The Surfer
film réalisé par Lorcan Finnegan et sorti en 2024
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The Surfer est un film australo-irlandais réalisé par Lorcan Finnegan et sorti en 2024.
Arenamedia
Lovely Productions
Gramercy Park Media
| Réalisation | Lorcan Finnegan |
|---|---|
| Scénario | Thomas Martin |
| Musique | François Tétaz |
| Sociétés de production |
Tea Shop Productions Arenamedia Lovely Productions Gramercy Park Media |
| Pays de production |
|
| Genre | thriller |
| Sortie | 2024 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le film est présenté hors compétition en séance de minuit au Festival de Cannes 2024.
Synopsis
Un homme, connu comme The Surfer (Nicolas Cage), ramène son fils adolescent (Finn Little) à Luna Bay, une plage mythique de son enfance, dans l’espoir de lui montrer la maison surplombant l’océan — celle qu’il cherche désespérément à racheter. Cette propriété, autrefois détenue par son père décédé, représente pour lui un ancrage familial et spirituel. Mais leur visite est brusquinterrompue par un gang de surfeurs locaux dirigé par Scally (Julian McMahon), un gourou du surf opposé à toute intrusion extérieure.
Humilié, The Surfer ramène son fils chez sa mère, puis retourne seul à Luna Bay. Obsédé par l’achat de la maison avant Noël, il harcèle son agent immobilier (Rahel Romahn) pour réunir plus d’un million de dollars. Entre-temps, sa femme divorcée lui annonce qu’elle se remarie et attend un enfant, brisant ses rêves de recomposer la famille dans la maison de son père.
Dans le parking de la plage, il observe un sans-abri (Nic Cassim), vivant dans une vieille voiture, harcelé par le gang. Ce dernier révèle que Scally a tué son fils, un surfeur champion, ainsi que son chien. La situation du Surfer empire : sa planche disparaît, il est agressé, humilié, et privé de ses biens. Sa voiture est volée ou peut-être n’a-t-elle jamais existé. Désorienté, affamé, il sombre dans une spirale hallucinatoire, hanté par des visions de son père mort dans le surf et de la nature hostile du lieu.
Il finit par être pris pour un clochard par son propre agent immobilier. Le policier (Justin Rosniak) appelé à la rescousse, est un disciple de Scally et se moque de lui. Une photographe locale (Miranda Tapsell), lui montre une photo de lui en costume devant sa Lexus, prouvant qu’il n’a pas toujours été un sans-abri. Cela ravive en lui une rage de vérité. Il attaque Pitbull (Alexander Bertrand), un des lieutenants de Scally, et est repris en main par ce dernier.
Scally révèle alors que toute l’épreuve était un rituel initiatique : pour mériter la maison et intégrer la communauté, The Surfer devait perdre son identité bourgeoise et prouver sa loyauté. Il lui fait incinérer la station wagon. Son fils arrive à ce moment-là, à vélo, et la Lexus est de retour dans le parking.
Autorisé à surfer enfin, The Surfer et son fils rejoignent Scally et son gang sur la plage. Mais le sans-abri réapparaît, armé. Le Surfer lui rend le collier de dent de requin, symbole de rédemption. Le sans-abri exécute Scally, puis se suicide.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : The Surfer
- Réalisation : Lorcan Finnegan
- Scénario : Thomas Martin
- Musique : François Tétaz
- Décors : Emma Fletcher
- Direction artistique : Susie Opie
- Costumes : Lien See Leong
- Photographie : Radzek Ladczuk
- Montage : Tony Cranstoun
- Production : Brunella Cocchiglia, Robert Connolly, Leonora Darby, James Grandison, James Harris, Nathan Klingher
- Producteurs délégués : Jatin Desai, Mark Fasano, Lorcan Finnegan, Greg Friedman, Samuel Hall, Joshua Harris, Mark Lane, Apur Parikh, Robert Patterson, Michael Rothstein, Ryan Winterstern et Ford Corbett
- Société de production : Tea Shop Productions, Arenamedia, Lovely Productions et Gramercy Park Media
- Société de distribution : The Jokers / Les Bookmakers (France), Stan (Australie), Roadside Attractions (États-Unis)
- Budget : N/A
- Pays de production :
Australie,
Irlande - Langue originale : anglais
- Format : couleur
- Genre : thriller psychologique
- Durée : 99 minutes
- Date de sortie[1] :
- France : (Festival de Cannes), (sur Paramount+)
- États-Unis : (en salles)
Distribution
- Nicolas Cage (VF : Dominique Collignon-Maurin) : le surfer[2]
- Julian McMahon (VF : Arnaud Arbessier) : Scally
- Nicholas Cassim (VF : Hervé Bellon) : le clochard
- Miranda Tapsell (en) (VF : Déborah Claude) : la photographe
- Alexander Bertrand (en) (VF : Jérémie Bédrune) : Pitbull
- Justin Rosniak (en) (VF : Vincent Ropion) : le policier
- Rahel Romahn (en) (VF : Nessym Guetat) : l'agent immobilier
- Finn Little (VF : Esteban Oertli) : l'enfant
- Charlotte Maggi (en) : Jenny
- Nina Young (VF : Marion Trintignant) : la promeneuse de chiens
Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[3]
Production
La participation de Nicolas Cage est annoncée en mai 2023[4]. Le film est une coproduction australo-irlandaise, regroupant Tea Shop Productions, Arenamedia, Lovely Productions et Gramercy Park Media, avec le soutien du programme gouvernemental australien Screenwest (en)[5].
En octobre et novembre 2023, Nicolas Cage tourne des scènes à Yallingup en Australie-Occidentale[6],[7],[8]. Les prises de vues ont également lieu à Margaret River, Busselton et Perth[9]. Le tournage s'achève en décembre 2023[5].
Sortie et accueil
Le film est présenté hors compétition en séance de minuit au Festival de Cannes 2024[10]. Durant cette séance, la séquence du rat provoque des rires dans la salle. À la fin de la projection, après une standing ovation de près de 6 minutes, Nicolas Cage, très touché, prend le micro et hurle « Mangez le rat !!! Manger le rat ! », en référence à cette séquence, sous les acclamations du public[11].
Dans Télérama, le film obtient la note de TT (« Bien »). Jérémie Couston écrit : « Avec ses cadrages audacieux, ces gros plans sur la faune et la flore — elles aussi comme liguées contre le héros —, ses flous psychédéliques et son humour désespérément noir, la mise en scène de Lorcan Finnegan lorgne ostensiblement [Réveil dans la terreur de Ted Kotcheff], bonne vieille série B des seventies[12]. » Josh Slater-Williams du site IndieWire lui donne un B-[13]. Xan Brooks du Guardian lui donne 4 étoiles sur 5[14].
Autour du film
- Il s'agit du dernier film où Nicolas Cage est doublé en français par Dominique Collignon-Maurin avant le décès de ce dernier en 2025.