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The Body (groupe américain)

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The Body est un duo de metal expérimental américain originaire de Providence, Rhode Island, formé en 1999. La formation démarre comme un duo classique guitare/chant et batterie. Au fur et à mesure des sorties, le groupe se fait remarquer pour son évolution musicale, empruntant à tous les genres, du metal à la pop, en passant par le hip-pop et la noise. The Body est aussi connu pour ses très nombreuses sorties et collaborations.

Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical metal expérimental
Années actives Depuis 1999
Faits en bref Pays d'origine, Genre musical ...
The Body
Description de cette image, également commentée ci-après
Live in Greensboro, NC @ Gatewood Studio Arts Building UNC-G
Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical metal expérimental
Années actives Depuis 1999
Labels Thrill Jockey
Composition du groupe
Membres Chip King
Lee Bufford
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Histoire

Débuts et The Body (2004)

Le duo se forme autour de Chip King, au chant et à la guitare, et de Lee Bufford, à la batterie. Les deux musiciens se connaissent depuis leur adolescence à Little Rock en Arkansas[1],[2]. Ils se retrouvent dans la scène punk qui est alors en train de se développer autour de Fayetteville à la fin des années 80, début 90[3]. Lee, qui avait alors un label Landmark Records, a notamment sorti l'enregistrement Generation of Vipers du premier groupe de Chip, Generation of Vipers[2],[4]. Ce dernier est extrêmement intéressé et influencé par Neurosis[2].

The Body se forme en 1999[1]. Leur nom vient d'une image que Chip King avait en tête, de corps pendus à des potences, victime de l'État[5]. Afin d'appuyer cette vision, ils feront leurs premiers concerts avec des sacs en toile de jute recouvrant leurs têtes, et des nœuds coulants autour du cou[5],[6]. Après avoir été diplômé en histoire à la Arkansas University, Chip King déménage à Providence en 2003[3]. Il est rejoint peu après par Lee Bufford, qui est alors en train d'étudier la peinture à la Museum School de Boston[1],[7],[8]. Ils vivent et répètent dans des entrepôts où le voisinage n'est pas gêné par leur musique[7]. C'est en 2003 qu'ils enregistrent leur premier album éponyme The Body qui paraît en 2004 sur le label Moganono Records[9]. Il est suivi de près par leur premier split album avec Get Killed.

Le 11 septembre 2005 paraît le single Cop Killer / Dead Cops, reprises de Body Count et MDC. Suivi en 2006 par l'EP Even the Saints Knew Their Hour of Failure and Loss[10].

All the Waters of the Earth Turn to Blood (2010)

Le 3 mai 2010 sort leur second album All the Waters of the Earth Turn to Blood sur le label At a Loss Recordings. Il est remarqué par la critique pour son mélange hétéroclite de harsh noise, de doom metal, de gospel ou encore de musique industrielle[10],[6]. Leur musique est rapprochée d'un mélange entre Arabrot, Sleep et Khanate[5]. Cet enregistrement marque la première collaboration du groupe avec le chœur Assembly of Light, menée par la cheffe de chœur Chrissy Wolpert[11]. Assembly of Light est une formation de femmes et de personnes non-binaires originaire de Rhode Island, qui se constitue au même moment où The Body commence à travailler sur l'album[11],[12]. Il a fallu un an pour enregistrer l'album, notamment les parties comprenant le chœur de 30 personnes qui ouvre le morceau A Body[13]. Grâce à cet enregistrement, le groupe perce au niveau national[14].

En avril 2011 parait The Body / Whitehorse, split album produit avec Whitehorse, sur le label Aum War Records. Suivi en septembre par Nothing Passes, collaboration avec le groupe de drone venu de Caroline du Nord, Braveyoung[15]. Pendant un temps, ils s'installent à Greensboro en Caroline du Nord[2],[13]. En 2012, sort leur nouvel EP The Cold, Suffocating Dark Goes on Forever and We Are Alone, inspiré par le roman graphique Watchmen, décrit comme un enregistrement improvisé avec des amis où « ils ont testé des trucs » [13]. C'est la même année que la formation s'installe à Portland, Oregon[13]. Le 30 avril 2013 sort l'EP Master, We Perish sur At a Loss Recordings. The Body collabore à nouveau avec le chœur Assembly of Light[16].

Christs, Redeemers (2013)

En 2013, The Body signe sur le label Thrill Jockey[17]. Ils sont contactés par mail par Bettina Richards, fondatrice du label, après les avoir repérés au Gilead Fest en 2012[18]. Pensant que leur présence sur le festival signifiait qu'ils allaient sortir un album chez Gilead Media, elle leur envoie un message leur disant que si la collaboration n'aboutit pas avec Gilead, elle serait alors ravie de travailler avec eux[2]. Pour la sortie de Christs, Redeemers, Le groupe collabore à nouveau avec Assembly of Light pour l'enregistrement des chœurs[17].

En avril 2014 sort Released From Love, première album d'une série de collaboration avec Thou, groupe de sludge de Baton Rouge[13].

I Shall Die Here (2014)

Le paraît I Shall Die Here, quatrième album de la formation, sur le label RVNG. L'album est réalisé en collaboration avec le producteur anglais Bobby Krlic, aussi connu sous l'alias The Haxan Cloak[19]. Contrairement aux précédentes collaborations du duo, où ils travaillaient avec des musiciens qu'ils connaissaient, celle-ci se fait avec une personne qu'ils n'ont jamais rencontrée[1],[20]. Ils ont fait venir le producteur à Brooklyn au Mexican Summer studios pour travailler sur les pistes que le groupe avait déjà enregistrées[20]. I Shall Die Here marque une nette évolution dans la musique de The Body, en se tournant notamment vers la musique électronique, la techno et la musique industrielle[21]. Cette collaboration permet au groupe d'être reconnu par plus de personnes, mais aussi de sortir de l'étiquette qu'ils avaient de groupe de metal[22]. Le 20 octobre 2014 paraît le split avec le groupe de raw black metal Sandworm, originaire de Provicence, sur le label Thrill Jockey[23]. The Body a déjà collaboré avec le chanteur Ben Eberle, qui a notamment prêté sa voix sur Christs, Redeemers et I Shall Die Here et le violoniste Pat Reilly sur All The Waters Of The Earth Turn To Blood[24].

Le 27 janvier sort la nouvelle collaboration avec Thou, You, Whom I Have Always Hated, sur le label Thrill Jockey. Dans sa version CD, l'album est augmenté des titres de Released From Love, sorti en 2013[25]. En avril de la même année paraît l'EP The Tears of Job. Ce nouvel EP est une récompense limitée à 250 exemplaires, pour toutes les personnes qui ont participé au crowdfunding permettant au groupe d'acheter un nouveau tour bus[26],[27],[28]. Cette sortie est suivie en juin par xoroAHbin première collaboration avec le groupe japonais Vampillia[29]. Le 13 novembre 2015 paraît la collaboration avec Krieg, groupe de Black Metal, The Body & Krieg, via le label At a Loss Recordings[30]. Les morceaux issus de cette collaboration ont été enregistrés lors des sessions de Christs, Redeemers[2].

No One Deserves Happiness (2016)

Le 18 mars 2016 paraît No One Deserves Happiness via Thrill Jockey[31]. Le duo continue de faire évoluer les sonorités employées dans leurs morceaux, en incorporant notamment des beats crées avec la boîte à rythme Roland TR-808 ou des tempos plus rapides, inspirés par la musique pop et le hip-pop[32]. La volonté du groupe est de réaliser « l'album de pop le plus dégoutant de tous les temps »[22], influencé entre autres par des figures comme Carly Rae Jepsen, Taylor Swift, and Beyoncé[1]. En composant No One Deserves Happiness, il y a une réelle volonté de s'éloigner le plus possible de la musique metal[22]. Une semaine plus tard parait sur Neurot Recordings One Day You Will Ache Like I Ache, collaboration avec le groupe de grindcore Full of Hell. Le titre est une référence au morceau Doll Parts du groupe Hole[33]. L'album a été en grande partie écrit en studio, avec seulement quelques idées trouvées lors de leur tournée en commun. Il est principalement centré autour des batteries de Lee Bufford et Dave Bland[33]. Les deux groupes sont ensuite partis en tournée pour le soutenir[9]. Le 16 Novembre 2016 paraît le single To Know and to Hide pour le Adult Swim Singles Program 2016 du label Williams Street Records[34],[35].

Dans le cadre du Record Store Day 2017, le label Sisters in Christ fait paraître le single Everybody Goes, as Far as They Can[36]. Le 17 Novembre 2017 paraît la nouvelle collaboration avec Full of Hell, Ascending a Mountain of Heavy Light via Thrill Jockey[37]. Elle se distingue de leur précédent travail par une plus grande expérimentation sonore[38]. Le 20 novembre paraît l'EP A Home on Earth. Ce nouvel enregistrement ne comprends que Chip King et Lee Bufford, comme un retour aux sources du groupe où la musique est plus brut[39]. Il est né de l'envie de Lee Bufford de vouloir jouer de la batterie jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus, et est une réponse à l'album à venir où les deux musiciens ne jouent quasiment pas, voire pas du tout, de leurs instruments[40]. Les morceaux qui composent l'EP ont été écrits et enregistrés en seulement 5 heures[41].

Le 8 juin 2018 sort Mental Wounds Not Healing, première collaboration avec Uniform, via Sacred Bones Records[42].

I Have Fought Against It, but I Can't Any Longer. (2018)

I have fought against it, But I can’t any longer. parait le 11 mai 2018 via Thrill Jockey. Le titre de l'album est issu d'une lettre écrite par Virginia Woolf[43]. Lors de l'enregistrement et du travail en studio, le duo décide d'agir plus comme des producteurs que comme des musiciens. Leur objectif est avant tout de faire les meilleurs morceaux possibles, et ils n'ont pas de problèmes à ne pas apparaître sur les morceaux[43]. Notamment en jouant le moins possible de la guitare et de la batterie[43]. Ils ont entre autres réutilisé des bandes qu'ils avaient déjà enregistrés, et qui ont été modifiées via Auto-tune[43],[44]. The Body collabore à nouveau avec Chrissy Wolpert et Ben Eberle, et ils invitent aussi Kristin Hayter, de Lingua Ignota, et Michael Berdan, de Uniform[43]. Le 19 octobre paraît l'EP O God Who Avenges, Shine Forth. Rise Up, Judge of the Earth; Pay Back to the Proud What They Deserve., pendant plus sombre de l'album précédemment sorti[45].

Le 11 janvier 2019 sort Whitehorse & The Body, collaboration entre The Body et Whitehorse qui a commencé en 2013 et a été interrompue en 2014. C'est à la suite de l'annonce de la tournée de The Body en Australie que les enregistrements ont été ressortis et que le travail a repris[46]. Le 11 avril parait Everyday, Things Are Getting Worse, sur le label Roadburn Records, troisième collaboration avec Thou. L'album a été enregistré live lors de leur prestation au Roadburn 2018[47]. Le 19 août voit la sortie de Everything That Dies Someday Comes Back, collaboration avec Uniform, via Sacred Bones Record[48]. Le 14 octobre 2019 sort Remixed toujours sur Thrill Jockey. L'album comprend dix morceaux retravaillés par divers artistes dont Lingua Ignota, Moor Mother, Seth Manchester, Moss of Aura[49]...

La collaboration avec Uniform se poursuit avec la sortie le 20 mars 2020 du live album Live at the End of the World[50]. La prestation a été enregistrée le 6 mars 2020 au Zebulon à Los Angeles, où les deux groupes ont joué deux shows d'affilée[51],[52]. Il s'agit d'une des dernières dates jouées avant la pandémie de Covid-19[53]. Le 4 septembre parait le split Child Liar b/w False Floor avec le groupe de sludge Bummer[54]. Le même jour sort I Don't Ever Want to Be Alone, collaboration avec MSC[55]. Zak Jones remplace Lee Bufford quand The Body réalise des tournées hors continent Américain[53].

I've Seen All I Need to See (2021)

C'est le 29 janvier 2021 que paraît I've Seen All I Need to See via Thrill Jockey[56]. Contrairement aux albums précédents, celui-ci ne comprend que peu de collaborations et est plus resserré autour du trio Chip King, Lee Bufford et Seth Manchester. On y retrouve seulement Chrissy Wolpert, Ben Eberle et Max Goldman[57]. Cet opus a pour objectif d'être plus proche du rendu live de la formation et donc plus tourné vers les instruments et moins sur les samples, avec un ajout très prononcé de la distorsion[53],[58]. Le 24 septembre sort Leaving None but Small Birds via Thrill Jockey. Il s'agit de la première collaboration avec le groupe expérimental Big Brave[59]. Les compositions sont inspirées par la musique country et folk[59]. Robin Wattie a puisé son inspiration dans les textes et les musiques issues des cultures appalachiennes, canadiennes, et anglaises[60].

Le 12 février 2022 sort le split album avec Cyttorak, Winter Storm / Domination Lord of Coldharbour [LVMMVX Remix] sur le label Tor Johnson Records[61]. Il est suivi par la collaboration avec OAA (aka AJ Wilson), Enemy of Love, via Thrill Jockey[62]. Artiste avec lequel ils ont déjà collaboré sur l'album Remixed sorti en 2019[63].

Le 23 février 2024 paraît Orchards of a Futile Heaven collaboration avec la DJ berlinoise Dis Fig[64]. L'album sort sur le label Thrill Jockey. L'album a été en grande partie écrit à distance, et les trois musiciens ne se sont rencontrés qu'à la toute fin du processus alors que celui-ci était en cours de finalisation[64].

The Crying Out of Things (2024)

Le 8 novembre 2024 sort The Crying Out of Things via Thrill Jockey, huitième album de la formation[65]. Les compositions sont marquées par un empilement de couches de samples, modifiées et distordus, rendant presque impossible la compréhension de ce qui est entendu[65],[66]. The Crying Out of Things est décrit comme étant "intransigeant"[65].

Le 14 mars 2025 sort Was I Good Enough? première collaboration avec le duo de death industriel Intensive Care, via Closed Casket Activities[67]. Les deux groupes ont tourné ensemble en 2018 et ont commencé à imaginer une collaboration dès 2021[68]. L'album a été écrit à quatre mains en utilisant les techniques de productions issues du hip-hop, notamment le chopped and screwed[68].

Musique

Rapport au metal

Chip King et Lee Buford ne considèrent pas qu'ils fassent particulièrement partie de la scène metal[7]. Leur musique est à la fois décrite comme étant du punk, du metal, du sludge, de l'expérimental, du doom[7]. Lors de la composition de certains de leurs albums, ils vont chercher à s'éloigner le plus possible de ce qui les définirait comme metal. C'est notamment le cas lors de l'écriture de No One Deserves Happiness, où le groupe cite volontairement des influences pop, comme Taylor Swift, ou le hip-pop[68]. Au fur et à mesure de l'évolution du groupe, Chip King, s'éloigne de plus en plus de l'écriture typiquement metal, surtout en ce qui concerne la guitare où il essaie surtout de ne pas écrire de riffs. Il déclare régulièrement qu'il n'aime pas la guitare, même s'il en joue, et c'est justement ce qui le pousse à tester différentes sonorités[69]. Notamment pour qu'elle ne sonne plus comme une guitare, mais comme du « bruit »[40]. Le chant de Chip est particulièrement remarqué, avec une signature vocale unique décrite comme « un cri aigu et androgyne qui rappelle celui d'une héroïne de film d'horreur terrifiée, sur laquelle on renverse de l'eau bouillante »[1].

Collaborations

Les collaborations permettent à Chip King et Lee Bufford de faire des choses plus expérimentales, mais aussi de créer une musique qu'ils seraient incapables de faire eux-mêmes. Ne se considérant pas comme de très bons musiciens, ils vont chercher des personnes capables de réaliser ce dont ils sont incapables[22]. Les collaborations sont aussi des moyens pour eux de jouer avec des musiciens qu'ils considèrent comme des amis tel que les membres de Thou ou Uniform. C'est aussi un moyen d'améliorer leurs albums, quitte à se mettre en retrait des morceaux comme sur l'album I Have Fought Against It, but I Can't Any Longer. où The Body a agit plus comme producteur, c'est-à-dire en sélectionnant les musiciens et en les laissant s'exprimer[43].

Prestations live

Lorsque The Body tourne et effectue des concerts, il est compliqué pour le groupe de reproduire exactement ce qui est sur un album studio. Ils adaptent leur set, quitte à ne pas jouer certains titres infaisables uniquement à deux[17]. Il leur arrive de jouer avec d'autres musiciens tels que le chœur Assembly of Light ou Seth Manchester (Machine with Magnets)[2],[70].

Depuis l'âge de 14 ans, Lee Bufford a cessé de prendre l'avion. Ainsi quand le groupe part en tournée à l'étranger, et qu'ils n'ont pas d'autres choix que d'y aller en avion, celui-ci reste aux États-Unis. Il est notamment remplacé par Seth Manchester de Machine with Magnets, ou encore Zak Jones (MSC)[71].

Opinions politiques et sociétales

Armes

Chip King et Lee Bufford sont des défenseurs du Second amendement de la Constitution américaine, et sont pour la libre détention d'armes à feu[2]. Ils sont propriétaires de différentes armes, notamment des AK-47 qu'ils ont revendu pour financer leur déménagement à Portland[2]. Sur leurs premiers albums, ils posent avec pour faire les photos promotionnelles. L'album All the Waters of the Earth Turn to Blood comprend une photo où des armes sont posées sur un autel[5]. Ils considèrent que la société américaine possède beaucoup trop d'armes, et que dans le cas où celle-ci flancherait, il faudrait alors savoir se défendre. Car dans le cas où ils laisseraient uniquement les pro-armes en avoir, les gens comme eux seraient alors assujettis à leur bon vouloir. Ils déclarent même que c'est un devoir citoyen d'en posséder et de savoir les utiliser[5]. Dans une interview accordée à Vice, Lee Bufford assume de ne pas faire confiance au gouvernement et à la police pour être les seuls détenteurs d'armes à feu dans le pays[2].

« There are a lot of guns in our society, a society that could feasibly break down within our lifetime. Five years ago I thought differently. We think it is a responsible act to acquire, learn to use and to be able to teach people how to use firearms, and also be responsible about their use. In an ‘us vs. them’ scenario, we vote for us. »[5]

Lee Bufford déclare qu'il se considère en théorie pro-NRA, et qu'il est même "content" que l'association existe, même si celle-ci va parfois trop loin et qu'elle n'est pas exempte de défauts[2]. The Body reçoit des critiques sur la façon dont ils pourraient glamouriser le port d'armes[17]. Ils reprochent même aux anti-armes, qui estiment que la police devrait être les seuls à posséder des armes, d'être ce qu'il y a de moins punk possible[2].

Suicide

Lee Bufford et Chip King ont une admiration pour le suicide[2]. Le sujet revient très souvent dans leurs interviews mais aussi dans leur œuvre. Un suicide de masse est notamment représenté dans le clip vidéo de The Ebb and Flow of Tides in a Sea of Ash, tiré de l'EP Master, We Perish[2]. Sur le morceau Prescience issu de l'album No One Deserves Happiness on peut entendre des passages tirés du roman Suicide de Edouard Levé. Livre qui raconte l'histoire d'un ami d'enfance de l'auteur, qui s'est ôté la vie, et lui-même s'est suicidé quelques jours après avoir rendu le script de son livre à son éditeur[69]. En 2015, avec Thou ils reprennent le morceau Coward de Vic Chestnutt, qui s'est suicidé le 25 décembre 2009[28]. Leur album I have fought against it, But I can’t any longer., paru en 2018, reprend une phrase écrite par Virigina Woolf dans une lettre qu'elle a adressé à sa sœur, et à son mari, avant de se suicider[43].

« “Reading her letters—it’s pretty crazy, because they’re so kind in one aspect and, then, so tragic in the other,” [...] “It’s this weird mix of these beautiful letters to her sister and her husband, but [she’s] also talking about how it’s miserable to live. I think that aspect of it appeals to us in a lot of ways.” »[43]

Opinion politique

The Body se déclare comme étant d'extrême gauche, voire le plus à gauche possible[2].

Formation

Membres permanents

  • Chip King : Chant, Guitares
  • Lee Buford : Batterie

Collaborateurs réguliers

  • Ben Eberle (Sandworm)
  • Chrissy Wolpert (Assembly of Light)
  • Felicia Chen (Dis Fig)
  • Full of Hell
  • Kristin Hayter (Lingua Ignota)
  • Seth Manchester
  • Thou
  • Uniform

Discographie

Albums

  • 2004 : The Body
  • 2010 : All the Waters of the Earth Turn to Blood
  • 2013 : Christs, Redeemers
  • 2014 : I Shall Die Here
  • 2016 : No One Deserves Happiness
  • 2018 : I Have Fought Against It, but I Can't Any Longer.
  • 2021 : I've Seen All I Need to See
  • 2024 : The Crying Out of Things

EP et singles

  • 2004 : The Body (Demo)
  • 2005 : Cop Killer / Dead Cops (Single)
  • 2006 : Even the Saints Knew Their Hour of Failure and Loss
  • 2012 : The Cold, Suffocating Dark Goes on Forever and We Are Alone
  • 2013 : Master, We Perish
  • 2015 : The Tears of Job
  • 2016 : 2002 Demo (Demo)
  • 2016 : To Know and to Hide (Single)
  • 2016 : Everybody Goes, as Far as They Can (Single)
  • 2017 : A Home on Earth
  • 2018 : O God Who Avenges, Shine Forth. Rise Up, Judge of the Earth; Pay Back to the Proud What They Deserve.

Collaborations

  • 2011 : Nothing Passes (avec Braveyoung)
  • 2014 : Released from Love (avec Thou)
  • 2015 : You, Whom I Have Always Hated (avec Thou)
  • 2015 : xoroAHbin (avec Vampillia)
  • 2015 : The Body & Krieg (avec Krieg)
  • 2016 : One Day You Will Ache Like I Ache (avec Full of Hell)
  • 2017 : Ascending a Mountain of Heavy Light (avec Full of Hell)
  • 2018 : Mental Wounds Not Healing (avec Uniform)
  • 2019 : Whitehorse & The Body (avec Whitehorse)
  • 2019 : Everyday, Things Are Getting Worse (avec Thou)
  • 2019 : Everything That Dies Someday Comes Back (avec Uniform)
  • 2020 : Live at the End of the World (avec Uniform)
  • 2020 : I Don't Ever Want to Be Alone (avec MSC)
  • 2021 : Leaving None but Small Birds (avec Big Brave)
  • 2022 : Enemy of Love (avec OAA)
  • 2024 : Orchards of a Futile Heaven (avec Dis Fig)
  • 2025 : The Body & Dis Fig on Audiotree Live (avec Dis Fig)
  • 2025 : Was I Good Enough? (avec Intensive Care)

Splits

  • 2004 : Split 7" (avec Get Killed)
  • 2011 : Split 7" (avec Whitehorse)
  • 2014 : Split LP (avec Sandworm)
  • 2020 : Child Liar b/w False Floor (avec Bummer)
  • 2022 : Winter Storm / Domination Lord of Coldharbour [LVMMVX Remix] (avec Cyttorak)

Notes et références

Liens externes

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