Théodore Mercadier

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Naissance
Nom de naissance
Théodore Léon Camille MercadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Théodore Mercadier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Théodore Léon Camille MercadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée Émir-Abdelkader
Lycée Lamoricière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
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Conflit
Distinctions

Théodore Mercadier, né le à Mascara en Algérie et mort pour la France à Saint-Pierre-lès-Bitry dans le département de l'Oise, le , est un poète français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Théodore Léon Camille Mercadier, né le à Mascara[1], est le fils de Léon Achille Mercadier (1859-), ingénieur des ponts-et-chaussées[2] et d'Émilie Hélène Nivière (1865-)[3].

Il suit une brillante scolarité au lycée d'Oran puis au lycée d'Alger, où il fait partie des lauréats du concours général[1]. Après une année de service militaire comme sapeur-mineur au 26e bataillon du génie d'octobre 1905 à septembre 1906[4], il va à Paris où il passe trois années chez ses grands-parents[2]. Le poète Edmond Gojon se souvient, dans une lettre ouverte à l'académicien Pierre Benoit qu'avant la guerre, celui-ci tenait un petit salon de poètes originaires d'Algérie dans sa chambre d'hôtel, rue Gay-Lussac à Paris, parmi lesquels on comptait Théodore Mercadier, Charles Perrot et Léonce Rolland[5]. Ayant renoncé à la dispense prévue pour les étudiants de licence, il fait une deuxième année de service militaire au 1er régiment du génie à Versailles à partir de février 1909[4].

Il retourne en Algérie et passe avec succès le concours de commis auxiliaire de la préfecture de Constantine fin 1911[6].

Lorsqu'éclate le Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme sapeur au 10e régiment du génie. En 1915, le comité de la Société des gens de lettres lui décerne, à l'unanimité, le prix de poésie Jacques-Normand pour L'Âme en peine[7],[8]. Ce ne sont pas des poèmes de guerre, le manuscrit ayant été achevé avant 1914. Le recueil parait en 1923, avec une préface du poète Sébastien-Charles Leconte[9]. Le poète Louis Payen écrit dans La Presse, à la sortie du recueil, que « la poésie de Théodore Mercadier est pleine de sensibilité, et on y sent, battre un cœur fraternel, un grand cœur sincère. Il vous prend et vous émeut par ce qu'on devine de profond et d'humain en lui ; par ce qu'il laisse deviner derrière ses poèmes, que semble parfois retenir à ses lèvres une pudeur secrète. C'était un vrai poète ».

Son jeune frère Max (1896-1916), sous-lieutenant au 3e régiment de zouaves, est tué en octobre 1916 à Kremenista en Macédoine. Alfred Klepping rapporte que Théodore écrit alors à ses parents : « Il ne faut pas nous pleurer. La mort de Max est belle, et je la souhaiterais pour moi, si je ne songeais à votre douleur, chers parents bien-aimé ! »[10]

Trois mois après, le , Théodore Mercadier est tué par des éclats d'obus dans une tranchée, le boyau Rivoli, sur la commune de Saint-Pierre-lès-Bitry entre Moulin-sous-Touvent et Autrêches[1],[11],[12]. D'abord inhumé à proximité de saint-Pierre, au cimetière militaire proche de l'hôpital d'Attichy[4], il a depuis été inhumé à la Nécropole nationale de Vic-sur-Aisne (tombe 36)[13].

Le sous-préfet des Sables-d'Olonne, A. G. Gola, se souvient en 1917 que « quelque temps avant sa mort glorieuse, Théodore Mercadier était venu suivre un traitement aux Sables-d'Olonne ; combien j'avais été heureux de l'accueillir ! Son grand-père, M. Nivière avait été un ami de mon père. J'avais eu ses oncles comme condisciples. Avant tout, il était Algérien, et cette qualité lui donnait droit de cité dans ma maison où j'ai eu le plaisir de le gâter un peu et entre deux séjours aux tranchées lui faire gouter les douceurs de la vie de famille »[14].

Publications

Ouvrage

Publications dans des revues et journaux

  • « En Islam » (poème), L'Écho du Sahara, no 2418, , p. 2 (lire en ligne)
  • « Les Morts vivants » (poème), La Lanterne, no 3886, , p. 3 (lire en ligne)
  • « Expansion » (poème), Revue mensuelle des lettres françaises, , p. 425-427 (lire en ligne)
  • « La Bien aimée » (poème), Annales africaines, no 46, , p. 730 (lire en ligne)
  • « L'Aile captivante » (poème), Annales africaines, no 46, , p. 730 (lire en ligne)
  • « Châtiment » (poème), Annales africaines, no 46, , p. 731 (lire en ligne)
  • « La Diane » (poème), Annales africaines, no 46, , p. 731 (lire en ligne)
  • « Le Soir » (poème), Annales africaines, no 4, , p. 60 (lire en ligne)
  • « Le Pauvre garçon » (poème), Le Journal, no 13531, , p. 4 (lire en ligne)

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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