Paléoprotéomique
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La paléoprotéomique est l'application de la protéomique (l'analyse des ensembles de protéines) aux matériaux anciens. Les protéomes anciens peuvent être trouvés dans des fossiles, des sédiments[1],[2], etc. Les protéines apportent moins d'informations que l'ADN, mais présentent l'avantage de se conserver potentiellement bien plus longtemps.
La première application de cette technologie aux protéines anciennes a été réalisée par le groupe de Peggy Ostrom en 2000[2].
Intérêt
L'ADN et les protéines se dégradent avec le temps. La vitesse de cette dégradation dépend des conditions environnementales ; elle est notamment fortement accélérée par la chaleur et l'humidité. Il est rare de trouver un ADN ancien exploitable au-delà de 100 000 ans en Eurasie tempérée, et au-delà de 15 000 ans en Afrique et en Asie tropicale. Seules des latitudes septentrionales, ou des conditions d'enfouissement et de conservation dans le sol exceptionnelles, peuvent permettre de récupérer et de déchiffrer des traces d'ADN remontant au Pléistocène inférieur ou au Pléistocène moyen ancien. Certaines protéines pourraient mieux se conserver que l'ADN dans certains environnements, de l'ordre de 10 fois plus longtemps[3].