The Dirty South

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Sortie (Parution originale)
(Réédition)
Enregistré
Studios FAME (en) (Muscle Shoals, Alabama)
Chase Park Transduction (Athens, Géorgie)
Durée 70:20 (Édition standard)
86:58 (Réédition)
The Dirty South
Album de Drive-By Truckers
Sortie (Parution originale)
(Réédition)
Enregistré
Studios FAME (en) (Muscle Shoals, Alabama)
Chase Park Transduction (Athens, Géorgie)
Durée 70:20 (Édition standard)
86:58 (Réédition)
Genre Rock sudiste, Country alternative, Americana, Country rock, rock alternatif
Producteur David Barbe (en)
Label New West (en)

Albums de Drive-By Truckers

Singles

  1. Never Gonna Change
    Sortie :

The Dirty South est le cinquième album du groupe de rock sudiste américain Drive-By Truckers, publié le . Enregistré aux FAME Studios (en) à Muscle Shoals, en Alabama, The Dirty South est le deuxième album concept du groupe, à l'instar de Southern Rock Opera (2001). La formation est composée de Patterson Hood (en), Mike Cooley (en) et Jason Isbell (en) au chant et à la guitare, Shonna Tucker (en) à la guitare basse et Brad Morgan à la batterie. L’œuvre dresse un portrait tant actuel que folklorique du Sud des États-Unis et révèle l’hypocrisie, l’ironie et la tragédie qui continuent d’y exister.

Une réédition augmentée est publiée le sous le nom The Complete Dirty South.

Contexte et enregistrement

Les Drive-By Truckers enregistrent The Dirty South aux FAME Studios (en) à Muscle Shoals, en Alabama, en .

Les Drive-By Truckers connaissent le succès avec leur double album Southern Rock Opera (2001), originalement autopublié puis distribué internationalement en 2002 grâce à un contrat avec Lost Highway Records. Engagée à produire leur prochain album, la maison de disque se désiste peu de temps avant la sortie prévue de Decoration Day (2003). Les Alabamiens se démènent pour trouver un nouveau foyer avant de signer avec le label New West (en), avec qui ils réussissent à publier l'album seulement trois mois après la date de sortie initialement fixée par Lost Highway Records[1].

Avant la parution de Decoration Day, le , les Drive-By Truckers se réunissent aux studios Chase Park Transduction d'Athens, en Géorgie, pour enregistrer de nouveaux titres[2]. Initialement, la maison de disque est réticente à produire un nouvel album, préférant profiter du succès de Decoration Day[3]. Shonna Tucker (en), femme du guitariste Jason Isbell (en), intègre le groupe en remplacement du bassiste Earl Hicks. Au cours de l'été et l'automne , les Alabamiens investissent les studios épisodiquement, entre les tournées[2]. Les Drive-By Truckers composent quelques chansons, « l'équivalent d'un EP », avant de les mettre de côté[2],[3].

Le groupe enregistre aux FAME Studios (en) à Muscle Shoals, en Alabama, en [2],[4],[5]. Selon Patterson Hood (en), le groupe enregistre neuf chansons en quatre jours[5]. Plusieurs titres, comme Where The Devil Don't Stay, Tornadoes et Lookout Mountain, sont enregistrés en une seule prise[5]. Les titres Puttin' People On The Moon et Cottonseed sont composés peu de temps avant la fin de l'enregistrement de l'album[note 1]. À terme, les musiciens composent plus de titres que nécessaire[3], qu'ils aimeraient publier en un double album[6],[7].

Selon Hood, leur manager n'aurait pas tenu informé le label que le groupe avait presque terminé le processus d'enregistrement[8]. New West refuse le double album, incertain du succès du rock sudiste au tournant du millénaire[7]. Hood envisage un EP avec les titres ignorés[3]. The Dirty South est mixé aux studios Chase Park Transduction d'Athens, en Géorgie[5]. Le titre Goode’s Field Road est remplacé à la dernière minute par Lookout Mountain, le groupe souhaitant une chanson plus énergique pour parfaire l'album[note 1]. L'album est masterisé aux studios Sterling Sound, à New York[note 1].

Certaines des chansons omises de The Dirty South figurent sur la compilation The Fine Print: A Collection of Oddities and Rarities (en) () avant de retrouver les autres titres de l'album sur la réédition The Complete Dirty South (). Les chansons y sont sont remastérisés par le même ingénieur du son que sur l'album originel, Greg Calbi[8].

Influences et style

La presse spécialisée s'accorde pour qualifier The Dirty South d'album de rock sudiste[9],[10],[11],[12] et plus timidement de country rock[11],[13] et d'americana[14]. L’œuvre puise également dans le roots rock[10],[15], le rock classique[10] et la country[16]. Idôles des Drive-By Truckers, Lynyrd Skynyrd[9],[10],[12], .38 Special, The Band[9], Neil Young et les Crazy Horse[13] sont cités comme des influences évidentes. La presse mentionne également des artistes tels que Fleetwood Mac[17], Bruce Springsteen, Tom Petty[18], Woody Guthrie, Uncle Tupelo, Jason and the Scorchers[10], Willie Nelson[13] et Paul Westerberg[16] comme influences. La voix de Hood est comparée à celle de Ronnie Van Zant, défunt chanteur de Lynyrd Skynyrd[16].

The Dirty South est généralement considéré comme un album-concept[10],[14],[19].

Hood décrit The Dirty South comme puisant son inspiration de la « mythologie sudiste »[9]. Le titre de l'album est un hommage à la scène hip-hop d'Atlanta[20] et la chanson éponyme du groupe Goodie Mob. Selon Hood, « beaucoup des chansons [sur The Dirty South] parlent de gens qui, par désespoir, se tournent vers la criminalité »[21].

Le Centre de vol spatial Marshall, à Huntsville, en Alabama, inspiration du titre Puttin' People on the Moon.

Composition

Where The Devil Don’t Stay est adapté d’un poème écrit par l’oncle de Mike Cooley (en)[22]. Inspiré par l'Alabama prohibitionniste des années 30, les paroles aborde la vie, teintée de « conflits de classes et hypocrisie »[7], d’un bootlegger sur son lit de mort s'adressant à son fils[21].

Écrite en par Hood, Tornadoes est une ballade tragique[21] rappelant comment le quotidien d'individus peut être dévasté par quelque chose qu’ils ne peuvent pas contrôler[5]. À travers les paroles, le chanteur se remémore l'annulation d'un concert de son groupe, Adam's Housecat, dans sa ville natale de Florence, en Alabama, causée par le passage de deux tornades sur la ville[23],[24]. Le lendemain, le journal local titre que la tornade « retentissait comme un train », inspirant Hood à en écrire une chanson. Adam's Housecat se sépare peu de temps après cet évènement[24].

Jason Isbell (en) aborde le héros folklorique américain John Henry sur The Day John Henry Died. Selon la légende, cet ouvrier de construction des chemins de fer aurait défié une machine à vapeur, sensée travailler plus vite que lui, pour mourir d'épuisement, marteau à la main, après avoir gagné le pari. Au siècle de l'industrialisation[5], le récit symbolise tant la victoire de la volonté humaine que l'éventuelle déshumanisation des cols bleus[6],[21]. Isbell est introduit à ce mythe par son grand-père, qui a pour habitude de jouer et chanter pour lui[note 1],[23].

Hood critique l'Amérique post-industrielle et les inégalités intensifiées par les Reaganomics sur Puttin' People on the Moon. Le narrateur voit sa communauté s'appauvrir, perdant son emploi dans une usine Ford, tandis que le centre de recherche NASA tout proche est généreusement subventionné. L'homme se résout à gagner sa vie grâce à la petite délinquance, mais pas assez bien pour payer la chimiothérapie de sa femme. Après qu'elle et ses amis décèdent du cancer, imputé aux produits chimiques utilisés par la NASA, le narrateur, ruiné, critique les paroles pleines d'espoir des politiciens et des pasteurs. Hood s'inspire de sa propre communauté alabamienne de Florence et du Centre de vol spatial Marshall, situé en aval de la Tennessee au sein de l'Arsenal de Redstone, à Huntsville. À l'instar du narrateur, le parolier révèle n'avoir lui même pas eu d'assurance médicale pendant plus de vingt ans, faute d'argent[3].

Avec Carl Perkin's Cadillac, Cooley revient sur les artistes qui ont façonné le rock and roll à Memphis, dans le Tennessee, dans les années 50. Sam Philips, fondateur de la maison de disque Sun Records réunissant le Million Dollar Quartet, composé d'Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et Johnny Cash, met au défi ses protégés d'atteindre un million de ventes sur un single. Si la reprise de Presley deviendra un succès international, Perkins l'emporte avec son titre Blue Suede Shoes (1956) et se voit offrir une voiture Cadillac par Philips[25]. Tragiquement, le texte aborde également les dépendances aux amphétamines et barbituriques de Cash et Presley qui ruineront leurs vies[26]. Philips et Cash décèdent tout deux quelques mois avant la sortie de The Dirty South[note 1].

Sur The Sands of Iwo Jima, Hood se remémore sa relation avec son grand-oncle, soldat ayant pris part à la Bataille d'Iwo Jima pendant la Seconde Guerre mondiale[note 1]. Enfant, il questionne son grand-oncle sur la véracité du film Iwo Jima (1949), à quoi le vétéran répond qu'il « n’a pas vu John Wayne », acteur principal du film, « sur les plages d’Iwo Jima » lorsque lui s'y trouvait. Après cette bataille, l'une des plus sanglantes du front du Pacifique, l'homme poursuit sa vie dans sa propriété familiale mais est incontestablement changé par l'expérience. Le titre aborde comment les horreurs de la guerre façonne l'homme ordinaire et peut être traduite comme une critique de la représentation de la guerre dans les œuvres audiovisuelles, souvent bien loin de la réalité[5]. Hood parle d'une chanson délicate à écrire, immortalisant une figure proche et une personne fondamentalement bonne « qui n'a eu [d'autre] choix que de faire du mal »[5],[note 1].

Deuxième titre écrit par Isbell sur l’album, Danko / Manuel aborde l'histoire du groupe de roots rock The Band, influence notable des Drive-By Truckers. Isbell tente d'évoquer la disparition des musiciens Rick Danko et Richard Manuel à travers les yeux de Levon Helm, batteur du groupe, mais il juge vite le concept « impossible ». Il écrit alors un texte introspectif sur la condition de musicien et la charge mentale des tournées, questionnant l'autodestruction et spéculant sur le potentiel non réalisé des deux artistes, qu'il pose sur une ballade[note 1],[7],[26].

The Dirty South présente une série de trois chansons, The Boys From Alabama, Cottonseed et The Buford Stick, articulées autour de Buford Pusser (en). Shérif du comté de McNairy, dans le Tennessee, entre et , il est célèbre pour son combat contre la contrebande d'alcool, la corruption et la criminalité. Cette suite est abordé « avec une empathie couramment omise », cherchant à démystifier la légende de Pusser en offrant les points de vue d'hommes qui ont eu affaire à lui.

Le narrateur de The Boys From Alabama est un criminel en prison, vraisemblablement membre d'une bande tel que la Dixie Mafia (en). Il menace de représailles un jeune délinquant, emprisonné pour consommation de cannabis, si celui-ci venait à collaborer avec la police. Hood y mentionne le film Walking Tall (en) (1973), honorable biographie de Pusser, mais assume être plus intéressé par l'histoire des « méchants » que par celle du shérif[note 1],[9].

Sur Cottonseed, seul avec sa guitare, Cooley conte l'histoire d'un impitoyable chef du gang de State Line (en), en Alabama. Après tant d'années de crime, l'homme perçoit le fardeau de ses nombreuses victimes mais justifie leur meurtre par leur coopération avec Pusser, « [cet] imbécile du Tennessee ». Par le nombre de victimes équivalent dans les deux camps, il questionne également la mince frontière entre un criminel et un représentant de l'ordre[9],[21]. Cooley reste vague quant à l'identité du narrateur pour éviter des représailles de la part du vrai criminel dont l'histoire s'inspire[5].

Hood termine cette trilogie avec The Buford Stick, qui aborde le mythe de Pusser à travers les yeux d'un homme vilipendé par le shérif. Hood est ambigu sur l'innocence du narrateur, questionnant les pleins pouvoirs que Pusser s'est accordé au détriment notamment de la présomption d'innocence. L'homme a une dent contre Pusser, conspuant sa couverture médiatique et émettant une menace voilée à son encontre. Hood fait référence ici au décès de Pusser dans un accident de voiture, en , dont certains spéculent que le véhicule aurait été saboté par ses détracteurs.

Cooley signe une des chansons les plus positives de l'album avec Daddy's Cup. Il y raconte l'histoire d’un père qui insuffle à son fils sa passion de la course automobile, qui, en retour, s'efforce obstinément à ne pas le décevoir. Suite à un accident, l'homme renonce à son rêve de devenir pilote de course mais voit en son enfant une « seconde chance » de graver son nom sur un trophée[5],[27].

Sur Never Gonna Change, Isbell aborde la rude manière de vivre d'un homme du nord de l'Alabama. Têtu, le narrateur « refuse de vivre dans la peur » que ceux qui ont un mode de vie différent du sien, notamment les agences fédérales, lui infligerait. Isbell souligne ainsi la nature conflictuelle de la vie dans le Sud, fréquemment en dissonance avec les reste des États-Unis[note 1].

Le titre Lookout Mountain est déjà un incontournable des concerts, écrit et enregistré en par Hood et son ancien groupe, Adam’s House Cat. Dans ce nouvel enregistrement, d'une « intensité brute » inédite, Hood envisage de se suicider en se jettant du plateau de Lookout Mountain (en), près de Chattanooga dans le Tennessee, pour échapper à ses créanciers. Il s'interroge sur qui héritera des maux qu'il a causé, conscient qu'ils ne disparaîtront pas avec lui[7].

Isbell clôt The Dirty South avec la ballade dramatique Goddamn Lonely Love. Le chanteur aborde la torture d'une relation à distance qui s'essouffle et dont la solitude ne s'apaise qu'en sombrant dans l'alcool. Isbell fait référence à son propre mariage avec la bassiste du groupe Shonna Tucker (en) ainsi qu'à son alcoolisme. Leur relation se dégrade au point que leur divorce est prononcé en même temps que le départ d'Isbell des Drive-By Truckers, en . Les problèmes de consommation d'alcool d'Isbell perdurent jusqu'à un séjour en cure de désintoxication en [28].

Parution

Sortie et promotion

The Dirty South est publié le .

L'album est réédité le sous le titre The Complete Dirty South, comprenant trois titres omis de l'album original. Patterson Hood indique que les titres ajoutés et l'ordre des pistes correspond à l'album tel que le groupe l'envisageait à l'époque, avant que le label ne le raccourcisse. Les pistes sont remixées et certaines chansons proposent une prise de chant alternative : Hood enregistre à cette occasion une nouvelle piste de voix pour Puttin' People on the Moon, exprimant le regret que l'enregistrement de 2004 ne véhicule pas la « colère et le désespoir » qu'il souhaitait transmettre à l'époque[4].

Tournées

Classements et certification

Aux États-Unis, The Dirty South atteint la 147e position du Billboard 200, la 14e place du Top Independent Albums et la 5e position du Top Heatseekers. En , sa réédition The Complete Dirty South atteint la 20e place du Top Album Sales, les 15e places du Top Indie Store Albums Sales et du Top Vinyl Albums et la 13e position du Top Americana/Folk Albums[29].

Réception

Accueil critique

The Dirty South

The Dirty South
Score cumulé
SiteNote
Metacritic 88/100 (2023)[30]
87/100 (2004)[31]
Compilation des critiques
PériodiqueNote
E! A[32]
SPIN A-[17]
The Village Voice A-[33]
PopMatters 4,5/5 étoiles[18],[8]
Uncut 9/10 (2023)[34]
4/5 étoiles (2004)[35]
ShakingThrough.net 88/100[10]
Pitchfork 8.8/10 (2023)[36]
8.4/10 (2004)[9]
Cokemachineglow (en) 84/100[13]
AllMusic 4/5 étoiles[11],[1]
Billboard 4/5 étoiles[12]
Launch.com 4/5 étoiles[16]
Mojo 4/5 étoiles[37],[15]
Blender 4/5 étoiles[38]
American Songwriter 4/5 étoiles[19]
Rolling Stone 3,5/5 étoiles
Stylus 3/5 étoiles[39]

The Dirty South est largement salué par la critique spécialisée. L'album obtient une note de 87 sur 100 sur l’agrégateur Metacritic, sur la base de quinze critiques, résumée par la mention « acclamation universelle »[31]. The Dirty South est qualifié d'album émouvant[11], imposant[18], poétique[33], bien illustré[32] et parfois nihiliste[33].

AllMusic et Billboard se réjouissent d'un album qui confirme les Drive-By Truckers comme le groupe de rock sudiste le plus « émouvant » et « excitant » depuis Lynyrd Skynyrd[11],[12]. Les magazines SPIN et Pitchfork saluent l'assurance et la précision des jeux de Shonna Tucker (en) et Brad Morgan[9],[17]. Le journal The Village Voice loue un album « avec une conscience de classe »[33]. Pitchfork et le site web Shaking Through parlent tout deux d'un album « musicalement robuste »[9],[10], rejoints par AllMusic qui évoque un album « musclé »[11].

The Dirty South est comparé en bien comme en mal aux précédents albums des Drive-By Truckers, notamment Southern Rock Opera (2001) et Decoration Day (2003).

La chaîne E! juge la production de l'album « plus brillante » qu'auparavant[32] et le magazine PopMatters apprécie l'utilisation accrue de claviers et pianos[18]. Pitchfork et le webzine Cokemachineglow (en) jugent The Dirty South plus « cohérent et cohésif » que Decoration Day[9],[13].

PopMatters et Pitchfork rappellent aux admirateurs de la première heure qu'ils ne doivent pas s'attendre à l'« humour éffronté » des débuts du groupe[9],[18]. En comparaison avec Decoration Day, Pitchfork partage l'impression de Cokemachineglow (en) que The Dirty South est un album « moins personnel » et « moins sombre »[9],[13]. Le webzine Stylus va plus loin en admettant trouver l'album « relativement inefficace » face à son prédécesseur[39].

Certaines critiques blâment une perte de cohésion sur la trilogie de Buford Pusser (en). Stylus juge The Buford Stick « oubliable »[39] et Shaking Through estime que l'« émouvant mais caricatural » Cottonseed de Cooley est éclipsé par les deux titres de Hood qui l'encadrent[10].

En , à l'occasion de la sortie de la réédition The Complete Dirty South, Popmatters et Mojo estiment rétrospectivement que l'album marque « sans doute le sommet de la carrière du groupe »[8],[15].

The Complete Dirty South

En , la critique reconnait la réédition The Complete Dirty South comme une légère amélioration de l'album original. L'album obtient la note de 88 sur 100 sur Metacritic, sur la base de sept critiques[40].

Pour AllMusic, si l'album n'est « pas radicalement supérieur » à l'original, la narration est plus fluide et le remixage excellent. La critique juge les titres inédits « certainement à la hauteur [...] du reste de l’ensemble »[1]. Pitchfork rejoint AllMusic sur l'idée que les histoires abordées sur The Dirty South ont, vingt ans après, « tragiquement bien vieillies »[1],[36].

Classements

The Dirty South est présent sur plusieurs classements des meilleurs albums de . Sur Metacritic, sa note moyenne lui confère la 16e position des albums les mieux notés de [31]. Aux États-Unis, le magazine Blender l'inclut dans son classement à la 21e place[41], PopMatters lui attribue la 18e position[42] et The Village Voice le classe à la 16e place[43]. L'album apparaît aussi sur les listes non-classées des meilleurs albums de des magazines Glide[44] et Rolling Stone[41]. À l'international, l'édition espagnole de Rolling Stone le place à la 7e place de son classement[45], le webzine britannique Americana UK lui confère la 5e position[46] et le magazine néerlandais Heaven (nl) lui offre la 2e place[47].

En , le magazine britannique Uncut classe The Dirty South à la 82e position de son classement des 150 meilleurs albums des années 2000[48] et le site The A.V. Club inclut l'album à la 49e place de son classement des 50 meilleurs albums des années 2000[49].

En , PopMatters classe The Dirty South à la 64e position de son classement des 100 meilleurs albums des années 2000[41].

Postérité

D'après le magazine Uncut, le « shoegaze sudiste » du groupe de rock américain Wednesday s'inspire de The Dirty South[50]. Wednesday reconnaît ouvertement son appréciation des Drive-By Truckers et mentionne le groupe explicitement sur le titre Bath County[51].

Fiche technique

Liste des titres

The Dirty South

NoTitreAuteurDurée
1.Where The Devil Don't StayMike Cooley (en)5:19
2.TornadoesPatterson Hood (en)4:14
3.The Day John Henry DiedJason Isbell (en)3:47
4.Puttin' People On The MoonHood4:55
5.Carl Perkins' CadillacCooley5:26
6.The Sands Of Iwo JimaHood4:12
7.Danko / ManuelIsbell5:45
8.The Boys From AlabamaHood4:22
9.CottonseedCooley6:21
10.The Buford StickHood4:39
11.Daddy's CupCooley5:53
12.Never Gonna ChangeIsbell5:24
13.Lookout MountainHood5:01
14.Goddamn Lonely LoveIsbell4:59
70:20

The Complete Dirty South

NoTitreAuteurDurée
1.Where The Devil Don't StayCooley5:19
2.TornadoesHood4:14
3.The Day John Henry DiedIsbell3:47
4.Puttin' People On The MoonHood4:55
5.Goode's Field RoadHood4:23
6.Carl Perkins' CadillacCooley5:26
7.TVAIsbell6:58
8.The Sands Of Iwo JimaHood4:12
9.Danko / ManuelIsbell5:45
10.The Boys From AlabamaHood4:22
11.The Buford StickHood4:39
12.Never Gonna ChangeIsbell5:24
13.CottonseedCooley6:21
14.The Great Car Dealer WarHood5:43
15.Daddy's CupCooley5:53
16.Lookout MountainHood5:01
17.Goddamn Lonely LoveIsbell4:59
86:58

Interprètes

Les numéros de piste mentionnés ci-dessous se réfèrent à leur ordre sur la liste des titres de la réédition The Complete Dirty South.

Musiciens additionnels

  • David Barbe (en) – piano (piste 4), clavier (piste 8), orgue électrique (piste 10), chœurs (piste 16)
  • Ed Cooley – paroles (piste 1)
  • Clay Leverett – chœurs (piste 2)
  • John Neff – guitare pedal steel (piste 5)
  • The Minor Hall Singers (Jason Isbell, Kimberly Morgan et Shonna Tucker) – chœurs (piste 1)
  • The State Line Chain Gang – percussions (piste 8)

Équipe de production

The Dirty South est produit et édité par la maison de disque New West (en).

Direction artistique

Bibliographie

Notes et références

Annexes

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