouse de Lord Veikune[5].
Depuis Nukuʻalofa, Tevita Mara accuse Frank Bainimarama de n'être que la marionnette de son bras droit, Aiyaz Sayed-Khaiyum, et demande aux gouvernement australien et néo-zélandais de renverser le gouvernement fidjien. Tevita Mara est alors accusé par l'universitaire Crosbie Walsh, de l'université du Pacifique Sud, de jouer la carte traditionnelle de la droite autochtone ethno-nationaliste fidjienne, à savoir suggérer que les autochtones sont manipulés par des «Indiens» rapaces et rusés[6],[7].
↑ (en) Baro Saumaki, "Bose ni Vanua and democratic politics in Rewa", in Jonathan Fraenkel et Stewart Firth (dir.), From Election to Coup in Fiji: The 2006 Campaign and Its Aftermath, Australian National University Press, 2007, pp.218-219
1 2 (en) Stewart Firth et Jon Fraenkel, "The Fiji military and ethno-nationalism: Analysing the paradox", in Jon Fraenkel, Stewart Firth et Brij Lal (dir.), The 2006 Military Takeover in Fiji: A Coup to End All Coups?, Australian National University Press, 2009, p.128