Thanatotranscriptome
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Le thanatotranscriptome désigne (dans les domaines de la biochimie, microbiologie et de la biophysique ou encore de la thanatologie et en particulier de la médecine légale) l'ensemble des ARN issus de la transcription de la partie du génome encore active ou réveillée dans les organes internes d'un cadavre durant les 24 à 48 h qui suivent l'heure de la mort[1],[2] (On a récemment montré que dans ces 48 h, une partie des gènes continuent à s'exprimer dans les cellules, en produisant de l'ARNm et que certains gènes s'expriment à nouveau alors qu'ils étaient inhibés depuis la fin de la vie fœtale)[3].
Elle peut à partir d'une sérologie post-mortem caractériser le transcriptome d'un tissu particulier, d'un type cellulaire, ou comparer les transcriptomes entre différentes conditions expérimentales.
Elle peut être complémentaire de l'analyse du thanatomicrobiome pour mieux comprendre les processus de transformation de la nécromasse dans les jours qui suivent la mort[4].
La caractérisation et la quantification du transcriptome dans un tissu "mort" donné et dans des conditions données permettent d'identifier les gènes actifs, de déterminer les mécanismes de régulation d'expression des gènes et de définir les réseaux d'expression des gènes.
Techniques analytiques
Les techniques couramment utilisées pour mesurer simultanément la concentration d'un grand nombre de types différents d'ARN messagers incluent les puces à ADN, le séquençage d'ARN à haut débit dit RNA-Seq.