The Magdalene Sisters
film sorti en 2002
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The Magdalene Sisters est un film dramatique irlando-britannique de Peter Mullan sorti en 2002[1]. Ce film dramatique évoque l'enfermement de femmes dans un couvent irlandais, il a reçu le Lion d'or à Venise.
Anne-Marie Duff
Nora-Jane Noone
Dorothy Duffy (en)
| Réalisation | Peter Mullan |
|---|---|
| Scénario | Peter Mullan |
| Musique | Craig Armstrong |
| Acteurs principaux |
Geraldine McEwan Anne-Marie Duff Nora-Jane Noone Dorothy Duffy (en) |
| Sociétés de production |
Scottish Screen (en) Film Council Irish Film Board (en) Momentum Pictures (en) PFP Films |
| Pays de production |
|
| Genre | Film dramatique |
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 2002 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
En Irlande, dans le comté de Dublin, en 1964, trois jeunes filles voient leur destin changer.
Lors d'un mariage, Margaret est violée par son cousin. Discrètement, elle révèle les faits à ses proches, l'information se transmet jusqu'à son père qui s'entretient avec le curé. Margaret n'est pas informée et isolée. La famille veut cacher l'évènement. Le lendemain à l'aube, le curé vient en voiture chez les parents de Margaret. Ceux-ci lui la réveillent et lui ordonnent de faire sa valise. Sans explication le curé l'emmène dans sa voiture.
Bernadette, jolie adolescente coquette, est pensionnaire dans un orphelinat. Dans la cour de l'établissement, elle suscite la convoitise des jeunes gens du quartier. Elle n'est pas farouche. Considérant que sa nature et son caractère peuvent nuire à la réputation de l'établissement, la direction de l'orphelinat se débarrasse d'elle en la confiant à l'unique institution susceptible de la maintenir dans le droit chemin.
À la maternité, Rose, adolescente, vient d'accoucher d'un garçon. Ses parents ne répondent pas à ses questions et refusent de lui parler. Le curé, qui vient de s'entretenir avec son père, oblige Rose à signer des documents d'abandon et lui dit que son fils va être adopté par une famille catholique. Rose, voyant une infirmière partir avec son fils dans les bras, crie en pleurant qu'elle renonce à l'abandon de son fils, mais son père la retient. Le curé emmène ensuite Rose au couvent des sœurs de Marie-Madeleine.
Les trois jeunes femmes sont immédiatement confrontées à sœur Brigitte, qui dirige l'établissement et leur explique comment, par la prière et le travail, elles expieront leurs péchés et sauveront leur âme. Telle Marie-Madeleine lavant les pieds du Christ, c'est en lavant le linge de l'Église irlandaise et de la bonne société que ces femmes se laveront de leurs péchés en travaillant dans cette blanchisserie comme des esclaves, battues, humiliées, mal nourries, jusqu'à ce qu'elles parviennent à s'échapper[2],[3].
Fiche technique
- Titre original : The Magdalene Sisters
- Titre français : The Magdalene Sisters
- Titre québécois : Les sœurs Madeleine
- Réalisation : Peter Mullan
- Scénario : Peter Mullan, inspiré du documentaire Sex in a Cold Climate (en) de Steve Humphries (1998)
- Musique : Craig Armstrong
- Direction artistique : Caroline Grebbell, Jean Kerr
- Décors : Mark Leese
- Costumes : Trisha Biggar (en)
- Photographie : Nigel Willoughby
- Son : David Donaldson
- Montage : Colin Monie
- Production : Frances Higson
- Production déléguée : Ed Guiney, Andrea Occhipinti, Rod Stoneman, Paul Trijbits
- Production exécutive : Paddy Higson
- Co-Production : Alan J. Wands
- Sociétés de production :
- Société de distribution :
Mars Distribution - Pays de production :
Royaume-Uni,
Irlande - Langue originale : anglais
- Format : couleur — 35 mm — 1,85:1 — son Dolby
- Genre : Film dramatique
- Durée : 114 minutes
- Dates de sortie :
- Italie : (Mostra de Venise)
- Canada : (Festival international du film de Toronto)
- Irlande : (Cork International Film Festival), classé tous publics avec avertissement
- Royaume-Uni : (London Film Festival)
- France :
Distribution
- Geraldine McEwan (VQ : Diane Arcand) : Sœur Brigitte, directrice du couvent des sœurs de Marie-Madeleine
- Anne-Marie Duff (VQ : Marie-Josée Normand) : Margaret, pensionnaire
- Nora-Jane Noone (VQ : Manon Arsenault) : Bernadette, pensionnaire
- Eileen Walsh (VQ : Isabelle Leyrolles) : Harriet « Crispina », pensionnaire un peu simple d'esprit
- Peter Mullan : M. O'Connor
- Dorothy Duffy (en) (VQ : Charlotte Bernard) : Rose « Patricia », pensionnaire
- Frances Healy (en) : Sœur Jude
- Phyllis MacMahon (en) : Sœur Augusta
- Chris Patrick-Simpson (en) : Brendan
- Eamonn Owens (en) : Eamonn, frère de Margaret
- Mary Murray (VQ : Christine Bellier) : Una, pensionnaire
- Britta Smith (VQ : Louise Rémy) : Katy
- Eithne McGuinness : Sœur Clémentine
- Rebecca Walsh : Joséphine
- Sean Colgan : Seamus
- Daniel Costello : Père Fitzroy
Production
Genèse
Le film est directement inspiré de l’histoire des couvents de la Madeleine. Dans ces établissements, créés en Irlande au XIXe siècle, les jeunes filles, considérées comme perdues par leurs familles, étaient placées pour expier et racheter leurs péchés. Elles comptaient parmi elles des femmes violées, des jeunes filles mères, des orphelines et d'autres qui étaient un peu trop jolies, un peu trop coquettes.
Les derniers établissements ont fermé en 1996.
Accueil
Polémique
Le quotidien pontifical Osservatore Romano s’est élevé contre ce qu’il a vu comme un brûlot anticlérical à la vision manichéenne[4]. Peter Mullan a déclaré que le film « n'était pas dirigé contre l’Église »[5].
Distinctions
Analyse
Références à d'autres œuvres
- C'est le film Les Cloches de Sainte-Marie, réalisé par Leo McCarey en 1945, qui est projeté aux filles du couvent.